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+#+2012 En question

+#+Note : J’utilise le terme « Conscience » sans pronom personnel ou déterminant. En effet, Conscience comporte tout : la particularité et l’Unité en dehors de toute notion d’espace et de temps. C’est une manière de ne plus distinguer ma conscience de celle des autres (humain ou divin) et du Cœur de celle de la Matière. Le mot dieu ayant disparu de mon vocabulaire, il ne reste plus qu’un terme qui engobe tout : Conscience.

Pour certains 2012 est signe d’espoir d’un nouveau monde issu d’une infusion énergétique à grande échelle sur la Terre. Voilà une date qui peut faire tourner les têtes. Cette date est synonyme d’une peur omniprésente, même si elle est cachée par une note d’espoir, particulièrement dans la peur de se perdre et, non des moindres, la crainte d’être abandonné et d’être confronté à la mort par l’idée de fin du monde. Mais cela tient-il la route au regard de Conscience ?

Conscience n’est pas régie par des lois cosmiques, ni par des obligations, ni par le karma ou la destinée. Conscience a été, est et sera. Elle est dans l’instant de toute éternité. Conscience et humain ne sont pas séparables, l’humain émanant de Conscience, leur vibration est identique. Conscience ou humain n’ont jamais connu d’autre état que celui nommé « éveil ».

Il n’y a rien à faire, rien à prévoir, rien à organiser pour modifier ou transformer cet état qui comprend tout. Il suffit pour l’humanité d’accomplir le choix de reconnaitre ce qu’elle est, via le sentiment et l’émotion, au travers de la dualité et de la justesse.

Dans ce processus de retrouvailles, l’humanité joue son rôle à la perfection. Nous pourrions organiser une cérémonie aux 6.722.000.000 (population mondiale au 28 août 2008) oscars tant nous sommes passés maîtres de ce jeu de réaction, de comédie, d’histoires à l’eau de rose, de films de guerre, de drames émotionnels… Dans ce jeu d’incarnation nous sommes à la fois le metteur en scène, l’acteur et le décor.

Revenons à 2012. Il n’y a là rien d’exceptionnel, si ce n’est l’angoisse d’une partie de l’humanité de vivre l’écroulement d’un monde suite à un décret céleste ou à une perturbation cosmique. Notre monde, depuis son origine, est légitimé par la croyance en une loi karmique, le péché originel ou la destinée.

De nombreuses théories concernant 2012 prônent l’émergence d’une énergie qui descendrait sur la Terre pour créer un nouvel espace différencié vibratoirement plus élevé, destiné pour les êtres ouverts à la spiritualité. Le monde actuel, vibratoirement moins élevé, serait laissé aux retardataires. Dans cette perspective, la nouvelle énergie n’émane pas de notre cœur, mais de l’extérieur (énergie cosmique). En quelque sorte, cela relève du mérite, de la séparation ou du jugement. Dès lors nous ne sommes pas assurés d’être du bon côté de la barrière.

La prophétie 2012 repose principalement sur des recherches menées à partir du calendrier Maya basé sur la configuration planétaire de l’univers. Depuis la nuit des temps, l’idée de la fin du monde bouleverse l’humanité qui croit encore en l’existence d’un dieu ou de lois universelles qui la dirigent. Cette idée d’apocalypse a toujours existé dans toutes les civilisations et toutes les cultures. Cette croyance prend sa source dans le conflit entre l’ombre et la lumière, comme si l’humanité était censée choisir entre ces deux pôles. Nous retrouvons ici les notions de bien et de mal, de pur et d’impur, d’un dieu créateur et de sa créature humaine. C’est ce que j’appelle l’effet « Dark Vador ».

J’aimerais souligner quelques détails concernant la civilisation Maya pour rappeler le contexte dans lequel leur calendrier a été élaboré. Les Mayas croyaient au courroux des dieux et craignaient leur sentence pouvant amener la fin du monde. Ils vivaient principalement la dualité vie/mort. Ils édifiaient des temples-pyramides censés rapprocher les hommes du monde surnaturel et permettre la communication avec l’’au-delà. Les sacrifices humains, destinés à plaire aux dieux, étaient pratiqués au cours de leurs rituels et durant les jeux de balles qui se déroulaient lors des périodes favorables de leur calendrier.

