Si des internautes ne disposant que d'un ordinateur et d'un cerveau ont pu en arriver à ces conclusions, qu'en est-il de nos gouvernants, qui disposent, eux, de moyens d'investigation considérables ?

Je me doute bien que diplomatiquement ils ne puissent pas aller crier l'affaire sur les toîts sans craindre l'ire de l'administration américaine et de leurs alliés de tous poils, anglais en tête. Non seulement ils ne l'ont pas fait, mais ils se sont servi des attentats pour renforcer la parano sécuritaire en sortant le plan vigipirate du chapeau dès qu'ils ont besoin de détourner l'attention.

Des scandales politiques pointent leur nez ? Hop, vigipirate lave plus blanc.

Des lois à voter visant à creuser la trop fameuse fracture sociale ? Bingo, vigipirate est là pour faire écran.

J'en arrive donc à cette triste conclusion :
Nos gouvernants sont complices de l'administration américaine, non seulement par omission, mais activement, en se servant de l'obsession sécuritaire créée par les attentats pour instaurer un climat de peur et de parano au sein même de notre société.

Reste bien sûr l'autre possibilité: ils sont complètement inconscients de la réalité des choses, ce qui n'est guère plus reluisant pour des personnages politiques censés représenter le peuple.

Qui ne dit mot consent.

(*) Je publierai un dossier sur ce sujet, vous pouvez faire vos propres recherches et tirer vous-mêmes les conclusions. Si j'ai réussi à le faire, tout le monde peut y arriver.

par Didier Erard