La guérison de l'esprit

L’événement est neutre. Il n’est la cause de rien. Il n’est responsable de rien. Il n’est que le simple révélateur d’un contenu de mon esprit. Il décrit de manière étonnante le conflit qui se trouve dans mon esprit, et dont je n’ai pas conscience. Il me présente une photo instantanée du conflit qui est demeuré jusqu’à présent ignoré, et ceci en vertu de la règle qui veut qu’« une situation intérieure dont on n’a pas conscience se produise à l’extérieur, à l’instar du destin. Ceci signifie que le monde extériorise le conflit par nécessité si l’individu ne prend pas conscience de ses contradictions internes . »

Ma colère pré-existe à tout événement qui m’en révèle sa présence, et qui semble la justifier. Toute colère est une défense contre la vérité. Toute colère est née de ma croyance en la séparation. Toute colère n’a pas d’autre fondement qu’une cause imaginée. Elle rend compte de la véhémence avec laquelle je désire que les choses soient autrement que ce qu’elles sont, tout en ne m’en sentant pas responsable. Elle exprime ma violence à vouloir rendre le faux vrai, et le vrai faux ; à faire de la réalité une illusion, et de l’illusion une réalité.

Aucun événement n’est traumatique en lui-même. L’effet traumatisant de l’événement naît toujours de mon refus violent de reconnaître que l’événement ne fait que décrire le conflit qui est dans mon esprit. Le refus de reconnaître que le conflit est en moi marque mon entêtement à ne pas vouloir guérir mon esprit. C’est par mon refus que l’événement devient fondateur, cause. Par le biais de cet événement, je me forge une « splendide » justification à ma colère afin de maintenir mon jugement sur le monde, sur mon frère, de continuer à le condamner, et de continuer à me faire passer pour une victime.

Par le pardon, j’accepte de reconnaître que l’événement décrit une situation conflictuelle dans mon esprit dont je n’avais pas conscience. Je prends la décision de résoudre mon conflit, de me libérer de celui-ci, et en conséquence, de libérer le monde de l’emprisonnement dans lequel je le maintenais. Je fais appel à l’Esprit Saint pour guérir mon esprit. Seul Lui sait comment opérer la correction sans que j’en souffre ou que « d’autres » en souffrent.

Enfin libéré, je retrouve la paix, la Paix de Dieu.

Georges Bordais Cours en Miracles

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source: bonjourchezdo.com
Publié par blanche