L'unique "objectif" de Dieu est d'être ce qu'il est. Il est toutes choses vibrant à l'unisson avec elles-mêmes, selon une note ayant son fondement dans la Pensée puis s'étendant dans la masse… vibrant, ajoutant à la conscience et prenant d'elle, exprimant un instant de plus de la vie. Toute chose s'exprime de concert avec toutes les autres dans l'instant suivant de l'éternité. si Dieu avait un plan il poserait des limites à l'avenir.

Ce tapis de poil sur lequel vous êtes assis, pour quelle raison est-il là? Parce qu'il est, tout simplement. Il est en conformité avec le dessein de Dieu par rapport à tout le reste. Pour quelle raison ce bien-aimé maître est-il en ce lieu? Parce qu'il est. Et ce bien-aimé maître là-bas, comment se trouve-t-il en accord avec le dessein de Dieu? En étant, tout comme vous. Et comment moi-même suis-je en accord avec le dessein de Dieu? Je suis entité. Je suis, comme l'est le tapis de poil par terre.

Comment moi-même m'adaptai-je au dessein de Dieu? En vous aimant. Je vous aime d'un amour très grand, aussi grand qu'il soit possible, car j'en ai la capacité. Je ne me préoccupe pas de savoir si mon amour peut être conforme à quelque dessein illusoire de Dieu!

Comment puis-je ajouter à l'étant global de la vie? En vous aidant à comprendre ce que le Père est vraiment et pourquoi il vous aime, indépendamment de ce que vous êtes. Et peut-être aussi en vous donnant une image plus nette de l'emboîtement des choses entre elles, afin que vous compreniez que leur raison d'être est tout simplement l'expression, non pas conformément à quelque plan, quelque mobile futur, mais du simple fait qu'elles sont en vie.

Cela est important. Car, comprenant que la vie est, sans plus, vous avez le pouvoir de créer la vôtre au mieux de vos aptitudes. Et vous pouvez être assuré de ceci: quoi que vous fassiez en un instant, vous vibrerez au milieu de toute vie et continuerez de le faire l'instant suivant et tous les instants à venir.

La vie est sans plan, maître. Elle est, sans plus. L'être est sa suprême expression. Ce qui importe, entité, est que vous soyez. Le reste est sans importance.

Maître. Il n'existe en conséquence aucune voie spécifique d'après laquelle vivre. L'on peut être et faire ce qu'on veut. Toutes choses "vont" pour ainsi dire.

Ramtha. Bien sûr! C'est là l'amour que le Père vous porte.

Maître. Mais dans ce cas quel est le sens de la vie?

Ramtha. Le sens de la vie, maître, est d'exprimer sur la scène de la Vie les pensées que vous nourrissez en vous. Et quelle que soit l'expression à laquelle elles vous conduisent, sachez que celle-ci est invariablement en harmonie avec la Vie qui toujours est.

L'objectif de la vie est d'avoir part en elle, d'en être le créateur, d'en être la lumière. Il n'existe pas d'autre destinée que celle consistant à vivre et à vous permettre d'être selon vos désirs tandis que la vie se déploie en vous, instant après instant. Et sachez que vous êtes doué de liberté illimitée. Vous pouvez être, faire et devenir tout ce que vous désirez.

Maître. Mais dans ce cas, certains actes ne seront-ils pas en contradiction avec la loi de Dieu dont il est question dans la Bible?

Ramtha. Magnifique entité, votre bien-aimé Père n'a créé aucune loi, sauf une, celle vous demandant d'exprimer la vie conformément à votre volonté souveraine, car il n'y a que par l'exercice de la volonté que vous pouvez développer la conscience de toute vie - ce que le Père est. Si Dieu était une entité créatrice de lois il nierait votre liberté d'expression - et la sienne -, par laquelle la vie évolue et se perpétue. Il serait une source limitée ayant une fin! Or Dieu n'a pas de fin.

Ce que vous dénommez "Loi de Dieu", telle que consignée dans le Livre des Livres, est constituée de lois multiples car chaque prophète a ajouté à la Loi. Dire que la "Loi de Dieu" prévoit ceci ou cela, ou interdit ceci, ou commande de faire cela est une puissante déclaration. À cause d'elle les gens ont appris à se soumettre à Dieu et à le craindre. Un enfant n'a pas à craindre ses parents!

