Si je m'y résous ici, c'estparce que le "phénomène 2012" prend une ampleur toute particulière. Il a eneffet passé la barrière mentale de ces milieux que notre société appellegénéralement, avec condescendance, "spiritualistes" ou "ésotériques". J'en prendseulement pour témoins ces conversations surprises, il y a peu de temps parmi lafoule d'un centre commercial ou sur un parking d'Université. J'en entends encoreles mots révélateurs, bien que ceux-ci furent captés à la sauvette : "Il paraîtqu'en 2012 c'est la fin du monde..." ou alors, "En 2012, tout saute... alorspourquoi se casser la tête ?"

Peur d'avoir peur Ce que j'en pense ?Qu'évidemment c'est toujours le côté des choses qui retient l'attention de toutun chacun, créant ainsi des courants de pensées - des égrégores, dirions-nous -susceptibles de nous entraîner davantage vers le bas que vers le haut.

Les peurs, les psychoses, nous les humains, sommes vraiment passésmaîtres dans l'art d'en fabriquer, de les gonfler puis de les exporter. C'estpar elles qu'on finit, tôt ou tard, par confectionner des crises de toutessortes, des dépressions économiques, des épidémies et, en fin de compte, desguerres pour les solutionner.

Alors 2012 ? Non, pas de fin du monde,soyez-en sûrs ! Pas de fin du monde mais peut-être bien le son du glas d'uncertain type de monde. Celui de nos inconséquences, de nos contradictions, denotre aveuglement et de notre égocentrisme.

Un regard lucide Qu'onle veuille ou pas, que ce soit sur le plan écologique ou au niveau de sescomportements globaux, notre espèce fonce tête première sur un mur de béton. Jene dresserai pas ici le catalogue des absurdités et des montagnes d'inconsciencedont elle fait constamment la démonstration. Il y a déjà des bibliothèquesentière sur la question et cela n'y change rien. Je constate simplement, sanspour autant désigner 2012 comme la date nécessairement fatidique, que notrehumanité et la planète qui la supporte sont à bout de souffle et au point derupture d'un cycle de leur évolution.

Si on en doute et qu'on préfèreopter encore pour la politique de l'autruche, il suffit de regarder sansattendre du côté des chercheurs honnêtes qui, de plus en plus nombreux,s'accordent à dire que les glaces des pôles auront vraisemblablement fondu d'icitrès peu d'années, provoquant inévitablement d'énormes drames géopolitiques àl'échelle mondiale. L'Antarctique est notamment placé sous haute surveillancepuisque ses glaciers, qui représentent 90% de la glace de la planète,disparaissent de façon exponentielle.

Intelligences non-terrestres Il suffit de savoir également que nos Gouvernements seront bientôt acculés àrévéler que nous sommes régulièrement visités par des intelligences"non-terrestres" et que nous sommes donc loin d'être les seuls dans l'univers.Prenons pour témoin ce très important congrès qui a eu lieu les 17, 18 et 19avril derniers à Washington DC, intitulé Conference 2009. Il s'agissait d'uncolloque majeur dont l'objectif était la divulgation officielle du phénomèneOVNI aux USA conjointement à une action similaire dans d'autres pays.

Congrès ésotérique ? Nullement. Y étaient présents des astronautes, despilotes d'avion, des médecins, des officiers militaires, des chercheursuniversitaire etc... En résumé, ce congrès "exopolitique" organisé par leParadigm Research Group tendait à encourager le Gouvernement des Etats-Unis àlever l'embargo qui sévit sur le sujet depuis plus de soixante ans. On y aappris que la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Mexique, le Brésil et leDanemark se sentaient prêts, quant à eux, à entreprendre une telle démarche. Desfaits irréfutables y auraient été présentés, dont certains par l'astronaumeEdgar Mitchell.

