Le service national de santé (NHS) de Coventry a déclaré qu'il se donnait deux jours pour former les équipes de vaccination aux réponses à apporter concernant la sécurité de cette vaccination. « Nous espérons reprendre le programme dans les jours qui viennent », a déclaré le NHS.

La jeune Natalie Morton est morte à l'hôpital lundi, quelques heures après avoir reçu le vaccin Cervarix, un vaccin qui protège contre deux souches du papillomavirus humain à l'origine du cancer du col de l'utérus. Elle avait été vaccinée dans son collège de Coventry.

La jeune fille apparaissait en bonne santé avant l'injection. Caron Grainger, qui dirige le conseil de santé publique de Coventry, a déclaré qu'une autopsie allait être pratiquée à la recherche d'un lien éventuel entre la vaccination et le décès. Les autorités sanitaires ont par ailleurs annoncé avoir mis en quarantaine le lot de vaccins distribués au collège.

De son côté la principale du collège, Julie Roberts, a fait savoir que d'autres jeunes filles s'étaient senties mal après la vaccination, certaines ayant été renvoyées chez elles.

Le vaccin contre le cancer du col de l'utérus est couramment administré à des millions de jeunes filles en Europe et aux États-Unis. Aucun problème lié à sa sécurité n'a encore été rapporté.

« Comme dans toute intervention médicale [...] on peut, exceptionnellement, voir des effets tragiques », a déclaré le professeur Malcolm McCrae, virologue de l'Université de Warwick. « Mais dans l'ensemble, il s'agit d'un vaccin bien testé qui a été produit en réponse à un problème de santé grave, le cancer du col de l'uterus, une maladie responsable de près de 1 000 morts annuelles aux Royaume-Uni », a-t-il dit.

Le docteur Pim Kon, directeur médical de GlaxoSmithKline au Royaume-Uni, qui fabrique Cervarix, a déclaré qu'il travaillait avec le ministère de la Santé pour étudier le cas.

Le programme de vaccination contre le cancer du col de l'uterus a provoqué une polémique en Grande-Bretagne lors de son entrée en vigueur. Des détracteurs du programme ont déclaré redouter qu'il n'incite les jeunes filles à devenir sexuellement actives plus jeunes. AP

The Associated Press - 29/09/2009 à 15:58 - 382 mots Santé

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source: latribune.fr

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