Le pouvoir purificateur des plantes d’intérieur.

Les plantes améliorent la qualité de l'air en absorbant les polluants chimiques

Des plantes dans la maison, outre le côté esthétique, cela permet de "dépolluer" l’air de nos habitats, de façon naturelle. Car nos habitations sont loin d’être saines ! Les matériaux employés dégagent des gaz toxiques pour le nez, les yeux et la gorge (on en détecte d’ailleurs facilement l’odeur dans les habitations neuves).

En 1980, les premières études menées par le Dr Bill Wolverton de la NASA, portaient sur le recyclage de l’air dans les navettes spatiales. Elles ont permis de découvrir que les plantes ont la capacité de dépolluer l’air de façon significative. Depuis, différentes études ont confirmé ces résultats.

En France, le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et la faculté de pharmacie de Lille mènent des essais dans le cadre du projet Phyt’Air, notamment sur les capacités du chlorophytum à résorber le toluène (solvant) dans l’air.

En fait, les plantes absorbent les particules au cours de leur respiration, les acheminent jusqu’à leurs racines où elles sont détruites par les micro-organismes présents dans le terreau.

De plus, leur action dépolluante est durable et rapide, déjà mesurable dès les premiers jours après leur installation

Conserver le terreau de la plante toujours humide : plus une plante consomme d’eau, plus elle génère d’humidité et plus elle est à même d’éliminer des polluants. Cependant, un excès d’humidité serait néfaste : le terreau ne doit pas rester détrempé, ni l’eau stagner dans les soucoupes.

Eliminez régulièrement la poussière qui se dépose sur les feuilles, en vaporisant de l’eau pure sur les deux faces, ou en nettoyant les plus larges à l’aide d’une éponge humide.

Chaque plante ayant des capacités différentes à filtrer les éléments polluants, n’hésitez pas à les associer pour obtenir de meilleurs résultats.

  • Aglaonéma (A. communtatum)

Très facile à vivre, elle atteint facilement 50 cm de hauteur. Ses larges feuilles sont joliment panachées. Cette plante apprécie d’être bassinée de temps en temps, à l’eau tiède. Cette plante se satisfait d’une lumière tamisée, supporte le chauffage et la climatisation.

Effet dépolluant : benzène et toluène.

  • Azalée d’intérieur (Azalée indica)

Elle fleurit entre septembre et mai dans divers tons de rose, et pousse lentement jusqu’à 80 cm de hauteur. Elle apprécie d’être arrosée régulièrement à l’eau non calcaire tiède (mais surtout pas d’eau stagnante dans la soucoupe !), la vaporisation quotidienne de ses feuilles à l’eau douce tiède, et de vivre sous une lumière indirecte à 18° C maximum durant la floraison. Supprimez les fleurs fanées au fur et à mesure.

Effet dépolluant : elle absorbe les vapeurs d’ammoniac des détergents pour sols.

  • Chlorophytum

Quasiment increvable, c’est une plante prolifique qui porte ses bébés à bout de tiges. Les nouvelles pousses ne demandent qu’à s’enraciner si on les met dans du terreau. Disposez-les un peu partout dans la maison, dans des suspensions.

Effet dépolluant : idéal pour le monoxyde de carbone et les solvants des peintures et des colles (toluène comme formaldéhyde).

  • Dracaena (Dracaena fragrans)

Poussant tout en hauteur, le dracaena est volumineux sans être trop encombrant. Le placer dans un angle bien éclairé, sans soleil direct, et loin du radiateur, en évitant de trop l’arroser.

Effet dépolluant : il absorbe le formaldéhyde et le benzène, notamment celui dégagé par la fumée de cigarettes.

  • Lierre

C’est plutôt une plante d’extérieur, mais elle s’adapte à un intérieur frais et peu lumineux. Lorsque le lierre est cultivé en suspension, les tiges s’allongent assez vite.

Plus décoratives, les variétés panachées demandent plus de lumière.

Effet dépolluant : il filtre les solvants des peintures et le monoxyde de carbone dégagé par les appareils de chauffage.

  • Philodendron (Monstera déliciosa)

Bien nourri et arrosé, ce végétal devient assez vite imposant, développant de larges feuilles brillantes très faciles à nettoyer. Le mieux est de lui positionner un gros tuteur recouvert de mousse. Ainsi il pourra s’y accrocher et grimper vers le haut. Cette plante, épiphyte et grimpante aime la lumière, mais de soleil direct.

Effet dépolluant : élimine le formaldéhyde et surtout le PCP, nocif, longtemps émis par les produits classiques de traitement du bois.

  • Pothos (Epipremnum pinnatum)

Pour obtenir de larges feuilles plus efficaces, palissez les tiges grimpantes du pothos sur un tuteur recouvert de mousse (à conserver humide). Les racines vont s’y fixer et puiser l’eau. Les variétés panachées apprécient la lumière sans soleil direct.

Effet dépolluant : il absorbe surtout le monoxyde de carbone.

  • Spathiphyllum (Fleur-de-lune)

Les variétés les plus imposantes atteignent 2m de hauteur, mais il y en a de plus petites. Ses fleurs blanc pur s’épanouissent presque toute l’année. La plante demande juste un peu de lumière, mais sans soleil direct.

Effet dépolluant : résorbe aussi bien le benzène, le trichloréthylène que le formaldéhyde. Ses performances sont dues à un taux d’évaporation élevé.

  • Syngonium (Syngonium podophyllum)

C’est une liane tropicale, dont les tiges s’étalent sur 2m en pot. Il faut donc le palisser sur un treillis, ou placer la potée en suspension, à la lumière vive, mais indirecte. Vaporisez les feuilles quand il faut plus de 20°C.

Effet dépolluant : lui aussi lutte contre le formaldéhyde.

  • Fougère de Boston (Nephrolepis exaltata Bostonienis)

Les frondes retombantes, découpées et ondulées, de cette fougère s’étalent sur un bon mètre de largeur. Placez le pot dans une pièce fraîche en lumière tamisée, sur une sellette ou en suspension. Arrosez et pulvérisez de l’eau sur les feuilles.

Effet dépolluant : elle boit et rejette beaucoup d’eau, ce qui augmente le taux d’humidité et favorise l’action dépolluante des autres plantes.

Bonheur/Lila www.rhiyourh-lila.com

par bonheur