La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a expliqué que le gouvernement avait d'ores et déjà "doublé" cette semaine le nombre de centres: après 600 lundi et 900 mercredi, "1.167 centres sont ouverts samedi", a-t-elle précisé sur France-2 lors du journal de 13h.

"Nous avons également renforcé les équipes soignantes: 650 internes en médecine sont chaque jour dans les centres. A partir de la semaine prochaine, des médecins salariés de la médecine du travail" et "du service de santé des armées" seront mobilisés, a-t-elle déclaré.

D'après Mme Bachelot, les autorités disposent des "moyens humains" pour "dilater" leur "système": "médecins volontaires, infirmiers, élèves infirmières, médecins retraités". "J'en appelle d'ailleurs au volontariat de ceux qui veulent nous rejoindre", a-t-elle poursuivi, assurant que le directeur général de la santé Didier Houssin avait pu noter samedi matin dans un centre parisien que "le système de vaccination était en train de se fluidifier".

"Je pense que nous pourrons, en milieu de semaine prochaine, parer à ces réglages que nous devions faire cette semaine", a-t-elle ajouté, soulignant que le gouvernement mettait tout en oeuvre pour que la vaccination se passe dans les "meilleures conditions".

La ministre a par ailleurs réaffirmé que le gouvernement avait "besoin des généralistes pour prendre en charge les malades grippés qui vont être de plus en plus nombreux", et non pour vacciner. Les consultations supplémentaires liées à la grippe ont grimpé de 400.000 la semaine dernière à 730.000 cette semaine, a-t-elle avancé.

Revenant à la charge, le syndicat majoritaire chez les médecins généralistes, MG France, a souhaité dans un communiqué que les généralistes aient accès à des vaccins conditionnés sous forme de monodose qu'aurait reçus le gouvernement, "pour leurs patients les plus à risque et pour les plus d'un million de personnes isolées qu'ils sont souvent les seuls à voir et qui ne peuvent se déplacer".

Michel Chassang, président de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français), a également demandé la participation des cabinets au dispositif, qui irait sinon "droit dans le mur". Interrogé sur France-2, il a suggéré que les médecins soient payés par les caisses d'assurance maladie pour la vaccination, et non par les patients.

Les candidats à la vaccination doivent se renseigner sur les horaires d'ouverture avant de se rendre dans les centres par le biais du site Internet de leur préfecture, l'affichage local (mairie ou pharmacie) ou le numéro d'appel info-grippe (0.825.302. 302).

Afin de rendre le dispositif "plus fluide", il a été décidé d'organiser un pré-accueil à l'entrée des centres pour informer les personnes des "délais d'attente" et rappeler les conditions d'accès (population prioritaire).

Selon le gouvernement, le nombre de personnes vaccinées a été multiplié "par 10 en moins de deux semaines", passant 12.000 personnes le 12 novembre, jour du lancement de la campagne, à près de 120.000 le 25 novembre.

En marge du sommet du Commonwealth à Trinité-et-Tobago, le président Nicolas Sarkozy avait évoqué vendredi les difficultés de la vaccination, annonçant qu'"un plus grand nombre de centres" de vaccination allaient être ouverts en France.

D'après le dernier bilan de l'Institut de veille sanitaire (InVS), 76 personnes atteintes par la grippe A/H1N1 sont mortes en France métropolitaine depuis le début de l'épidémie. L'InVS a par ailleurs signalé vendredi l'identification en France de "mutations dans le génome du virus", décelées "chez deux patients qui, par la suite, sont décédés".

Selon l'Institut, "il s'agit d'une mutation récemment signalée dans d'autres pays européens", comme la Norvège et le Danemark. Chez l'un des patients, cette mutation s'accompagnait d'une autre "connue pour conférer une résistance à l'oseltamivir", le nom scientifique de la molécule du médicament antiviral Tamiflu. Interrogée samedi sur ces deux cas, Roselyne Bachelot s'est contentée de déclarer que "la meilleure prévention, c'est de se faire vacciner". AP

source: fr.news.yahoo.com

Publié par therese