On peut se poser la question : que signifie le terme Magdala, d'où découle le mot Madeleine ? Avant de faire la décomposition du mot en sumérien, voyons ce que dit Anton Parks dans son dernier livre "Le testament de la Vierge" : ..."la maîtresse du Messie Jésus est dénommée en hébreu "Miriam de Migdal", traduit par "Marie-Madeleine". Magdala ou Migdal est une ville de Galilée située sur la rive occidentale du lac de Tibériade. Le mot hébreu Migdal veut dire "tour" et "étage" ou "lit surélevé". Ce qui nous renvoie donc à Nephtys avec sa tour surmontée sur la tête. "Miriam de Migdal" ("Marie-Madeleine") est donc très clairement "Marie de la tour". Cette analogie aurait pu se terminer ici, sauf que le terme "tour" se dit Miktal en égyptien..." (p 140 du "Testament de la Vierge")

Nephtys, jumelle d'Isis et gardienne du corps d'Osiris

Officiellement, la couronne que Nephtys porte sur la tête est le hiéroglyphe signifiant "maison". Et Nephtys signifie "maîtresse de la maison". Pour Anton Parks, ce que Nephtys porte sur la tête est une tour surmontée d'une coupe. Pour lui, la déesse Nephtys a très bien pu porter l'épithète Meri-Miktal, "Marie de la tour". Il tend là à démontrer que la Marie Madeleine des évangiles, ou tout du moins son histoire, serait simplement un "copier-coller" de celle de Nephtys. Beaucoup de similitudes existent en effet entre les deux femmes : elles sont toutes deux considérées comme prostituées et maîtresses du Messie. Je pense que l'analogie peut s'expliquer d'une autre manière, très simple si l'on prend en compte ce qui est dit dans le livre de Tom Kenyon cité plus haut. Si l'on considère "Magdala" ou "Miktal" comme un titre alors tout devient logique : Nephtys et Marie Madeleine ont porté le même titre spirituel, elles étaient des prêtresses assumant les même fonctions. Comme les traditions hébraïques découlent de celle d'Egypte et de Sumer, il est logique que des titres de la tradition égyptienne se retrouve dissimulés dans les évangiles (cf décomposition du mot "Marie", découlant de "Meri", signifiant Mère) Cette parenté entre le monde de la chrétienté et celui de l'ancienne Egypte est très bien décrite dans "La clé d'Hiram" de Christopher Knight et Robert Lomas. Aussi, si l'on se réfère encore au "Manuscrit de Marie Madeleine" de Tom Kenyon, il apparait évident que "Marie Madeleine" assumait des fonctions sacerdotales similaires à celle de son ancêtre égyptienne Nephtys (déesse Inanna chez les sumériens) car elle était une digne héritière du culte d'Isis : ..."Lorsque j'ai eu douze ans, on m'a envoyé étudier dans une communauté secrète d'initiés protégés par Isis. J'ai reçu les enseignements secrets de l'Egypte, les alchimies d'Horus et la magie sexuelle du culte d'Isis. Lorsque j'ai rencontré celui que vous appelé Yeshua, j'avais reçu toutes les initiations. Je m'étais préparée à faire sa rencontre au puits. Les Evangiles font de moi une prostituée, car tous les initiés de mon ordre portaient un bracelet en or représentant un serpent; cela signifiait que nous pratiquions la magie sexuelle, par conséquent, aux yeux des Hébreux nous étions des prostituées"... (p 15 du "manuscrit de Marie Madeleine" de Tom Kenyon) On peut alors se demander qu'elle est cette ordre, ce titre "de magdala" qui semble être celui de prêtresse maîtrisant la sexualité sacrée. Pour nous aider à éclaircir ce mystère, décomposons le terme égyptien Miktal(a) à l'aide du syllabaire sumérien :

mí : femme, femelle, féminin

mi : nuit, noire, sombre

ig : porte, entrée

ég, ék, íg, e : levée de terre, digue, fossé d'irrigation, arroser

igi : oeil, yeux, face, devant, en face de, regarder

ta : nature, caractère, vers, de, pour, au moyen de

taka4, tak4, tag4, ta6 : quitter, ouvrir, laisser ouvert

la : abondance, luxuriance, santé, joie, bonheur, désir

mi - ig - ta -la = "la porte noire de l'abondance", "la sombre entrée vers l'abondance", "la sombre entrée désirée"

mi - igi - ta - la = "la femme en face de l'abondance", "la femme qui regarde vers l'abondance"

mí - íg - ta - la = "le féminin arrose la nature luxuriante"

mí - ig - ta -la = "la femme à l'entrée de la joie", "la femme est une porte laissée ouverte à l'abondance", "la femme, une porte vers la luxuriance"

Ces définitions parlent d'elles-même, elles font l'éloge du sexe féminin (sous les termes poétiques de "porte noire" ou "sombre entrée"), et du féminin comme porteur d'abondance et de joie. On voit là le lien entre la fonction de "prostituée" sacrée et le nom de l'ordre encadrant cette fonction. Si l'on interprète la représentation de Nephtys à la lumière de cette décomposition en sumérien, on peut se dire que ce qu'elle a sur la tête pourrait bien figurer une porte surmontée d'un vase. La porte symbolisant l'entrée, le vase symbolisant le réceptacle de l'abondance. Le rébus donne alors la définition originelle : "l'entrée vers l'abondance" !

En cherchant des représentations d'Inanna, la contrepartie sumérienne de la déesse égyptienne Nephtys, j'ai trouvé une image répondant en écho aux définitions donnés par la décomposition du terme Miktal/Migdal :

sculptors.net.au

Vous remarquerez son faciès reptilien... Cette représentation est très rare mais pas très étonnante puisque la physionomie de la déesse Inanna était à l'origine de type reptilien, tout comme ses congénères Sa'am/Osiris et Se'et/Isis. Cette représentation vue de profil est en tout point semblable aux dessins de Sa'am et de Nammu (mère de Sa'am) qu'on peut voir dans "Le secret des étoiles sombres" ou encore sur le site du scientifique Gerry Zeitlin :

sculptors.net.au

A titre de comparaison, voici un dessin de Nammu (Nut, mère d'Osiris), telle que l'a vu Anton Parks par médiumnité :

Article sur le site: ANTAHKARANA

source: antahkarana.forumzen.com

Publié par altaïr