La Loi de l'Un que j'enseigne implique que Dieu, la source de toute vie, permet à tous de s'exprimer par son être comme ils le veulent, en vertu de leur liberté. Car par la liberté seule vous pouvez arriver à connaître le Père et vous unir de nouveau à lui. Et le jour où vous aurez fait retour au Père et qu'il contemplera son retour à lui-même, ce sera assurément un grand jour car vous serez devenu tel que le Père est, c'est-à-dire amour illimité, joie illimitée, être illimité.

Dieu le Père est sans lois! C'est l'homme et non Dieu qui a créé les lois. Le Père a donné à l'homme le libre arbitre afin qu'il soit le souverain législateur en son royaume - afin qu'il puisse créer avec la pensée toute croyance, toute vérité, toute attitude pertinente à une meilleure compréhension de l'ensemble de la vie. L'homme a fait usage de cette liberté pour créer des lois qu'il juge nécessaire à la vie sociale. Malheureusement la plupart des lois ont été établies sans pitié, uniquement dans le but d'intimider et de réduire à l'esclavage les gens. Elles ont été établies avec l'intention de limiter la liberté, non pas de l'exalter. si l'homme ne peut vivre sans lois c'est perce qu'il vit dans la terreur de lui-même et donc pense que les lois sont indispensables pour le gouverner. La seule raison en est qu'il a perdu le sens de sa nature divine et de son immortalité.

Maître. Mais en l'absence de lois, Ramtha, comment serait-il possible d'empêcher quelqu'un d'exprimer le mal en lui - de commettre des actes répréhensibles?

Ramtha. Permettez que je vous dise ceci, maître: dans l'arrangement cosmique toutes choses sont et il n'existe pas quelque chose comme le mal. Bien que l'on ait écrit que l'homme est mauvais en son âme, cela n'est pas vrai; il est divin en son âme. Car son âme et tout ce qu'il est sont de Dieu; ils ne peuvent avoir d'autre origine.

Rien n'est hors de la juridiction du Père, de l'Être. absolument rien! Toute pensée, tout acte jugé comme mauvais par quelqu'un, comme néfaste ou erroné, existe dans la conscience de cette personne, si bien que ladite pensée fait nécessairement partie de l'Esprit de Dieu. Et dans la mesure où toutes choses font partie de Dieu, dire d'une chose qu'elle est mauvaise signifierait également que Dieu est mauvais, ce qu'il n'est assurément pas. Non plus que Dieu n'est bon car il ne peut être bon qu'au regard du mal.

Dieu en fait n'est ni bon ni mauvais; il n'est pas plus le mal que le bien. Non plus qu'il n'est parfait. Le Père est la qualité d'être de toute vie, l'instant d'éternité qui s'écoule dans la joie pour la joie de connaître. La Force de Vie n'a pas capacité de se dénaturer, de sortir de l'état d'Être en jugeant une part d'elle comme bonne ou comme mauvaise, diabolique ou divine, parfaite ou imparfaite.

Savez-vous ce qui se produirait si Dieu jetait les yeux sur quelqu'un et disait: "Ce que tu fais est mal"? La conscience de l'entité qui exprime une chose qu'elle a besoin d'exprimer serait entièrement privée de vie. Et si pareille chose pouvait se produire alors la Vie cesserait d'exister parce que le libre arbitre, ce qui rend possible la création, cesserait d'exister. mais Dieu est intégralement illimité, il est la totalité non divisée de l'Être. Dieu ne peut pas se dévisager avec les yeux de la limitation, de la restriction. S'il le pouvait, vous ne seriez pas en ce monde, à exprimer la faculté de vous juger ou de juger vos frères.

Il n'y a ni bien ni mal, maître; il n'y a qu'être, et dans l'être toutes choses se mesurent uniquement en termes d'accomplissement. ce que vous avez un jour fait, aussi beau ou abject que cela vous ait paru être, vous l'avez fait pour les besoins de la connaissance. Votre âme vous y incitait, afin d'apprendre par cette expérience et de progresser dans la sagesse. Ce qui n'est ni mauvais ni pervers, c'est le prix à payer pour devenir Dieu.

