Cependant, à un certain stade de conscience, nous pouvons fusionner de manière consciente avec l'arbre et le faire nôtre. Comme il est dit dans la Bible. «ce n'est pas celui qui mange qui gagne, mais celui qui est mangé», car il fait passer son information.

Manger l'arbre, c'est-à-dire faire sienne l'information de l'arbre, c'est échanger les énergies, c'est fusionner de manière consciente avec l'arbre. Ce niveau de conscience, nous ne le connaissons pas encore, à l'exception de certains êtres. Il s'agit du quatrième niveau de conscience.

Les sept niveaux de conscience Abordons à présent les sept stades successifs par lesquels évolue la conscience chez l'être humain. A l'aube de l'humanité, la conscience pouvait être qualifiée de collective, mais collective instinctive. La notion d'individu n'existait pas en tant que telle. Un peu comme les animaux, nous appartenions à une espèce. Cette conscience collective instinctive faisait que nous étions réellement tous frères et tous très près de notre Créateur. A ce stade-là, nous étions dans l'apprentissage de la création physique, l'apprentissage de ses mécanismes de fonctionnement, dans l'apprentissage des fonctions qui aujourd'hui sont devenues automatiques mais qui, à l'époque, nécessitaient toute notre attention et toute notre conscience, non pas individuelle mais collective. Ce premier stade correspond au premier niveau de conscience de l'être humain. Il est intégré et échappe depuis bien longtemps à notre contrôle. Certaines formes de yoga visent à essayer d'acquérir la maîtrise de ces paramètres automatiques de l'espèce que sont la respiration, les battements cardiaques, ou encore d'arriver au contrôle de la température. Une fois que cette conscience collective instinctive a maîtrisé ces différents paramètres, c'est-à-dire maîtrisé le fonctionnement du corps, cette étape de conscience a été intégrée. Alors, quelques millions d'années plus tard, survint le deuxième stade de conscience. Il correspond déjà à une individualisation et à une âme plus séparée de ses autres âmes frères et soeurs. Lors de cette deuxième étape de l'humanité, qui est celle de la conscience individuelle, le fonctionnement physiologique du corps était donc complètement automatisé. Il n'y avait qu'un seul processus qui ne l'était pas : la génération d'un autre corps, la procréation. Dans ces temps reculés, un couple qui désirait former un autre corps était obligé de se concentrer, de porter toute sa conscience sur le développement de l'embryon dans le ventre maternel. Ce deuxième stade de conscience nécessite déjà une individualisation en couple. Il n'y avait plus de conscience instinctive, mais plutôt une conscience individuelle en cours de développement. Tel est ce deuxième niveau de conscience de l'être humain incarné, qui correspond au contrôle de la procréation et des énergies nécessaires au développement de l'embryon. Puis, plus tard, ce processus fut intégré et la procréation, ainsi que le développement de l'embryon dans le ventre de la mère, se firent de manière naturelle et inconsciente. A ce moment-là, il y avait une conscience collective non plus de groupe, mais de couple, de deux personnes. Et beaucoup plus tard, il y a maintenant à peu près trois mille ans, lors de la création de l'Atlantide, très exactement en 50731 avant Jésus-Christ, le premier concile de l'Atlantide, le concile d'Alta (la première cité atlante portait ce nom), permit de faire comprendre à la race qui était alors incarnée que l'être humain pouvait observer son extérieur, pouvait devenir de plus en plus individualisé, de manière à gérer et à faire l'apprentissage de la différence entre l'intérieur et l'extérieur. Ceci passait par le développement d'un corps, le corps astral ou corps émotionnel. Alors naquit l'émotion qui correspond au troisième niveau de conscience, le corps égoïque. C'est le niveau de conscience que nous connaissons aujourd'hui. Il fonctionne sur le mode séparatif et en distanciation. Des limites ont été mises à un certain moment de l'évolution pour nous permettre de mieux analyser, de mieux percevoir une chose. Mais ces limites qui étaient nécessaires à une époque doivent maintenant tomber dans le Nouvel