On sait peu de chose sur ce musicien, et même le lieu de sa naissance et celui de sa formation sont l’objet de controverses[1]. Certains pensent qu’il est né à Pomposa et serait entré très jeune dans l'abbaye de cette localité où il aurait reçu sa première formation musicale[2]. D’autres sont d’avis qu’il serait originaire d’Arezzo[3] et qu’il aurait reçu sa première instruction musicale dans la cathédrale de cette ville dont il aurait été cantor, avant d'entrer à l’abbaye bénédictine de Pomposa, célèbre en tant que foyer musical. Son séjour dans cette abbaye n’est contesté par aucun biographe[1]. C’est là que, constatant les difficultés éprouvées par les moines à mémoriser exactement le plaint-chant, il aurait eu l’idée d’une méthode pédagogique qui leur aurait permis d’apprendre les morceaux beaucoup plus rapidement, méthode qui se serait répandue dans le nord de l’Italie.

Expulsé du monastère de Pomposa pour des raisons obscures, peut-être pour avoir refusé de se plier à l’orthodoxie musicale du lieu, il est ensuite l’hôte de l'évêque Théobald, à Arezzo[1]. Logé à l’évêché, il est chargé de la direction de l’école de musique de la cathédrale[1]. Jusqu'à cette époque, la musique se transmettait uniquement oralement, et constatant la corruption inévitable des morceaux transmis aux élèves par des maîtres qui ne pouvaient s’appuyer que sur une mémoire parfois défaillante, Guido continua à développer ses recherches en matière de pédagogie musicale, jetant les bases de la notation moderne sur portée et du solfège. Œuvres [modifier]

* Micrologus (vers 1025 ou 1026). Il s'agit de l'un des plus gros traités du Moyen Âge. Il est destiné aux maîtres et aux experts et non aux simples chantres. * Regulæ rythmicæ Synthèse du précédant, destinée à l'enseignement. * Prologus in Antiphonarium Explication technique de la notation sur portées. * Epistola ad Michaelem Ce livre contient des éléments biographiques et une explication de sa méthode pour apprendre le chant.

On lui attribue parfois la main guidonienne sur laquelle sont placées les claves, et qui, dans le domaine du solfège, équivalait à un instrument de musique — elle permettait de visualiser plus facilement les intervalles et de jouer de la musique, même sans instrument.

Professeur de musique et grand pédagogue, il est à l'origine du système occidental de dénomination des notes de musique.

Guido d'Arezzo a également apporté sa contribution à la traduction des mélodies au moyen de son invention nommée « hexacorde », ancêtre de la portée actuelle, où chaque note avait une position absolue et non plus relative comme dans les neumes. Nom des notes [modifier]

Pour nommer les six degrés de son hexacorde, Guido d'Arezzo a utilisé les premières syllabes d'un chant religieux latin, l'Hymne à saint Jean-Baptiste, dont le texte est attribué à Paul Diacre (en latin Paolus Diaconus).

Ut queant laxis Resonare fibris Mira gestorum Famuli tuorum, Solve polluti Labii reatum, Sancte Ioannes.

Traduction : « Afin que tes serviteurs puissent chanter à gorge déployée tes accomplissements merveilleux, ôte le pêché de leurs lèvres souillées, saint Jean. ».

en notation Pneumatique en notation moderne UtQueantLaxis-Arezzo.svg UtQueantLaxis-Arezzo-modern.svg

La première syllabe de chaque vers correspond à une note de la gamme (qui monte du do au si). À l'époque, la notation de Guido d'Arezzo ne comportait que quatre lignes, et le si n'a été ajouté qu'à la fin du XVIe siècle par Anselme de Flandres. Enfin, pour faciliter la vocalisation, ut a été remplacé par do au cours du XVIIe siècle par Giovanni Battista Doni. Voir aussi

source: fr.wikipedia.org

Publié par sunlightwalkin