C'est l'homme et non Dieu qui juge l'homme. l'homme, dans sa créativité, a inventé la balance du bien et du mal afin de retirer à ses frères la liberté d'expression. la peur de la punition, en cas de non-respect du dogme religieux ou des lois d'un pays, est l'épée qui a régi et contraint les nations pendant des siècles et des siècles. Et s'il pouvait y avoir ce que vous appelez une chose "mauvaise", ce serait celle consistant à ôter à une entité la liberté d'exprimer Dieu en lui. En fait, chaque fois que quelqu'un agit ainsi vis-à-vis de son semblable, il agit également de la sorte envers lui-même - et de façon plus marquante encore. Chaque fois que vous imposez à quelqu'un un jugement ou une limitation, cela devient loi dans votre propre conscience, et c'est en vertu de cette même loi que vous vous limiterez et vous jugerez.

L'homme n'est pas mauvais en son âme. Bien qu'il vive sous l'auspice du mal, selon un entendement supérieur un tel mal n'a pas d'existence. seule existe le théâtre de la Vie qui accorde à chacun le droit de créer avec sa pensée selon ses choix. C'est là l'unique réalité qui soit. Dans cette réalité Dieu permet que soit créée l'illusion du mal par la superstition, les croyances dogmatiques et les attitudes très limitées - d'enfermement - de l'homme en général. À force d'observation, de jugement et d'espérance du mal, le mal finit par vraiment exister dans la réalité de quelqu'un - mais uniquement dans la réalité de cette personne.

Les seules lois qui aient une existence sont celles que vous établissez et rendez effectives dans votre vie. Si vous décidez de croire au bien et au mal, alors cette croyance devient une réalité pour vous, et vous n'êtes pas le moins du monde dans l'erreur. mais rappelez-vous que c'est seulement votre réalité, non pas la mienne ou celle de quiconque. Elle est vôtre, conformément à une pensée, une croyance, une opinion.

Aussi longtemps que vous garderez cette opinion elle aura certainement une réalité. Le jour où vous ne lui accorderez plus votre foi, elle cessera d'être une réalité. Les choses sont aussi simples que cela.

Maintenant, maître, dites-moi ce qu'est le mal pour vous. Comment comprenez-vous le mal?

Maître. Eh bien, je dirai qu'il est opposé du bien. Mais le mal implique surtout pour moi le fait de nuire à quelqu'un.

Ramtha. Vraiment? Et pourquoi cela serait-il un mal?

Maître. Parce que, pour prendre un exemple, si quelqu'un nuit à ma fille, c'est un mal. Disons qu'il y a risque de mort pour elle.

Ramtha. C'est là votre jugement du mal. Car quel mal y a-t-il à mourir?

Maître. Vous pensez donc que même le meurtre n'est pas un mal?

Ramtha. C'est juste. Je ne pense pas que le meurtre soit un mal, parce que je ne me limite pas, pensant que quoi que ce soit puisse prendre fin: pour moi, rien n'est jamais détruit. Absolument jamais! Le Père, qui est Être et Vie pour toujours n'a rien créé qui soit supérieur à lui et qui puisse contrecarrer la garantie de vie. Ce que le Père a créé, maître, rien ne peut le soumettre; cela vivra éternellement. Par conséquent, votre enfant ne serait pas anéantie, puisque rien ne peut détruire la vie de Dieu.

Maître. Donc, selon vous, le meurtre lui-même n'est ni un mal ni un préjudice?

Ramtha. C'est bien cela.

Maître, je vous dis que la vie est sans fin. Elle est encore et toujours. Et d'instant en instant chaque entité s'exprime sur la scène de la Vie, chacune a d'innombrables occasions de s'accomplir dans le bonheur. Mais la manière dont il décidera d'accomplir chaque instant dépendra toujours de sa volonté et de ses désirs et de ce qu'il sentira être bon pour lui. Tel est son choix. Telle est la seule vraie force qui gouverne l'homme - les pensées et les émotions qui l'animent dans ses profondeurs.

