L Lorsqu'un Directeur départemental de la sécurité publique (le "big-boss" de la police) se déplace et prend autant de temps pour discuter avec des autorités locales, c'est, forcément, qu'il trouve les initiatives prises sur le territoire plutôt bonnes. En l'occurrence, c'est la cellule de veille, un outil qui a fait ses preuves sur le littoral, qui était, hier, au centre de toutes les attentions.

De Martigues aux Tamaris, en passant par La Couronne et Carro, Pascal Lalle a d'ailleurs pu apprécier à leur juste valeur, les nombreux atouts de la commune et la pertinence du travail mis en commun par les 17 partenaires-pompiers, police nationale, police municipale, gendarmes, services techniques, comités feux…- pour surveiller une commune aux contours atypiques et aux risques multiples. "Ce qui est intéressant de voir, c'est la façon dont est conduite cette expérience originale, soulignait le DDSP. Tout seul, chacun de son côté, personne n'est capable de tout résoudre. Là, avec cette cellule de veille, chacun apporte ses compétences pour oeuvrer à une meilleure surveillance et une meilleure sécurité du territoire."

Instaurée il y a six ans, cette commission se réunit une fois par semaine pour analyser les risques du moment, les moyens de prévention, de contrôle et de répression à mettre en oeuvre. Et pour Bernard Cincotta, médiateur de la Ville, "cette synergie, ça marche". Le cadre en veut pour preuve les nombreux efforts qui ont été effectués au cours des six dernières années. Face au directeur de la sécurité publique, il cite les actions de prévention menée autour des feux de forêts (notamment les opérations anti-barbecues sur le littoral et dans les forêts), le contrôle des jet-skis (une centaine de contraventions dressées l'an passé), les dispositifs permettant de protéger les espaces naturels face à l'afflux des gens du voyage sur des terres naturelles…

Un exemple à suivre

L'autre atout de Martigues c'est également de posséder, avec le commissaire-divisionnaire Marc Labadié, d'un officier du ministère public présent à demeure sur la commune. Ce dernier assure donc la politique de suivi des infractions répertoriées sur la commune, depuis le tribunal de police de Martigues. "C'est ce qui fait notre force", résume d'ailleurs le commissaire. Pascal Lalle est reparti sur Marseille favorablement impressionné par ce qu'il a pu voir et entendre. Pour lui, pas de doute: "ce type d'initiative pourrait être adaptée à d'autres communes."

A une nuance près: dans le département, peu de villes cumulent autant de situations de risques. Car des accidents de noyade au risque industriel, en passant par les feux de forêts, les inondations, le transport des matières dangereuses mais aussi le banditisme ou les simples troubles de voisinages, difficile, effectivement, de faire plus diversifié en la matiè

source: laprovence.com

Publié par envoyespecial