Eh bien, si ce jour vient pour moi, j'aimerais m'assurer que je comprends exactement ce que tu es en train d'affirmer. Alors, j'aimerais revenir à autre chose, une seule fois. Je sais que tu l'as dit plus d'une fois, mais je veux vraiment m'assurer de bien saisir. Ma compréhension s'avère-t-elle juste : dès que nous atteignons cet état d'Unité que plusieurs appellent nirvana - dès que nous retournons à la Source - nous n'y demeurons pas ? La raison pour laquelle je te le redemande, c'est que cela semble aller à l'encontre de ma compréhension de bien des enseignements ésotériques et mystiques orientaux.

Demeurer dans l'état de sublime vacuité, ou unité avec le Tout, rendrait impossible le fait d'y être. Comme Je viens de l'expliquer, ce qui est ne peut être, sinon dans l'espace de ce qui n'est pas. Même la béatitude totale de l'Unité ne peut être ressentie en tant que «béatitude totale», à moins qu'il n'existe quelque chose de moins que la béatitude totale. Alors, il a fallu créer quelque chose de moins que la béatitude totale de l'Unité totale - et il a fallu le créer continuellement.

Mais lorsque nous sommes dans cette béatitude totale, quand nous nous sommes à nouveau fondus dans l'Unité, lorsque nous sommes devenus chaque chose/aucune chose, comment pouvons-nous même savoir que nous existons ? Puisque nous ne pouvons faire l'expérience de rien d'autre... je ne sais pas. Je n'ai pas l'impression de comprendre. Je n'ai pas l'impression de savoir comment m'y prendre avec cette question.

Tu décris ce que J'appelle le divin dilemme. C'est le dilemme que Dieu a toujours eu - et que Dieu a résolu par la création de ce qui n'était pas Dieu (ou de ce qui croyait ne pas être Dieu). Dieu a donné - et donne encore, à chaque instant - une partie de lui-même à l'expérience moindre de ne pas se connaître, afin que le reste de cela puisse se connaître en tant que qui et ce qu'il est vraiment. Par conséquent, «Dieu donna Son seul fils, afin que vous puissiez être sauvés». Tu vois maintenant d'où est née cette mythologie.

Je crois que nous sommes tous Dieu - et que nous sommes constamment, chacun de nous, en transition de la connaissance à l'inconnaissance, puis de retour à la connaissance, de l'être au non-être, puis à nouveau à l'être, de l'Unité à la séparation, puis à nouveau à l'Unité, en un cycle sans fin. C'est le cycle de la vie - ce que tu appelles la Roue cosmique.

Exactement. Précisément. C'est bien dit.

Mais avons-nous tous à retourner au niveau zéro ? Avons-nous tous à recommencer complètement ? À retourner au début ? À retourner à la case départ ? Ne passez pas «Go», ne ramassez pas 200 $ ? Fait référence ici au jeu de Monopoly

Vous n'avez rien à faire. Pas dans cette vie-ci ni dans aucune autre. Vous aurez le choix - toujours, vous pourrez choisir librement - d'aller partout où vous le voulez, de faire tout ce que vous voulez, dans votre recréation de l'expérience de Dieu. Vous pouvez passer à n'importe quel point de la Roue cosmique. Vous pouvez «revenir» sous la forme de qui vous voulez, ou dans la dimension, la réalité, le système solaire ou la civilisation de votre choix. Certains de ceux qui ont atteint le lieu d'union totale avec le Divin ont même choisi de «revenir» en tant que maîtres illuminés. Eh oui ! certains étaient des maîtres illuminés lorsqu'ils sont partis et ont ensuite choisi de «revenir» en tant qu'eux-mêmes. Tu dois sûrement être au courant des récits sur des gourous et des maîtres revenus à plusieurs reprises dans votre monde, se manifestant dans des apparitions répétées tout au long des décennies et des siècles. Vous avez une religion entière fondée sur un tel récit. Elle s'appelle l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours et elle est fondée sur le récit de Joseph Smith selon lequel l'être appelé Jésus est revenu sur Terre plusieurs siècles après son départ supposément «final», apparaissant cette fois aux États-Unis. Alors, tu peux revenir à n'importe quel point de la Roue cosmique qu'il te plaira.

Mais même cela, ce pourrait être déprimant. N'arrive-t-on jamais à se reposer ? N'arrive-ton jamais à rester dans le nirvana, à y demeurer ? Sommes-nous condamnés à jamais à ce «va-et-vient» - à ce tapis roulant d'apparitions et de disparitions ? Sommes-nous dans un voyage éternel vers nulle part ?