Vos gouvernements et vos religions peuvent tenter de contraindre les masses par des lois et des règles et des réglementations, mais jamais ils n'arriveront à gouverner la volonté de l'entité secrètement en action dans sa pensée; seule l'entité peut le faire. Et si la volonté incite une entité à tuer quelqu'un, pour de bon ou seulement en son âme par la pensée (les deux se valant, car ce qui est fait en pensée c'est comme si cela était déjà fait concrètement - et il n'existe pas une seule entité qui n'ait pourfendu quelqu'un par la pensée), cette entité donc a besoin de faire pareille expérience. Celle-ci a sa raison d'être. et j'aimerais que vous compreniez que l'entité qui prend part à cette expression du meurtrier n'est en fait pas la victime de ce dernier. Car peut-être avait-elle réfléchi à la possibilité d'être brûlée, pourfendue ou rudoyée. Et du fait même qu'elle a envisagé telle chose et la craignait, elle l'a attirée jusqu'au seuil même de sa maison. Aussi l'un et l'autre, celui ayant besoin de tuer et celui ayant besoin d'être tué - du fait qu'il lui faut comprendre ce que c'est que de se faire tuer - s'attirent-ils mutuellement… pour les besoins de l'expérience.

Grand nombre de gens seront horrifiés par un tel acte. Ils jugeront et maudiront le tueur. Mais moi j'aime l'entité qui a tué. Car comment m'en empêcherais-je? Serait-il hors de la providence, de la Vie, des merveilles de Dieu? Non point, maître.

La victime renaîtra, encore et encore, car la vie est perpétuellement, continûment. C'est la seule chose qui soit perpétuelle. Si j'abhorrais l'acte et jugeais le meurtrier, c'est moi-même que je jugerais et ma vie serait affectée par ce jugement, je peux vous l'assurer. car le JE SUIS aurait pris une part de soi-même et l'aurait séparée de son être. En conséquence, j'aurais perdu mon intégrité. Comprenez-vous? Le meurtrier a d'ores et déjà prononcé sa propre sentence, car il sera à la merci de ses attitudes devant son acte, il lui faudra les assumer au royaume de sa pensée et de son émotion dans l'éternité des instants qui suivront.

Je n'abhorre pas l'acte. je l'ai soumis à ma raison. Je le comprends. Je ne m'arrête plus à lui.

Dans l'Intelligence appelée Dieu, rien n'est mal. Tout est expérience procurant de la sagesse. Voilà la réponse que je vous fais. Et le jour où l'homme ne sera plus condamné par ses frères et qu'il s'apercevra qu'il n'est pas mauvais en son être, qu'il est Dieu en son être, qu'il comprendra qu'il est intégralement aimé et soutenu par la Force de Vie appelée Dieu, ce jour-là s'éteindra son besoin d'expérimenter la guerre ou le viol ou le meurtre, ou toute autre situation du même genre, en sorte de pouvoir comprendre son mérite, sa puissance d'être et son immortalité. Et lorsque l'homme se sera libéré de cette conscience réductrice, avec ses lois et ses desseins et ses règles, il découvrira la joie et la paix d'être grâce auxquelles il pourra s'aimer et aimer l'humanité tout entière et permettre que tous vivent en toute liberté, chacun suivant ses propres desseins chargés de sens. Il aimera comme Dieu aime. Alors il sera comme Dieu est - il sera le fondement qui nourrit et garde toute vie. Ainsi soit-il.

Maître. Deux personnes sont entrées dans ma vie récemment et j'aimerais savoir d'une part pourquoi, d'autre part si nous avons déjà été réunis en des vies antérieures.

Ramtha. S'ils sont dans votre vie, entité, c'est parce que vous le voulez et eux aussi. Pourrait-il y avoir raison plus importante?

Maître. Mais je ne suis pas certaine de vouloir qu'ils soient dans ma vie. Je supposais que leur présence signifiait peut-être quelque lien karmique entre nous et que nous devions apprendre les uns des autres.

