Tous les livres ont-ils été découverts en inde ?

Nous en avons découvert quatre en Inde et le cinquième y est également. Par ailleurs, nous avons trouvé des ruines de cités en Alaska, mais guère plus. Près de l’embouchure de la rivière McKenzie nous avons creusé et mis au jour des ruines de cités. Ce peuple connaissait l’art de tailler la pierre, comme en témoignent les sculptures dans les mures des bâtiments, de même que le peuple appartenant à la civilisation sur laquelle nous travaillons dans le désert de Gobi. Nous n’avons pas trouvé de vestiges en Alaska faute d’avoir pu y poursuivre notre recherche, mais nous avons découvert des documents dans le désert de Gobi, qui indiquent les lieux où étaient dissimulés les livres. Li nous a fallu doue ans dans le désert de Gobi après le début de la première fouille, pour localiser le premier caveau, puis encore un peu plus de quatre ans pour en situer trois autres. Ils sont en bon état de conservation.

Pourriez-vous nous parler des apparitions et disparitions de Maîtres et de l’aide qu’ils vous ont apportée dans votre travail ?

Elles ont été nombreuses. Bien que je n’en connaisse pas le fonctionnement, ces apparitions et disparitions n’ont rien de mystérieux, comme je le pensais au départ. Durant les trois ans et demi passés en compagnie des Maîtres, ces expériences m’ont profondément marqué. Je ne peux vous expliquer précisément ce que je ne comprends pas moi-même. A plusieurs reprises, alors que nous nous trouvions loin de notre source d’approvisionnement, nous nous installions pour le repas et la nourriture apparaissait devant nous. Nous pensions cependant que nous ne devions pas dépendre de cette aide. Les Maîtres nous avaient fréquemment indiqué l’emplacement des ruines et des vestiges des civilisations anciennes. Si nous avions compté seulement sur les informations qu’ils nous donnaient, nous n’aurions rien appris de la méthode qui permet de localiser les ruines et les documents. Nous avons donc choisi de continuer nos investigations qui se sont révélées tout aussi fructueuses. Aujourd’hui, nous utilisons davantage l’enseignement de nos Maîtres, et notre travail avance beaucoup plus rapidement. Malgré tout, nous ne comptons pas sur eux pour nous approvisionner. Nous emportons une réserve de nourriture que nous faisons durer le plus longtemps possible. Ais ayant été si souvent ravitaillés, nous ne craignons pas qu’elle s’épuise. Nous transportons notre réserve d’eau à dos de chameau sur cinq cent soixante kilomètres. L’éloignement de ce lieu l’a préservé du vandalisme Il est difficile de vous décrire les Maîtres autrement que par les actes extraordinaires qu’ils accomplissent. Lorsque ‘une chose doit aboutir, ils apparaissent et agissent. Quand nous nous retrouvons devant un fleuve apparemment infranchissable, ils e présentent et le traversent marchant sur l’eau. Cet acte n’a pour eux rien d’un miracle, il obéit à un principe strict, qu’ils appliquent instantanément et sans prononcer un seul mot. Je possède une photographie montrant six hommes qui marchent sur l’eau et un septième qui s’avance sur le fleuve.

Vous trouviez vous avec Emi et Jast quand ils ont traversé la forêt en flammes ?

Oui. C’est la seule expérience marquante dont je n’ai pas de photographie. Nous n’étions que trois. Même si j’avais eu un appareil, je crois que je n’aurais pas songé à prendre une photo. Quand je me suis avancé entre ces deux hommes, une grande voûte s’est ouverte à travers le feu. S’il me restait un doute, il s’est évanoui. Cela s’est passé en 1895.

Pouvez vous nous parler du temple de la guérison ?

Ce temple ouvert comporte huit grandes voûtes surmontées d’un dôme immense. Nous n’avons jamais vu personne y officier, ni entendu parler de son pourvoir de guérison. Or il suffit d’y pénétrer pour ressentir un bienfait évident. Je ne prétends pas que tout le monde en ressorte guéri, mais j’ai assisté à de nombreux miracles. Un jour un homme allongé sur un brancard fuit conduit dans le temple, au stade terminal d’une maladie qu’on appelle la malade de la pierre. Tous ses muscles s’étaient transformés en os, il demeurait immobile. Au bout de quarante cinq minutes, il se leva du brancard et sorti du temple, complètement guéri. Il se joignit à notre groupe. Au autre jour, on amena un petit musulman âgé de quatre ans ; cet enfant aurait pu tenir dans mes deux mains et son corps semblait aussi léger qu’un plume. A peine vingt minutes plus tard, il descendit des bras de sa mère et sorti en courant du temple, cette dernière avait peine à le reconnaître. Ses formes s’étaient modifiées, sa chair avait grossi, forci sous mes yeux. Je l’ai photographié avant et après sa guérison.

Voulez-vous nous raconter comment vous avez essayé de chanter Hail ! Hail ! Hail ! The gang’s all here ! (« Salut, salut, toute la bande est là ! ») à l’intérieur du temple ?

J’avais entendu dire qu’il était impossible d’émettre un son discordant dans le temple. J’essayais de chanter Hail ! Hail ! Hail ! The gang’s all here ! mais aucun son ne me parvint. Ensuite, je chantais seulement Hail, Hail, Hail, les mots retentirent comme s’ils étaient amplifiés mille fois.

Combien de temps faut-il pour aller visiter ce temple ?

Vous devez d’abord vous rendre à Calcutta, puis parcourir environs douze cent quatre vingt kilomètres pour atteindre ce sanctuaire, dont quatre cent au moins à pied. Les pèlerins prennent leur temps et vivent des produits de la campagne. Cela leur prends en général seize ou dix-sept mois. Un jour, ce temple sera peut être accessible par avion.

Treize leçons sur la vie des maîtres (Le véritable enseignement de Jésus et des sages d’Extrême-Orient)

P(220-223) - Baird T. Spalding - Editions J’ai lu


Note de l'éditeur

L'auteur, M. Spalding est décédé dans les années cinquante ainsi que M. Devorss, son éditeur, qui le connaissait personnellement. Ceux qui ont participé au voyage en Inde ont également disparu. Il ne subsiste aucun témoin direct de la vie et du travail de M. Spalding. Ses livres constituent à présent notre unique source d'information. A notre connaissance, aucune carte n'a été dressée du long du périple en inde et il n'existe aucune photographie. nous avons à plusieurs reprises essayé de retrouver des documents ou des films relatant cette extraordinaire expérience, en vain. nous regrettons sincèrement de ne pouvoir vous fournir d'informations supplémentaires sur la vie de M. Spalding.

DeVorss and Company

par m