A l'heure actuelle et du fait de la grande mutation de l'ère du Verseau, rencontrer cette lumière et la "manger", c'est-à-dire la faire sienne, peut se produire de différentes façons. Pour réveiller en nous l'énergie de l'âme, il nous faut être en contact avec un catalyseur. Ce catalyseur peut aussi bien prendre la forme d'un autre être vivant que d'un lieu magique, d'une méditation profonde qui nous permet de trouver la lumière. (Ce catalyseur ne fait rien, il se contente d'être et, par sa présence, éveille en l'autre la dimension de l'âme.) Au moment où l'être qui est près de l'éveil et qui rencontre ce catalyseur rentre en contact avec l'éveil, il va se produire un certain nombre de modifications au niveau physiologique, au niveau énergétique et bien évidemment au niveau de la conscience. Les étapes Des étapes successives et très variables quant à leur durée selon les individus vont apparaître. La toute première est évoquée par saint Jean quand il parle des «appelés». Lors de la première rencontre avec un lieu, avec une lumière intérieure ou un être qui est le catalyseur, qui est déjà lui-même en train de constituer son corps de lumière, le voile se déchire. A ce moment-là, l'être ressent quelque chose de très particulier sur son front, quelque chose qui s'ouvre, quelque chose qui tout d'abord lui donne un sentiment d'être ouvert en deux au niveau du front. Ce n'est pas un point précis sur le troisième oeil, mais plutôt une sensation de bandeau qui va couvrir le front. Chez certains, cela pourra être aussi comme une pression, mais le plus souvent la sensation est celle d'un courant d'air frais, d'une vibration légère sur tout le front. C'est la toute première étape, le premier contact avec la lumière. Le troisième oeil s'ouvre et toutes les possibilités inhérentes à ce troisième oeil s'actualisent : télépathie, vraie clairvoyance, in-tuition. Le voile est déchiré, la vision des choses invisibles com-mence. Mais à ce stade-là, qui est offert à beaucoup d'entre nous, dans tous les pays du monde, quelle que soit notre religion, quelle que soit même notre recherche spirituelle, le but n'est pas atteint. Nous sommes initiés, nous sommes simplement mis sur la route de la lumière. C'est à nous, une fois que nous avons obtenu cette grâce de l'ouverture du niveau de conscience bouddhique, de savoir où nous diriger. Car à ce moment-là, nous sommes simplement appelés, mais certainement pas élus. Surtout dans les premiers temps de l'ouverture, le rythme du sommeil se modifie. Le sommeil devient différent, on a l'im-pression de voyager toutes les nuits, le sentiment de vivre des choses importantes toutes les nuits. Des possibilités nouvelles s'ouvrent à la conscience, par exemple la possibilité de focaliser son attention sur le troisième oeil, de sentir quelque chose tourner à ce niveau-là et la possibilité d'émettre une énergie, une information, une pensée, qui part directement par le troisième oeil et qui va faire impact soit sur un objet, soit sur une personne à laquelle nous avons pensé. A ce stade, l'être humain a établi le pont entre sa personnalité inférieure et son soi intérieur ou son âme. C'est ce que les Hindous appellent la construction de l'anthakarana. C'est la corde d'or et non plus la corde d'argent qui est décrite dans la tradition et qui unit le corps physique au corps éthérique et astral. Cette corde d'or, céleste, unit notre âme à notre personnalité inférieure. L'être humain est en contact avec son âme. Il se présente à lui la possibilité du choix : va-t-il rentrer dans le pouvoir du divin ou va-t-il rentrer dans le pouvoir de l'ego ? S'il rentre dans le pouvoir de l'ego, il y a chute. S'il rentre dans le pouvoir du divin, et seulement à cette condition, le corps de lumière peut se constituer. Les étapes suivantes, vont se révéler à lui dans toute leur beauté et leur magnificience. Quand cette corde d'or est construite, la deuxième étape peut donc survenir si l’être a choisi la voie du divin et du pouvoir du divin, c’est-à-dire la voie du coeur. Son âme va se révéler a lui par ce que les Hindous appellent les siddhis. L'un de ces siddhis correspond au chant de l'âme. Au niveau des perceptions, il s’agit d'une espèce de son très aigu qui est entendu dans l’oreille gauche et toujours dans l'oreille gauche. Cest un sifflement qui, pour quelqu'un qui peut l'entendre et qui possède l'oreille absolue, est une harmonique, une harmonique parfaite de chant grégorien par exemple. C'est un ultrason, une note si très aigue qui est la preuve que l'être humain est dans la voie du coeur. Cette étape s'accompagne de la possibilité de méditer sur ce son intérieur, de focaliser sa conscience sur ce son. L'activation de ce son correspond et est le témoin de l’activation de ce que l'on appelle classiquement l'ampoule de la clairaudience, qui correspond à un chakra mineur, un petit centre d'energie se trouvant juste en avant de l'oreille. Le centre de ce chakra est un point d’acupuncture qui est situé dans l'échancrure prétragienne, en avant du conduit auditif externe à sa partie supérieure. Ce point d’ acupuncture porte un nom très significatif : el menn, ce qui signifie "la porte de L’entendement ". La notion de porte est trés, importante. Il s'agit d'un seuil, du passage à autre chose, c'est ce qui délimite un état par rapport a un autre. L'entendement dans le sens, archétypiel est l' entendement du divin, l'entendement du principe archétypiel et non pas simplement l’ écoute. Ce sifflement de l'oreille gauche est donc Ia deuxième étape. (On différencie déjà au niveau de l'oreille écouter et entendre. Ecouter est un acte mécanique, entendre constitue la première

par s