Ramtha. Voyez-vous, maître, lorsque des rapports ne sont pas satisfaisants, l'idée romantique nous faisant supposer que peut-être nous avons déjà été réunis en des vies antérieures leur donnent le côté fascinant qui leur manque. Ce qu'on appelle "lien karmique" se justifie par une réalité excessivement simple: le besoin. Vous avez besoin de vous trouver avec une multitude de gens tout au long de vos vies, vos incessantes vies, vous appréciez toute cette compagnie et voulez sa présence. Mais si vous deviez vivre avec le mêmes amis, vie après vie, au bout d'un certain temps vous trouveriez cela monotone et ennuyeux. Si aujourd'hui vous les retrouvez, la seule leçon que vous ayez à tirer peut-être est que votre nouvelle réunion n'a d'autre sens que de vous apprendre à vous séparer d'eux.

Maître. Bon, je crois comprendre ce que vous dites. Mais j'aimerais vous poser une deuxième question sur le karma. L'on m'a appris que des événements comme les meurtres, les vols ou les accidents sont à attribuer au karma, qu'ils rétablissent l'équilibre avec des événements d'une vie passée. J'aimerais que vous me disiez ce que vous pensez du karma.

Ramtha. À vous de savoir ceci et à tous de le comprendre: Ce que vous dénommez "karma" n'est pas la loi de Dieu mais celle de ceux qui y croient. Malheureusement, ces derniers sont légion, qui luttent avec ardeur pour atteindre à une compréhension illusoire du nom de perfection. Ils croient qu'il leur faudra se réincarner et payer dans la vie à venir pour des actions de cette vie-ci. Ils attribuent les événements de leur vie, quels qu'ils soient, au karma! Quelle piètre explication de la vie, maître; la vie mérite bien mieux.

Les lois du karma sont à vrai dire une réalité, mais uniquement pour ceux qui y croient. Les seules lois existantes sont celles dont chacun permet l'action dans son royaume. Le véritable législateur est l'entité souveraine. Chaque entité est dotée d'un ego qui accepte des vérités; et pour cet ego la vie sera selon ce qu'il appellera vérité, selon les lois qu'il établira. Aussi est-ce par la croyance et une compréhension altérée que nombre d'hommes ont établi pour eux-mêmes les lois d'équilibrage et l'idéal du nom de perfection.

Si vous décidez de croire au karma vous serez assurément à la merci de votre propre création, puisque vous aurez donné de l'autorité à cette croyance. Dans ce cas, le karma sera opérant dans votre vie. Dans ce cas vous pouvez être assurée de renaître ici encore et encore en sorte d'annuler ou d'exalter les effets de vos actes dans une vie antérieure.

Je ne reconnais ni le karma ni la perfection, qui sont à mes yeux des limitations, non pas des réalisations. Ceux qui luttent pour la perfection à travers les restrictions du karma ne réaliseront jamais ce pour quoi ils luttent. Un karma étant réalisé, ils en créeront un autre; jamais ils n'atteindront l'être, l'état de Dieu, car ils seront continuellement en situation d'endettement plutôt que dans une situation de receveur. La perfection n'existe pas; il n'y a que l'être. dans l'être, la vie change et évolue à chaque instant, si bien qu'il est impossible à l'état de perfection de s'établir.

Je ne reconnais que l'être, entièrement exempt de lois et d'idéaux, car les lois et les idéaux empêchent de devenir Soi, Dieu. Dans l'optique de l'être, il n'y a rien à faire dans la vie hormis ce que vous voulez faire. Si vous décidez d'accepter les enseignements du karma, le karma créé par ce choix pour les besoins de votre expérience. Mais comprenez que vous créerez en même temps les illusions de la puissance limitée et de la rétribution. Tel sera votre lot; vous serez prisonnière de votre pensée limitée.

Vous êtes libre. Vous êtes libre de créer dans l'instant la vérité, la réalité, l'illusion de votre choix. En tout instant aussi vous pouvez revenir sur votre décision précédente puisque vous êtes douée de puissance illimitée.

Le karma n'a pas d'existence, seul le besoin en a. or le besoin est extrêmement inconstant, si inconstant qu'il peut disparaître à l'instant même où il est ressenti.