Une refonte de nos schémas de pensée Si j'évoquetout cela, c'est parce qu'au-delà de la lourde problématique écologique àlaquelle nous devons faire face immédiatement, il en existe une autre, toutaussi importante, une problématique que nous pourrions qualifier de"philosophique". Celle-ci concerne notre repositionnement dans l'univers. Elleest de nature à mettre radicalement fin à notre nombrilisme et, ce faisant, varéclamer une refonte totale de nos schémas de pensée. Attendons-nous enconséquence à l'explosion d'une myriade de concepts, à l'effondrement d'unemultitude de dogmes, tant religieux que scientifiques et politiques.

Decela, on ne pourra qu'en déduire une réorganisation complète de notre équilibreplanétaire, tant sur le plan idéologique, philosophique, spirituel qu'écologiqueet économique.

La date Est-ce pour 2012 ? Qui pourrait le garantir ?Tout semble seulement indiquer que ce sera pour les années à venir. Il estdifficile d'affirmer préremptoirement 2012 comme date butoir absolue, neserait-ce qu'en raison de l'aspect incertain de notre calendrier grégorienvis-à-vis des informations prophétiques auxquelles on se réfère souvent. Eneffet, aux dires de quelques historiens, pas moins de six années auraient été"oubliées" depuis la naissance du Christ... Ainsi serions-nous déjà en 2015 !

Mais peu importe ! En ce qui me concerne, je dois dire que ce n'est pasla date de 2012 qui oriente ma vie ; c'est ce qui se passe en ce moment même etce qui se passera après 2012 s'il s'avère que cette date soit juste. Ce qui memotive, me fait agir et réagir, c'est l'extraordinaire mutation que nous sommestous en train de vivre. Oui, la fin d'un monde est déjà présente en nous depuislongtemps. Il m'est égal que le stade final de son agonie soit fixé à 2012, 2013ou 2030 ; ce qui me semble autrement plus important c'est que "quelque chose"bouge enfin dans les consciences humaines, c'est qu'à travers les êtres que noussommes, le coeur et l'âme de notre espèce toute entière puisse s'expanser versde plus beaux lendemains.

Réponse individuelle et collective... Jene ne suis jamais associé à ceux qui nourrissent le catastrophisme et lesparanoïas de société, cependant il faut être suffisamment lucide pour réaliserque nous sommes au bord d'un gigantesque bouleversement de l'ordre des choses.Manifestement inévitable, celui-ci va ressembler à un difficile accouchementpour notre planète et son humanité. Devra-t-on faire appel aux forceps ? Yaura-t-il besoin d'une césarienne ? Il faudrait d'abord savoir de quoi noussommes prêts à enfanter, de quel nouveau monde nous sommes enceints. Je croisque la réponse est en premier lieu beaucoup plus individuelle que collective. Laquestion renvoie chacun de nous à son propre équilibre, à sa propre maturité,autrement dit à son niveau de conscience et aux valeurs réellement incarnées enlui.

Un futur d'espérance Le fait est que nous sommes tousconfrontés à un choix. C'est maintenant et non pas en 2012 que nous devonschoisir entre, d'une part, la pétrification, c'est-à-dire la résistance aveugleface aux spasmes d'une incontournable mutation et, d'autre part, une invitationà sortir de notre vieux cocon. Sommes-nous prêts à abandonner notre fragile étatde chrysalide pour nous envoler vers une réalité plus vaste ? Sommes-nouspartants pour concevoir dès à présent un futur d'espérance ?

Chacun medira sans doute "Bien sûr, c'est tout choisi..." Pas si certain ! Pas sicertain, car on ne triche pas avec soi-même et avec la Vie. La bonté, lagénérosité, l'honnêteté, le courage et l'absence de frontières intérieures nes'inventent pas d'un coup... Surtout pas face à l'approche d'une date qu'onagite comme un épouvantail. La peur n'a jamais été une bonne enseignante. Ellefabrique par contre beaucoup d'opportunistes.

Soyons-en conscients...Aucun extraterrestre ni aucun phénomène miraculeux, fruit d'un soudain état degrâce énergétique, ne viendra jamais nous libérer de nous-mêmes, de nospetitesses ni de nos réflexes ancestraux. Rien ne se passera de beau, de grand,de vrai et de solide si nous ne nous prenons pas en mains nous-mêmes.