Sans mettre en doute leurs connaissances astrologiques héritées, il est utile de rappeler que, par peur d’un anéantissement, celles-ci étaient principalement dédiées aux rituels religieux. Aujourd’hui certains élaborent une vérité autour de 2012 à partir de ce calendrier sans tenir compte du contexte (culte sanglant basé sur la peur de la fin du monde). Ce phénomène d’omission du contexte est comparable avec les « découvertes » de Christophe Colomb. Le monde civilisé a retenu l’histoire du navigateur en occultant le fait, qu’en réalité, les Terres qu’il est censé avoir découvertes étaient déjà habitées, et surtout le fait que son aventure est parsemée d’actes sanguinaires.

La peur du courroux divin aurait-elle entrainé la fin de l’empire Maya ? Ils auraient acclamé l’arrivée des espagnols, les confondant avec les dieux salvateurs qu’ils attendaient et ont, en définitive, été décimés par les armes et la maladie.

Actuellement, nos attentes et nos craintes - induites par la séparation entre les mondes divin et humain - d’un changement venu de l’extérieur, émises sans la conscience que chaque Être est l’unique créateur de l’univers, ne manifestent-elles pas dans la réalité un (faux) changement extérieur non contrôlable? Dans ce cas, 2012 n’existe pas, car il s’agit, une fois de plus, d’êtres qui donnent leur pouvoir à l’extérieur (dieux, politique, médias, théorie du calendrier Maya, archanges, apocalypse, maîtres…). Cette séparation entre les dimensions divine et humaine et la peur du courroux divin qui en découle ne créent-elles pas un non-événement qui, en l’absence de cette séparation et de notre imaginaire, n’existerait pas ?

Ce phénomène de séparation ne donnerait-il pas naissance à la concrétisation d’une réalité basée sur nos peurs et ne serait-il pas la seule cause de la chute des civilisations passées ? Ne sommes-nous pas en train d’envisager une nouvelle apocalypse à partir de cette peur ancestrale de fin du monde, accentuée par le fait qu’aujourd’hui, il n’est plus question de civilisations localisées, mais de toute la planète? Si auparavant il était possible de fuir ou de s’éloigner d’un lieu de conflit ou d’une catastrophe, actuellement, le changement prévu pour 2012 englobant toute la planète, il n’est plus possible de quitter les lieux sauf, selon certains écrits motivés par cette peur d’exode impossible, avec l’aide d’extra-terrestres qui nous emporteraient « ailleurs » dans des vaisseaux prévus à cet effet.

Nous avons oublié que la transformation extérieure choisie ou consentie passe inéluctablement par la transformation individuelle intérieure. Dans le cas contraire, nos peurs créent un espace d’expérimentation imposé afin de nous confronter à elles. Par conséquent, nous ne changerons pas de dimension, nous ne connaîtrons pas un monde parallèle, nous transformons seulement notre état de conscience en sortant de la dualité, de la séparation et, simultanément, nous transformons l’espace dans lequel nous nous exprimons.

Les théories Mayas sont étayées par divers channelings annonçant la fin d’un monde et/ou l’émergence d’une nouvelle Terre promise. Il est question de nouvelles dimensions, d’énergies cosmiques, de l’arrivée d’extra-terrestres, d’archanges… œuvrant pour la planète. Toutes ces théories se basent sur un unique principe : la séparation, que ce soit entre l’humain et de divin, le pur et l’impur, le bien et le mal, l’initié et le profane… Tous ces textes librement inspirés par la peur parlent entre autres : - D’ascension ultime mettant l’Être incarné en contact avec le divin. Il devient donc indispensable de rejoindre la lumière. Mais de quelle lumière est-il question ? Ne sommes nous pas en train de confondre Conscience, trônant en nos cœurs, avec notre croyance en un dieu créateur et salvateur ? - De l’état de noirceur du monde où le « bien », incarné par les Êtres d’amour et de lumière, combat le « mal », incarné par un gouvernement obscur assisté par des extra-terrestres (effet Dark Vador). Selon ces théories, l’humanité aurait été dépossédée de son libre arbitre, lorsque nous n’avons jamais été séparés de notre liberté de choix. Avons-nous réellement besoin d’extra-terrestres pour manipuler l’humanité ? - De lutte entre l’ancien et le nouveau monde lorsqu’il n’existe qu’un seul monde, celui que nous créons, soit en conscience par des choix de justesse individuels, soit inconsciemment en laissant nos peurs nous guider.

