Voilà précisément ce qui entoure d'un flou artistique les communications de ces chères "canalisations". On te balance de la "nouvelle énergie" à tout va, sans vraiment la définir, ou en tous cas en la laissant volontairement dans un vague suffisant pour emberlificoter le quidam moyen.

Quid d’une ancienne ou d’une nouvelle énergie ? Paroles de commerciaux désirant vendre des bouquins, des stages, des gadgets, tout ce qui sera bon pour faire du chiffre. Le « new-age » est devenu, comme le reste, une marchandise. Ça cause de spiritualité, de réalisation de soi, d’amour, de plein de choses absolument contraires au mercantilisme ambiant. Et la meilleure, c’est que ça marche. Qu’un cinglé vienne vous promettre la lune avec tous les arguments des faiseurs de rêves, et aussitôt vous trouverez des gens prêts à dire qu’ils viennent de Sirius, qu’ils ont été Louis XIV ou Napoléon dans une autre vie, que leur démarche est purement désintéressée, alors qu’ils ou elles ne daignent même pas regarder le SDF quand le destin les fait se croiser dans la rue.

S’il vous plaît, lecteurs et auteurs présents sur le site Choix-Réalité ou d'autres, arrêtez de publier n’importe quoi. Conformément à la philosophie de Véda en ce domaine, la liberté d’expression est fondamentalement l’essence de la liberté. Mais cela implique aussi un minimum de responsabilité.

Que vous soyez catastrophiste ne regarde que vous. Que vous soyez encore embringué dans la culpabilité Judéo-chrétienne aussi. Que soudain vos yeux se soient décillés face à tel ou tel évènement constitue plutôt une bonne nouvelle. Mais je ne déplore qu’une chose : quelles que soient les difficultés qui s’annoncent, au lieu de refaire encore et encore la bande-annonce de l’Apocalypse, essayez de penser autrement, de po-si-ti-ver,

Il est clair que si l’on s’en tient à un point de vue de terrien mortel (…), il y a de quoi s’affoler. Les ressources de la planète s’effondrent à la vitesse grand V, la violence se généralise et se banalise, l’individualisme n’a jamais été aussi prononcé, l’acculture règne en maître sur Orange.fr, on continue à vendre des bagnoles de merdes à des décérébrés qui n’ont compris la vie que comme étant une guerre pour se goinfrer un maximum et le plus vite possible. Nains de jardins, quoi… Mais je m’emporte, je m’emporte…

Heureusement, il se trouve que nous ne sommes pas que cela. Nous faisons partie d’une histoire fabuleuse qui est un mélange d’expérimentations croisées ayant pour but de nous confronter à une forme de réalité. Le terme « confronter » est utilisé à desseins, car s’il désigne une épreuve, il implique aussi une plus grande compréhension des mécanismes qui nous habitent, pour peu que la confrontation s’achève bien.

Gros mot seau d’eau, arrêtez d’avoir peur. Cette mécanique psychique n’a que trop servi, et il est temps de s’en débarrasser. Nos dirigeant en connaissent les ficelles et s’en servent depuis des lustres, alors cessons de leur donner à manger. Point de lutte des classes, point de révolte, Être en paix, avec soi-même déjà, puis avec les autres. Ne plus faire de projections infantiles sur ce qu’on voudrait que soient les autres. Saint-Exupéry disait : l’amour, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans une même direction.

Ce n’est pas en beuglant sur des traders qui perdent des milliards qu’on fera avancer les choses. Et tous les « petits porteurs » qui ont perdu des thunes en sont pour leurs pieds et c’est tant mieux. Fallait pas jouer avec le feu. L’argent est une énergie parmi tant d’autres, et à l’instar des nécromanciens, on peut mal l’utiliser. Miser sur un système capitaliste ne peut que se révéler catastrophique (qui veut des preuves ? …).

Bref, ce ne sont pas les sources d’énergie(s) qui manquent, mais juste notre façon de les utiliser. Pour finir je citerais Jean-Claude Vandamme (philosophe belge du 20/21ème siècle) qui, s’il na pas inventé la poudre ni le fil à couper le beurre, n’en reste pas moins émouvant lorsqu’il se dit « aware », c’est-à-dire attentif à chaque chose à chaque instant.

Et vous, vous êtes « aware » ?

par didier