Se pourrait-il que cette réalité que nous partageons ait été orchestrée de longue date pour que nous ne sachions plus ce que nous sommes réellement ? Est-il possible que dans la Réalité avec un grand 'R' nous soyons des magiciens plutôt que des êtres insignifiants et sans pouvoir ? Imaginons un instant non pas un grimoire de magie mais un Manuel de l'antimagie qui présenterait -entre autres-, tous les moyens à utiliser pour faire déchoir un magicien jusqu'à l'état de crapaud. Imaginons que ce manuel ait pu servir de point de référence à des êtres qui auraient eu intérêt à neutraliser les magiciens pour les asservir... Vous allez voir que ce manuel ressemble étrangement à ce que nous avons tous vécu…

La première consigne du Manuel de l'antimagicien est de convaincre les gens qu'ils ne sont PAS des magiciens.

Que croyons-nous, au juste, de la vie et de nous-mêmes ? Que nous sommes le résultat d'une mutation fortuite de la matière ? Que nous sommes seuls, isolés, faibles et sans pouvoir ? Oui, c'est généralement ce que nous pensons, ou à tout le moins ce que nous exprimons par notre façon d'être et de vivre. Que nous a-t-on dit (et tellement répété) depuis des siècles ? Que nous sommes des pécheurs, nés dans le péché, des êtres misérables aux yeux de Dieu. Il n'est pas étonnant que le magicien en nous se soit tu ! Pas si facile de résister à un tel endoctrinement ! Comment briser cet envoûtement ? Nous rappeler notre grandeur. Mais nous sommes déjà des magiciens, nous l'avons seulement oublié. Il nous faut retrouver notre confiance en nous-mêmes pour désamorcer ce sortilège étouffant. Nous sommes des êtres nobles et divins, des âmes immortelles, et notre destinée est éternelle.

Pour faire perdre ses pouvoirs au magicien, il faut ensuite lui enseigner la joie de devenir une victime.

En effet, dès qu'un magicien accepte d'être une victime, il renonce à la possibilité de pouvoir créer la réalité. Quand on est une victime, la réalité est perçue comme quelque chose qui nous tombe dessus et non pas comme quelque chose que l'on crée. Tout ce qui nous arrive est injuste et rien n'est jamais de notre faute. Être une victime comporte bien sûr des avantages. Puisqu'on n'est jamais fautif, on n'a jamais à se sentir coupable. On retient l'attention de nos proches, leur pitié, leur aide. On en vient même à aimer notre situation de victime et à nous y attacher. Elle nous permet de râler et de pester contre tout, nos parents, la société, notre emploi, nos partenaires. Nous ne sommes jamais obligés de regarder au fond de nous-mêmes puisque seul l'extérieur est responsable de ce que nous vivons. Pour échapper à ce mauvais sort, il faut accepter la responsabilité des circonstances de notre vie. Si nous acceptons l'idée que c'est la conscience qui crée la réalité, il nous faut aussi en accepter le corollaire : nous avons nous-mêmes créé notre vie et notre monde. Chacun de nous vit la vie qu'il a choisi de vivre, ou plus exactement la vie qu'il pensait pouvoir vivre. En observant attentivement chaque chose, chaque personne, chaque événement qui ont fait partie de notre vie, nous pourrons constater que nous avons nous-mêmes attiré tout cela dans notre univers personnel. Après avoir accepté ce passé tel qu'il a été, nous avons le choix de créer la suite selon nos espérances profondes.

On pourra aussi ébranler la puissance du magicien en veillant à instiller la confusion dans ses systèmes de croyances.

« La croyance est le moteur de la création ». Qu'un pépin survienne dans les croyances d'un magicien et le voilà qui déraille. Ici, ce sont les figures d'autorité qui jouent un rôle. Croyez-vous vraiment que Jésus a marché sur les eaux ? Peut-être bien, direz-vous, mais lui il était Dieu. Et pourtant, n'a-t-il pas lui-même dit : « Ce que je fais, vous pouvez le faire, et même plus » ? Mais qui d'entre nous croit en cette possibilité ? Personne (ou presque). Le système de croyances qui a été mis en place par les autorités religieuses exclut d'office toute velléité de pouvoir en ce sens. Plus proche de nous, chaque année, des milliers de personnes marchent pieds nus sur des charbons ardents sans se brûler. Gordie, l'époux de Betsy Chasse, cocréatrice du film « Que sait-on vraiment de la Réalité », a fait l'expérience de l'importance de la «croyance» dans l'accomplissement de ce que le commun des mortels appelle un « miracle ». A trois reprises, il a marché sur des charbons ardents sans se brûler ni ressentir la chaleur. Il demande alors l'avis de son professeur de physiologie qui le convainc que les charbons n'étaient pas vraiment chauds et qu'il s'agit simplement de ce que l'on appelle l'effet « Leidenfrost ». Quand il a refait l'expérience de marcher sur le feu, il a commencé à se demander si le professeur avait raison et si les braises étaient réellement chaudes. Un bref instant de doute, un simple petit questionnement... Il en est sorti avec des brûlures au troisième degré. Pour se libérer de ce conditionnement, il est fondamental d'avoir confiance en notre propre expérience. Cessons de remettre notre pouvoir entre les mains des « autorités », quelles qu'elles soient. Cessons d'agir uniquement en conformité avec l'«avis des autorités». Nous ne pouvons manifester dans notre vie que ce que nous acceptons comme vrai. Et si nous nous en remettons toujours à l'avis des «spécialistes» pour mener notre vie, nous ne serons jamais autonomes ni créateurs.

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par joss