Les meurtres, les accidents et les vols ne sont pas à considérer comme des punitions, comme de la monnaie en retour d'actes commis il y a un certain temps. Ils sont votre création, le résultat de pensées et d'expériences envisagées. Ce ne sont pas non plus des états ou des circonstances censés durer à jamais. Selon un entendement élargi on ne peut les considérer comme des phénomènes épouvantables. D'un point de vue rétrospectif, ils sont en fait d'excellents instructeurs.

Supposons que vous assistiez au massacre de dix mille innocents. Vous vous dites alors "Quel malheur! Et pensez que les anges du ciel ne pleurent pas devant pareille atrocité! Qu'ils continuent de chanter la gloire de Dieu!" Eh bien oui, ils ne pleurent pas! La raison en est qu'ils ne sont pas soumis à la croyance limitée qui leur ferait penser que la vie puisse un jour avoir une fin. Ils savent que ceux qui sont tués sont immédiatement enlevés au ciel, comme vous dites, en vue d'entreprendre un apprentissage supérieur, de faire d'autres expériences - et pour ce que j'appelle, moi, d'autres aventures. Et bien que l'on mette en terre dix mille corps et qu'on pleure sur eux, Dieu, lui, ne pleure pas. C'est pour cette raison que vos lendemains sont assurés.

Qui, d'après vous, a créé votre destinée? Bien des gens croient en un souverain qui manipulerait tout le monde et serait cause de toutes choses, se déchargeant ainsi de la responsabilité de leur propre vie. Mais moi je vous dis que vous seule êtes maître de votre destinée. Vous êtes le créateur de tous les instants de votre vie par les pensées et les émotions entretenues. Il n'y a qu'une chose que vous ayez à apprendre, à savoir que cet instant, ce présent dure assurément à jamais, qu'il se perpétue. Et dans la continuité de ce présent chaque instant est entièrement neuf. Entièrement neuf, maître! Il n'est pas le captif d'hier; il est le présent que vous avez créé en sorte de pouvoir donner réalité à votre futur. Par conséquent, vous êtes libre de faire ce que vous souhaitez faire en cet instant. Le Père vous a accordé la liberté et le pouvoir de créer à neuf chaque instant. Tel est son amour pour vous.

Personne n'est régi par son passé. Quoi que vous ayez pu faire, il y a seulement un instant ou il y a mille ans, vous n'avez aucune dette à payer. À l'instant de votre acte vous avez acquis une certaine compréhension et ainsi pu découvrir qu'il était bon et sensé de l'entreprendre.

Le passé n'est qu'un instant présent dont on a fait l'expérience et qui n'est plus. Vous avez appris de lui tout ce qu'il convenait d'apprendre - cette connaissance est la seule incidence sur votre présent. Par cette connaissance vous avez acquis la sagesse de créer cet instant-ci au mieux de vos aptitudes.

Le passé est terminé, il n'est plus. Le passé ne vit en vous en ce présent-ci que sous forme de sagesse. Par lui vous avez gagné en sagesse. Aussi en ce présent-ci êtes-vous plus grande que jamais. En lui votre connaissance est supérieure à celle du présent d'hier. vous êtes en cet instant la somme totale de vos connaissances. Et en chaque instant de votre expression vous créez à neuf - une nouvelle aventure dans l'émotion en sorte de croître encore en sagesse.

La seule chose qui soit est le présent. Ce qui importe est le présent. Vous êtes le produit du présent. Votre vie tout entière se vit dans le présent. Votre futur est créé dans le présent. Vivre véritablement en cet instant, être dans cet instant cela signifie vivre en marge des lois et des règles. Dans l'être, il importe de vivre dans le présent, non point dans le passé ou dans le futur, car c'est dans le présent que vit Dieu - Dieu qui est être.

Lorsqu'on découvre que le présent est tout ce qui est, on décide de mener sa vie de telle manière qu'en tout instant l'on vive l'aventure dictée à soi par les sentiments, que l'on fasse les expériences inédites qui résulteront en une sagesse accrue.