Age. Dans cette ère du Verseau qui arrive, il nous est demandé de faire tomber ces limites, de ne plus fonctionner sur un mode égoïste, distancié, séparé. Nous devons comprendre que nous sommes beaucoup plus que ce petit corps, beaucoup plus que cette entité isolée de l'extérieur et qui ne fait qu'interagir avec l'environnement. Nous faisons partie intégrante de cet environnement, nous fai-sons en fait partie intégrante des autres. Le quatrième niveau de conscience, que l'on a tendance aujourd'hui à appeler l'amour universel, ou encore le Christ en soi, est la grande mutation de cette fin du 20e siècle. Cette grande mutation ne sera possible qu'en acceptant déjà au niveau intellectuel le principe de non-séparativité et de non-distanciation entre nous et nos frères, entre nous et la nature, entre nous et le cosmos. Ce quatrième niveau correspond à une conscience collective, mais non plus instinctive, une conscience collective dans l'amour. Après ce quatrième niveau de conscience viennent encore deux autres niveaux de conscience. Ils sont dans des plans très éloignés par rapport à aujourd'hui. Il s'agit de la conscience cosmique et puis, ultime étape qui correspondra à l'avènement de la dernière race, c'est la conscience divine, la réintégration dans le Divin. LA GRANDE MUTATION ACTUELLE Voici en un rapide survol comment fonctionne cette conscience, non pas au niveau d'un être vivant, mais de l'ensemble de la création, en sachant que chaque étape doit être analysée, synthétisée, puis intégrée, comme il a été expliqué plus haut. A l'heure présente, certains signes annoncent déjà la grande mutation du quatrième niveau de conscience. Il suffit, pour ceux qui sont proches de la nature, de regarder les arbres, de regarder les oiseaux, car certains arbres et certains oiseaux ont déjà muté sur cette quatrième dimension. Ces oiseaux s'approchent beaucoup plus facilement des humains, ils semblent vouloir échanger et communiquer. Quant aux arbres, leur aura se modifie et certains ont déjà changé de couleur de feuilles. Si l'on regarde maintenant au niveau du règne humain, on s'aperçoit qu'il est de plus en plus fait état, aussi bien dans des recherches scientifiques que dans des témoignages spontanés, d'un certain nombre de personnes qui, lors d'un coma, lors d'un accident, parfois même lors d'une méditation, ont réussi à déchirer le voile de façon inconsciente. Ces gens qui reviennent d'un coma, ce que l'on appelle les expériences de mort imminente, ramènent tous les mêmes visions, la même lumière, ce grand sentiment d'amour qui règne de l'autre côté du voile. Ces gens-là n'ont pas eu besoin de faire ni l'analyse ni la synthèse. Ils sont passés directement à l'intégration de la lumière. Lors d'une période de mutation, de transformation d'un niveau de conscience, il nous est offert la possibilité de transcender les différentes étapes de fonctionnement de la conscience et de passer directement à l'intégration de cet amour universel, de cette quatrième dimension, de ce quatrième état de conscience. Mais, pour la grande majorité qui n'a pas accès à cette expé-rience qui survient de façon inopinée, il existe une autre façon de s'éveiller. C'est ce que l'on retrouve de façon voilée dans l'Apo-calypse de saint Jean, quand il nous dit : «Les appelés seront mar-qués au front.... Il y aura beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.» Il fait allusion à un niveau de conscience qui correspond à cette conscience collective de l'amour qu'ont vécue un certain nombre de gens qui ont fait ces expériences et que vivent un certain nombre d'êtres qui commencent à constituer leur corps de lumière. LA CONSTITUTION DU CORPS DE LUMIERE Il est fait allusion dans nombre d'ouvrages, que ce soit dans la Bible, les Ecritures védiques, les yoga sucras de Patanjali ou encore dans les formes visuelles qui peuvent s'observer dans les cathédrales ou sur des icônes, à ce que l'on appelle un corps de lumière, un corps de gloire, un corps immortel, cette fameuse aura jaune-doré qui entoure la tête des saints. Dans les ouvrages orientaux se trouve la notion de siddhis, qui correspondent aux pouvoirs de l'âme. A un certain stade de développement de la

par sunlightwalkin