Oui. C'est la vérité la plus grande. II n'y a nulle part où aller, rien à faire, et personne à «être», sinon exactement qui tu es à cet instant. La vérité, c'est qu'il n'y a pas de voyage. Tu es à cet instant même qui tu cherches à être. Tu es à cet instant même là où tu cherches à aller. C'est le maître qui sait cela, et ainsi, qui met fin à la lutte. Et ensuite, le maître cherche à t'aider à mettre fin à ta lutte, tout comme tu chercheras à mettre fin à la lutte des autres lorsque tu atteindras la maîtrise. Mais ce processus - cette Roue cosmique - n'est pas un déprimant tapis roulant. C'est une réaffirmation glorieuse et continue de l'absolue magnificence de Dieu, et de toute la vie - et ce n'est absolument pas déprimant.

Mais ça me semble l'être encore.

Permets-moi de voir si Je peux t'amener à changer d'idée. Aimes-tu le sexe ?

Je l'adore !

La plupart des gens aussi, sauf ceux qui s'en font des idées très bizarres. Si Je te disais qu'à partir de demain, tu pourras faire l'amour avec chaque personne envers laquelle tu ressens de l'attirance et de l'amour. Cela te rendrait-il heureux ?

Cela irait-il à l'encontre de leur volonté ?

Non. Je ferais en sorte que chacune des personnes avec lesquelles tu veux célébrer ainsi l'expérience humaine de l'amour le veuille. Elles ressentiraient toutes beaucoup d'attirance et d'amour pour toi.

Super ! Eh... d'accooord !

À une seule condition : Tu dois t'arrêter entre l'une et l'autre. Tu ne peux tout simplement pas passer de l'une à l'autre sans interruption.

À qui le dis-tu !

Pour faire l'expérience de l'extase de ce genre d'union physique, tu dois également faire l'expérience de ne pas être en union sexuelle avec quelqu'un, ne serait-ce que pour une courte période.

Je vois où tu veux en venir.

Oui, même l'extase physique ne serait pas l'extase s'il n'y avait pas un moment sans extase. C'est aussi vrai en ce qui concerne l'extase spirituelle. Il n'y a rien de déprimant dans le cycle de la vie. II n'y a que de la joie. Tout simplement de la joie, et encore de la joie. Les véritables maîtres ne manquent jamais de joie. Tu trouveras peut-être souhaitable de rester alors au niveau de la maîtrise. Ainsi, tu pourras entrer dans l'extase et en sortir sans cesser d'être joyeux. Tu n'as pas besoin de l'extase pour être joyeux. Tu es joyeux du simple fait de savoir que l'extase existe.

...

Le processus dont nous parlons ici, c'est l'évolution. L'autocréation et l'évolution. Et l'évolution fonctionne dans un sens. Vers le haut. Toujours vers le haut. Le plus grand désir de l'âme est de faire l'expérience d'aspects de plus en plus élevés d'elle-même. Ainsi, elle cherche à monter, et non à descendre, dans l'échelle de l'évolution, jusqu'à ce qu'elle fasse l'expérience de ce qu'elle a appelé le nirvana - l'Unité totale avec le Tout. C'est-à-dire avec moi.

Mais si l'âme désire des expériences de plus en plus élevées d'elle-même, pourquoi se donnerait-elle la peine de revenir sur terre en tant qu'être humain ? Cela ne peut certainement pas être un pas «vers le haut» ?

Si l'âme retourne à la forme humaine, c'est toujours dans le but de poursuivre l'expérience et, ainsi, d'évoluer davantage. II y a plusieurs niveaux d'évolution observables et démontrés chez les humains. On pourrait revenir pendant plusieurs vies - plusieurs centaines de vies - et continuer d'évoluer vers le haut. Mais le mouvement vers le haut, le plus grandiose désir de l'âme, ne s'atteint pas par un retour à une forme de vie inférieure. Ainsi, un tel retour ne se produit pas. Pas avant que l'âme n'atteigne l'ultime réunion avec tout ce qui est.

Cela doit signifier que de «nouvelles âmes» arrivent tous les jours dans notre système, en prenant des formes de vie inférieures.

Non. Chaque âme qui a jamais été créée l'a été en même temps. Nous sommes tous ici maintenant. Mais, comme Je l'ai déjà expliqué, lorsqu'une âme (une part de moi) atteint l'ultime accomplissement, elle a l'option de «recommencer», de «tout oublier» pour tout se rappeler à nouveau et se recréer à neuf une fois de plus. Ainsi, Dieu continue de refaire l'expérience de lui-même. Les âmes peuvent également choisir de se «recycler» à travers une forme de vie particulière, à un certain niveau, aussi souvent qu'elles le désirent. Sans réincarnation - sans la capacité de retourner à une forme physique -, l'âme aurait à accomplir tout ce qu'elle cherche à accomplir en une seule vie, ce qui est un milliard de fois plus court qu'un clin d'oeil sur l'horloge cosmique. Alors, oui, bien sûr, la réincarnation est un fait. Elle est réelle, elle a un but et elle est parfaite.

D'accord, mais il y a une chose à propos de laquelle je suis confus. Tu as dit que le temps n'existe pas ; que toutes les choses sont en train de se produire maintenant. Est-ce exact ?

Oui.

Et ensuite, tu as sous-entendu - comme dans le tome 2, où tu as traité ce sujet en détail - que nous existons «tout le temps» à des niveaux différents, ou à divers points, dans le continuum espace-temps.