Si vous êtes revenue sur ce plan ce n'est pas pour vous acquitter de dettes, dont vous n'avez même plus le souvenir, ni pour accomplir des choses que vous seriez censée accomplir, mais dont personne ne peut vous révéler la nature. Et pourtant l'on vous dit "tâchez d'atteindre à la perfection!" Comment pourriez-vous atteindre quoi que ce soit au milieu de la confusion? Vous êtes revenue en ce monde uniquement en vertu d'in choix, grâce à un corps de votre choix. À l'aide d'un ovule et d'un spermatozoïde votre corps s'est créé en sorte que vous puissiez vous exprimer à nouveau sur ce plan de l'illusion créative. Vous n'êtes pas revenue en ce monde pour liquider un karma mais bien plutôt pour accomplir des émotions.

Vous êtes en ce monde pour apprendre que, où que vous soyez, vous vous y trouvez uniquement parce que vous l'avez voulu, que telle a été votre volonté. Vous êtes ici pour glaner de la sagesse et la mettre en œuvre sur la scène de la Vie. Vous êtes ici pour cette vie - et pour autant de vies que vous le souhaiterez - afin de jouer à fond cette illusion et de faire l'expérience de toutes choses dont votre âme a besoin pour s'accomplir dans la sagesse. Le jour où vous connaîtrez toute la richesse et les subtilités de l'émotion, vous n'aurez plus ni le besoin ni l'envie de faire retour ici. Mais c'est vous seule qui déciderez du moment.

Maître, vous êtes en ce monde pour devenir Dieu. Or pour devenir Dieu il est nécessaire de déraciner en soi toute loi, toute croyance dogmatique, toute pratique rituelle et d'être illimité en pensée. Si vous désirez posséder la liberté d'expression illimitée, un corps immortel, la paix et la joie, comprenez que votre vie est absolument sans frontières. Le comprenant, elle le deviendra, car tout ce que vous désirez voir devenir vérité en votre être, que vous reconnaissez comme vérité dans votre être le deviendra effectivement. Telle est la seule loi à accepter dans votre royaume.

Comprenez que vous n'avez contracté de dette en vertu de quelque acte ou pensée, que ce soit dans cette vie-ci ou dans une vie antérieure, dans la mesure où vous vous êtes pardonnée pour cet acte ou cette pensée. Le pardon de soi est l'acte effaçant de votre âme toute trace de culpabilité ou de condamnation (la culpabilité et la condamnation vous empêchant de pleinement exprimer le Dieu que vous êtes). Vous ayant accordé le pardon, reconnaissez que cette vie-ci et toutes celles à venir sont part du présent, qui est le futur de tout ce qui est.

Comprenez que vous vivrez pour toujours, que vous n'avez jamais failli et que votre unique tort a été de croire avoir mal agi.

Aimez-vous, maître. Et écoutez ce que votre âme dit, ce qu'elle a besoin de connaître, de ressentir; accordez-le lui, de bon cœur, jusqu'à ce que vous en ayez assez. L'ennui est le signal par lequel votre âme vous informe qu'une expérience vous a appris tout ce qu'il y avait à apprendre d'elle et que le temps est venu d'aller vers une nouvelle aventure. En n'écoutant que vos sentiments vous acquerrez la liberté de devenir dans l'instant ce que vous décidez de devenir. Et sachez que vous n'avez de comptes à rendre à aucune loi, ni aucun enseignement ni aucune entité. Le présent et les sentiments qu'il vous accorde est tout ce qui importe.

Soyez sans lois. Être sans lois n'est pas synonyme d'imprudence ou d'insouciance, cela signifie dénouer la corde autour de votre cou et vous autoriser à respirer. En prenant vos distances par rapport aux lois, aux dogmes et aux croyances limitées vous vous accordez d'être comme Dieu: libre et illimitée. Alors vous pouvez être la puissance que vous êtes et créer et régénérer, aussi bien vous-même que la vie. Alors votre présence en ce monde n'a plus pour mobile l'envie de corriger votre comportement à l'égard de telle personne ou telle autre mais votre seul désir de vivre. C'est une aventure qui se déploie d'instant en instant.

Vivez et soyez heureux. C'est là tout ce que le Père ait jamais exigé de vous.

par joss