Jene dis pas qu'il n'y aura pas d'interventions "non-terrestres" à la surface denotre globe dans un avenir rapproché. Il en est un prévu tout comme cela a déjàeu lieu à de multiples reprises dans notre passé. Je sais seulement quecelles-ci ne nous délivreront pas de notre responsabilité ni de notrelibre-arbitre et qu'elles ne viseront pas à faire de quelques personnes des"élus".

L'ascension Je ne dis pas non plus qu'il n'y aura pas demodification d'ordre énergétique ou vibratoire au coeur de notre planète et dece qui y vit. Cette modification est déjà à l'oeuvre depuis plusieurs décennies; elle est connue des vrais chercheurs et il serait absurbe d'en refuserl'évidence. Je ne nie pas non plus que la mutation qui est en train d'enrésulter puisse nous aider à faire une sorte de "saut quantique" collectif,favorisant ainsi l'élargissement de notre champ de conscience.

Jecomprends seulement qu'une telle modification, effective jusqu'au niveaucellulaire, ne fera pas pour autant de nous des "ascensionnés"... n'en déplaiseà une certaine croyance puérile et dangereusement déresponsabilisante. Lephénomène de "l'ascension" à proprement parler n'est le fait que de quelquesrares Maîtres de Sagesse. Il n'a rien à voir avec les théories plutôt fumeuses,en vogue aujourd'hui, et qui reflètent beaucoup d'ignorance en ce qui concernela structure énergétique de l'humain. Il témoigne de l'état de Réalisation deces êtres d'exception, un état acquis après qu'ils aient complètement transcendétous les aspects de l'ego confronté aux défis de la matière. Ce ne sont certespas quelques mantras, quelques pratiques respiratoires ni même quelquesexercices de décorporation qui feront de nous des "ascensionnés" spontanés, lesprototypes de la "nouvelle race d'un nouvel âge".

Cette croyanceactuelle en un tel état de grâce, touchant comme d'un coup de baguette magiqueun petit nombre de privilégiés à la surface de la Terre, m'apparaît analoguedans son fonctionnement à celle qui annonce le retour d'un Christ ou d'un ImanMaadi venant trier le bon grain de l'ivraie et résoudre ainsi tous nosproblèmes. Elle est de l'ordre de ces prophéties messianiques qui apparaissentcycliquement dans nos sociétés, à chaque fois qu'elles sentent plus ou moinsconfusément qu'elles vont devoir "respirer" différemment.

Notreproblème, c'est que nous posons toujours le même regard erroné sur la notion deMessie. Si Messie il doit y avoir, il ne peut ultimement être qu'intérieur àchacun. S'il advenait cependant qu'il y en ait un, bien concret, foulant notresol et que nous sachions Le reconnaître - ce qui est loin d'être évident -Celui-là ne se manifestera jamais que pour nous rappeler cette véritéfondamentale en pointant du doigt le centre de notre poitrine.

Un momentprivilégie de l'histoire Alors 2012 ? Oui, pourquoi pas... mais n'en faisonspas un point fixe, soit irrémédiablement dramatique, soit "planant" selon qu'onse persuade être du "bon côté" ou pas. En réalité, nous sommes déjà en pleineApocalypse depuis longtemps, c'est-à-dire étymologiquement en pleine période de"Révélation". Quand une mise en scène cosmique permet de tels moments dansl'Histoire, c'est l'heure ou jamais de s'ouvrir les yeux pour faire un grand bonen avant.

Personnellement, au-delà des prédictions, des calculs et desdates, je regarde simplement ce qui se passe... Je regarde et j'ose me réjouirprofondément de ce qui nous attend car, même si l'accouchement s'annoncedouloureux, c'est un grand Acte de la Vie qui avance que nous nous apprêtons àjouer... et je suis heureux de m'y impliquer, quoi qu'il arrive.

daniel meurois-givaudan

SOURCE :Sacrée Planète N° 34 sacree-planete.com

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