C'est vrai.

D'accord, mais maintenant, voici où ça devient dément. Si l'un des «moi» du continuum espace-temps «meurt», puis revient ici en tant qu'une autre personne... alors... alors, qui suisje ? Je devrais exister en tant que deux personnes à la fois. Et si je continuais de faire cela durant toute l'éternité - et tu dis que je le fais -, alors je suis cent personnes à la fois ! Mille. Un million. Un million de versions d'un million de gens à un million de points du continuum espace-temps.

Oui.

Je ne comprends pas cela. Mon esprit ne peut pas saisir cela.

En fait, tu t'en es bien tiré. C'est là un concept très avancé.

Mais... mais... si c'est vrai, alors «je» - la part de «moi» qui est immortelle - dois être en train d'évoluer d'un milliard de façons différentes sous un milliard de formes diverses, à un milliard de points données de la Roue cosmique dans l'éternel instant présent.

Encore juste. C'est exactement ce que je fais.

Non, non. Je disais que c'est ce que je dois être en train de faire.

Encore juste. C'est ce que je viens de dire. Non, non, j'ai dit...

Je sais ce que tu as dit.

Et c'est exactement ce que Je t'ai dit. La confusion tient au fait que tu crois

encore que nous sommes plus d'un, ici.

Ce n'est pas le cas ?

Nous n'avons jamais été plus d'un, ici. Jamais. Viens-tu tout juste de t'en apercevoir ?

Tu veux dire que je viens de me parler à moi-même, ici ?

Quelque chose comme ça.

Tu veux dire que tu n'es pas Dieu ?

Ce n'est pas ce que J'ai affirmé.

Tu veux dire que tu es Dieu ?

C'est ce que j'ai dit.

Mais si tu es Dieu et tu es moi, et que je suis toi - alors... alors... je suis Dieu !

Tu es Dieu, oui. C'est juste. Tu piges totalement. Mais je ne suis pas seulement Dieu - je suis aussi tous les autres.

Oui.

Mais cela veut-il dire que personne, et rien d'autre, n'existe à part moi ?

N'ai-je pas dit : mon père et moi ne faisons qu'Un ?

Oui, mais...

Et n'ai-je pas affirmé aussi : nous ne faisons tous qu'Un ?

Oui. Mais je ne savais pas que tu l'entendais littéralement. Je croyais que tu parlais au sens figuré. Je croyais que c'était davantage un énoncé philosophique, et non l'affirmation d'un fait.

C'est l'énoncé d'un fait. Nous ne faisons tous qu'Un. C'est ce qu'on entend par «chaque fois que vous ferez quelque chose au plus petit d'entre eux... c'est à moi que vous le ferez». Comprends-tu, maintenant ?

Oui.

Ah, enfin ! Tout de même !

Pardonne-moi de remettre cela en question, mais... quand je suis avec d'autres - ma conjointe ou mes enfants -, j'ai l'impression d'être séparé d'eux ; qu'ils sont autres que «moi».

La conscience est une chose merveilleuse. Elle peut se diviser en mille morceaux. Un million. Un million multiplié par un million. Je me suis divisé en un nombre infini de «morceaux» - afin que chaque «morceau» de moi puisse se regarder et voir la merveille de qui et de ce que Je suis.

Mais pourquoi ai-je à traverser cette période d'oubli, d'incrédulité ? Et même maintenant, je n'y crois pas totalement ! Je suis encore accroché à l'oubli.

Ne sois pas si dur envers toi-même. Cela fait partie du processus. C'est bien, si cela se produit ainsi.

Alors, pourquoi me dis-tu tout cela maintenant ?

Parce que tu commençais à ne pas t'amuser. La vie commençait à ne plus être joyeuse. Tu commençais à être tellement pris dans le processus que tu oubliais que ce n'était qu'un processus. Alors, tu m'as appelé. Tu m'as demandé d'aller vers toi ; de t'aider à comprendre ; de te montrer la vérité divine ; de te révéler le plus grand secret. Le secret que tu t'es caché à toi-même. Le secret de QUI TU ES. Alors, Je l'ai fait. Une fois de plus, on t'a amené à te rappeler. Est-ce que ce sera important ? Cela changera-t-il ta façon d'agir demain ? Cela t'incitera-t-il à voir les choses différemment ce soir ? Vas-tu à présent guérir les douleurs des blessés, calmer l'anxiété des individus apeurés, répondre aux besoins des pauvres, célébrer la magnificence des accomplis et voir la vision de moi partout ? Ce dernier rappel de la vérité transformera-t-il ta vie et te permettra-t-il de changer la vie des autres ? Ou bien retourneras-tu à l'oubli ; retomberas-tu dans l'égoïsme ; retourneras-tu, pour y résider à nouveau, à la petitesse de ce que tu croyais être avant cet éveil ? Qu'est-ce que ce sera ?

source: eco-bio.info
Publié par un frère