Aicha Skandrani, photographe du Non visible

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Née sous des cieux où les secrets de la lumière sont indéfinissables, Aïcha SKANDRANI reconnaît devoir énormément à son pays natal car c’est cet amour de la lumière qui coule dans ses veines, lumière tant de la physé (nature en grec) que de la psyché (âme en grec). Elle tient donc avant tout à rendre hommage à son pays, à sa beauté et à la tolérance des Tunisiens ainsi qu’à l’arc-en-ciel des couleurs de la Mer Méditerranée, de ses horizons et de ses artistes et intellectuels du passé et du présent.

C’est donc cet espace privilégié où le soufisme a transformé les âmes , qui l’a nourri et qui a opéré les parcours initiatiques du voyage : elle a ainsi eu la chance de passer de La Marsa à Los Angeles où elle a eu la chance de fréquenter un milieu artistique sous les cieux bénis de La Californie , ville des anges perdus pour se retrouver à Toulouse , la ville rose , et enfin à Paris où de nouveau, avec son sens inné du relationnel, elle s’est intégrée dans un milieu culturel et artistique.

À l’âge de 17ans, quelque chose a bouleversé sa vie, et l’a même métamorphosée. Une prise de conscience menant à la certitude absolue que l’être ne voit pas tout, n’accède pas à tout et qu’il y a assurément un monde non perceptible à l’œil nu, accessible seulement à certaines personnes privilégiées.

Aïcha, munie de son appareil , est toujours en mouvement que ce soit à pied ou dans un moyen de transport (bus, avion …) pour piéger la lumière et ses mouvements et opérer la transition du voyage physique au voyage spirituel.

Elle est persuadée que la mort n’est qu’un passage ou plutôt un retour vers la Lumière, qui guide et aspire l’âme à une vitesse extraterrestre.

Son travail capture et libère une partie intime de son Moi et de son Émoi. Sa motivation, c’est sa foi qui réside dans le désir de capturer le monde non visible et d’éveiller une certaine spiritualité chez l’être humain.

Elle rêve aussi de combattre les aspérités des différentes voies qui s’offrent à elle en vue d'atteindre la Sagesse. Elle s’intéresse sans fanatisme à l’ésotérisme de l'esprit, à sa dimension cachée, refusant les vulgaires perceptions et appréhensions pour se sentir plus proche de l’ouverture sur une autre dimension ou d’autres dimensions qui lui permettraient de développer ses capacités perceptives assez rares aujourd’hui.

L'évolution de la spiritualité de nos jours est-elle un préalable à l'évolution d’une humanité qui a perdu son âme ?

Le plus important est de prendre conscience que Dieu n’a pas de religion, et qu’il demeure en premier lieu Amour. Pour cela, la grande affaire consiste à Faire la différence entre spiritualité et religions. De tout temps, les religions et les croyances ont existé du Mandala, au Shintoïsme, en passant par le Bouddhisme ou l’Indouisme.

Viennent ensuite le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. À la base, ces religions ont vu le jour pour corriger l’humanité et la guider vers la spiritualité et la générosité et non pour la diviser !

Aicha ne pense pas que Dieu-Amour approuve ces pratiques !

Tout un programme, le choc des civilisations n’existe que dans les têtes, il est temps de revenir à l’ ESSENTIEL: les coexistences n’en seraient que plus favorables avec une humanité libérée et réconciliée au-delà de toutes les intolérances, les exclusions, les génocides, les guerres . . .

élévation

la main de la Vie

Puissance

La Vie


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Aicha Skandrani photographe pour la paix des religions

source: lepost.fr

Publié par laurent