Au bout d'un certain temps, toujours très variable selon les in-dividus, ce sifflement d'oreille devient bilatéral. Il est plus fort lors des méditations, plus fort lors de contacts plus importants avec l'âme, plus fort aussi lorsque la joie est dans le coeur. Déjà, quand cette deuxième étape est intégrée, se manifestent à des moments privilégiés comme une méditation, ou parfois dans un acte de la vie quotidienne, des sentiments de paix, de joie profonde, voire d'extase. Un courant d'air, une énergie fraîche parcourent l'échine et les membres. Nous nous sentons pris dans un tourbillon d'amour incroyable, nous avons l'impression de fusionner avec l'univers entier, surtout avec notre propre intérieur, notre vraie réalité transcendante. Au bout d'un autre laps de temps survient la troisième étape: le septième centre d'énergie majeur de l'être humain s'ouvre, celui que les Hindous appellent le sahasrara, le lotus aux cent mille pétales, ce centre d'énergie qui est situé au sommet du crâne. Les perceptions énergétiques au niveau de la tête se modifient alors. Le chant de l'âme est plus présent que jamais. Au bandeau du front s'ajoute un autre bandeau qui part du septième chakra et rejoint le troisième oeil en avant. L'énergie de la conscience bouddhique du troisième oeil rejoint l'énergie du Père, c'est-à dire le Divin. Le sixième et le septième chakras sont enfin reliés pour la même gloire. L'être humain ressent des vibrations qui varient selon les jours et les moments de l'année, selon les énergies qui sont déversées par les maîtres des rayons sur la Terre. Lors de certaines fêtes religieuses comme la Pâque, qu'elle soit juive ou catholique, comme l'Ascension aussi, les énergies deviennent particulièrement puissantes au sommet du crâne. Quelque chose pénètre, irradie dans tout l'être. Cette troisième étape correspond donc à l'activation du sommet du crâne et à la réception des énergies cosmiques. Quand l'énergie du septième chakra a rejoint celle du sixième chakra, quand les deux bandeaux sont sur la tête, la couronne de gloire peut se constituer. Elle n'est rien d'autre que cette auréole dorée que nous voyons au niveau de la tête des saints sur les vitraux ou sur les icônes. Cette auréole dorée signifie l'illumination du mental. L'être humain a la possibilité de comprendre la quatrième étape, la dimension d'amour universel. Il a accès au mental supérieur. Le quatrième niveau de conscience, qui correspond au corps mental, est subdivisé en deux parties, celle qu'on appelle classi-quement le mental inférieur (la raison raisonnante ou encore l'intellectualisme), puis le mental supérieur (l'intelligence dans son sens archétypiel, qui vient du latin intelligare, c'est-à-dire la possibilité de relier des choses et non plus de les analyser). Quand l'auréole du saint apparaît (il ne s'agit là que d'une analogie, cela ne veut pas dire que l'être qui la porte est un saint), le mental est connecté avec le mental universel et c'est dans un mental universel, supérieur, que se trouvent les archétypes, arché-types qui ont été si bien décrits par STEINER. C'est le monde où il est possible de puiser à la source de la connaissance. C'est aussi sur ce plan du mental supérieur que peuvent se manifester les êtres de lumière .Ces êtres, humains ou non humains, ont dépassé de loin notre stade d'évolution ici-bas et, ayant constitué leur corps de lumière, en tout cas pour ceux qui étaient humains il y a bien longtemps, ne peuvent de ce fait plus descendre sur le plan émotionnel ni sur le plan éthérique, et encore moins sur le plan physique de l'être. Ils ne peuvent qu'approcher les humains à travers le mental supérieur, plan clos archétype. Comme nous le verrons dans la réception de leurs messages, la transcendance du mental, c'est-à-dire l'accès au mental supérieur, est une condition indispensahle à la réception de messages véridiques et réels. Lorsque cette auréole de saint apparaît, quand le mental est illuminé, cette couleur jaune doré, qui entoure la tête sur quinze-vingt centimètres, va pouvoir transcender l'émotion. L'aura, quelle qu'en ait été la couleur avant l'ouverture de l'être, se modifie. Un clairvoyant (lui observe cette aura s'aperçoit qu'elle devient blanche, d'un blanc laiteux. Cela signifie que les émotions n'ont plus de prise sur l'être, ce qui ne veut pas dire que l'être n'a plus d'émotions, mais simplement les émotions qui le traversent ne peuvent plus changer la couleur de l'aura. Elle reste d'un blanc laiteux quel que soit l'état de souffrance de l'être, quelles que soient ses émotions négatives s'il en persiste encore quelques-unes. A partir de ce moment-là, le corps de lumière est déjà constitué à moitié. Il reste encore trois phénomènes qui sont parfaitement définis dans la tradition hindoue. Ils se produisent dans un laps de temps encore une fois très variable selon les individus. Chez cer-tains, cela peut prendre toute une vie, niais on constate depuis peu que le processus s'accélère pour les nouveaux appelés. Le premier de ces phénomènes correspond à la cinquième étape. Dans les Ecritures védiques, on la trouve exprimée par l'expression le «manteau de Bouddha». Cela signifie que l'être humain qui possède maintenant cette aura blanche et cette couronne dorée autour de la tête est entouré d'une sorte de cape d'énergie. Cette cape d'énergie lui descend le long des bras et il a la possibilité, en levant les bras et en en recouvrant l'aura d'une personne, de lui transmettre cette énergie qui lui vient de son âme,

par sunlightwalkin