L'énergie de la personne laisse place complètement à l'énergie extérieure. L'état dans lequel elle se trouve alors est à rapprocher de la transe, mais avec une différence. La personne est consciente de l'adombrement, alors que, dans la transe, la conscience ordinaire disparaît. Le manteau de Bouddha est présent au début de façon inter-mittente et, quand il arrive sur nos épaules, sur nos bras, il est ressenti comme une énergie mystique qui nous envahit, comme une grande lumière violette spirituelle, du mysticisme le plus complet, qui nous adombre. Elle ne correspond pas encore au contact avec des êtres de lumière, mais en constitue les prémices. Déjà à travers ce manteau de Bouddha il est possible de faire appel à certaines énergies archétypielles, à certaines énergies indifférenciées, non humaines, qui se situent au-delà de l'humain et au-delà même des anges. Il est possible d'adombrer avec ce manteau en faisant appel par exemple à certaines énergies comme celles des archanges Michaël, Gabriel, Uriel et Raphaël, chacune de ces énergies étant très particulière. Au bout d'un certain laps de temps, quand ce manteau de Bouddha est présent de façon presque constante, la sixième étape peut enfin arriver. Elle correspond à un processus de génération au niveau éthérique, que nous retrouvons là encore au niveau des représentations dans les églises et dans la tradition judéo-chrétienne, à savoir les anges, à savoir ces personnages avec des ailes. En effet, après son manteau de Bouddha, l'être humain va recevoir une paire d'ailes. Il va ressentir dans son dos, entre les omoplates, et parfois même de façon visible, une paire d'ailes. C'est d'abord une sensation de chaleur dans le dos, quelque chose qui nous pousse en avant, puis une certaine pesanteur. Ces ailes, bien entendu, ne sont pas physiques mais éthériques et un clairvoyant peut les apercevoir dans le dos de cette personne, soit pliées, soit dépliées. D'ailleurs, le processus de lévitation qu'ont présenté certains saints est nécessairement en rapport avec la présence de ces ailes. Au fur et à mesure du temps qui passe, l'être humain qui les possède va être capable de les mouvoir et de créer une espèce de grand courant d'air qui lui donne l'impression que des énergies, qu'une énergie fraîche, que l'on pourrait qualifier de tout amour, circule dans la pièce. Ceux qui sont présents peuvent aussi la res-sentir. A ce moment-là, cet être possède déjà un rayonnement très im-portant. Il est capable, dans certains cas et par sa seule présence, en étant donc un catalyseur, de permettre au plan de lumière, c'est-à-dire à ces êtres qui évoluent au-delà du mental, au-delà des limites de l'incarnation, de se manifester. Cet être qui a franchi cette sixième étape, la constitution des ailes, voit son corps de lumière, c'est-à-dire cette blancheur im-maculée, qui peut s'étendre bien au-delà des limites habituelles de l'oeuf astral, qui peut aller jusqu'à deux ou trois mètres, devenir de plus en plus brillant. Cette personne, en se centrant en elle-même, en se centrant dans son âme, a la possibilité, sans avoir besoin de vouloir envoyer, d'irradier une énergie. (Ce qui se passe ici diffère de la première étape, quand l'être se focalisait sur le troisième oeil pour envoyer par lui des énergies.) Et les irradiations vont partir comme des éclairs de lumière autour de la tête, tels qu'ils sont aussi représentés sur certaines images religieuses où l'on voit non plus l'auréole des saints, mais des éclairs de lumière qui irradient bien au-delà de la tête.Celui qui reçoit cette énergie, si sa longueur d'ondes n'est pas trop éloignée du Divin, ne serait-ce que par son aspiration ou par l'orientation de son mental, va ressentir cette énergie et la vivre comme une lumière, une lumière qu'il ne faudrait bien sûr pas assimiler à l'être qui est en face de lui, mais simplement à la gloire du Père qui est en lui. Vient enfin la septième et dernière étape, que Sri Aurobindo a appelée l'illumination du supramental, qui correspond à la descente des énergies cosmiques. Ces énergies qui arrivaient par le septième chakra et rejoignaient le sixième chakra dans la troisième étape descendent maintenant en arrière, le long de la colonne vertébrale, palier par palier, c'est-à-dire vertèbre après vertèbre, jusqu'au niveau du sacrum.. Ces énergies descendantes que les Hindous appellent la shakti, ces énergies de la divine Mère et du Père, se frayent un passage par l'intermédiaire d'un gros canal éthérique médian qui suit l'axe de la colonne vertébrale, la sushumna. Pendant cette descente, un certain nombre de souffrances peu-vent apparaître chez l'être qui possède ce corps de lumière. Ces énergies sont en effet purificatrices et réalisent en l'être la purifi-cation des derniers défauts, des derniers éléments karmiques et purifient complètement le corps. Quand elles arrivent au niveau du sacrum, là où gît, lovée sur elle-même cette force connue sous le nom de kundalini, elles provoquent son allumage et sa remontéee le long de la colonne vertébrale. Le chemin inverse se fait alors et l'être a à ce moment-là complètement constitué son corps de lumière. Il a désormais toutes les possibilités, il n'existe plus de limites pour lui, sauf celles qu'il s'est fixées.

par sunlightwalkin