- D’énergie ou de consciences évoluées qui viendraient aider l’humanité à se sortir d’un puits illusoire qu’elle a creusé elle-même par la séparation. La dualité n’est-elle pas la clef de voute permettant l’expérimentation dans l’incarnation ? Ne l’avons-nous pas choisie pour nous reconnaître ? En dehors du choix individuel d’en sortir, existe-t-il réellement une forme de conscience bienfaisante qui répandrait sa compassion sur les « justes » de l’humanité ? - D’urgence à changer le système social, politique, économique ou écologique. Comme s’il fallait vaincre ou lutter contre une mafia politique lorsque nous acceptons de répondre quotidiennement, et sans condition, à des lois ou à des devoirs institutionnels pour lesquels nous votons et à qui nous demandons de régir nos existences. Ne s’agit-il pas simplement d’une humanité qui se laisse manipuler par peur plutôt que par de vilains manipulateurs aux dents longues ? - De nouvelle dimension qui nous ferait quitter l’ancienne alors tout est de tout temps, ici et maintenant. Il n’y a pas plus de dimensions que de nouveau monde, il n’existe que des choix de transformation de notre état de conscience individuel qui se reflète dans notre réalité. - De fusion de dieu et de l’humain. Dieu serait omniprésent et, néanmoins, il faudrait le chercher en soi. N’est-ce pas là une croyance absurde ? Dans ce cas, comment trouver dieu en soi lorsque celui-ci continue à décider, sans notre consentement, de la création d’un nouveau monde ? L’idée la plus rependue voudrait que chaque humain fusionne avec dieu. Dans cette logique, c’est l’humain qui vient vers dieu pour se fondre en lui. Où est la fusion si l’un absorbe l’autre ? Cela souligne encore une séparation notoire. - …

Au fil du temps nous avons réinventé le monde un nombre incalculable de fois, comme si à chaque nouvelle tentative, nous étions dans l’incapacité de trouver la porte de sortie de ce que nous nommons le cycle des incarnations. L’idée de cycle reste une croyance fortement ancrée.

Individuellement, nous pensons que nous devons constamment refaire l’expérience de la naissance et de la mort dans le but, selon la loi du karma, de réparer une faute commise dans l’incarnation précédente, ou selon la croyance dans le péché originel, se purifier. Ces croyances ont donné une conscience erronée du temps et de l’espace. De là à établir des calendriers et prévoir des catastrophes, il n’y qu’un pas !

Sommes-nous néanmoins dans une période charnière de fin de cycle ?

La réponse sera claire et sans ambigüité. Il n’y a pas de cycle. Cela n’existe pas. L’humanité et la particularité n’existent que dans l’instant qui n’est déjà plus.

Mon but n’est pas de prévoir ou de tracer les lignes de la destinée de l’humanité, car nous en sommes les seuls dépositaires, pour autant que la notion de destinée ait encore un sens. L’unique certitude concernant la destinée de Conscience est de retrouver, individuellement, la vibration de fraternité. Ce sont les échos de fraternité individuels venus des quatre coins de la planète qui entament une mélodie collective. La collectivité en tant que telle ne dispose pas du choix comme levier de changement.

Cela ne sous-tend donc pas l’idée d’un changement collectif venu d’une énergie extérieure. Le monde extérieur est le reflet de notre état personnel de conscience.

Nos choix se réalisent instantanément dans la matière. Emis inconsciemment, donc régis par la peur, nos choix donnent naissance dans le monde extérieur à une expérience également mue par la peur, afin de nous renvoyer à notre justesse. Synonyme de souveraineté, la justesse nous invite à poser nos choix en conscience. Par conséquent, il ne peut y avoir de conscience collective qui choisirait une justesse pour l’ensemble de l’humanité, car la justesse n’appartient qu’à l’individualité. Les événements collectifs, y compris les bouleversements prévus par certains pour 2012, n’existent qu’au travers des individus qui les créent. Pour exemple, la croyance en une économie forte, nécessitant des heures de travail harassant au détriment de soi, n’existe que parce qu’individuellement nous y apportons notre contribution. Cette croyance collective n’a plus d’impact lorsque l’individu fait le choix conscient d’en sortir par fidélité à sa justesse.

La mutation énergétique cosmique prévue pour 2012 serait donc soit : - Créée par notre peur ancestrale de la fin du monde, ce qui impliquerait des transformations à la mesure de cette peur ; - Dépendante d’une décision divine de « nettoyage », ce qui signifierait que nous sommes les pantins d’un dieu extérieur ; - Issue d’un phénomène cosmique lié à des lois d’un univers extérieur qui impliquerait que nous ne sommes pas individuellement les uniques créateurs de notre monde ; - Le résultat de notre souhait individuel de fraternité, qui n’a en définitive nullement besoin d’événements collectifs.

En conclusion, il n’y a rien à attendre de 2012. Soit nous sommes les uniques créateurs de notre monde et dans ce cas il n’y aura pas de 2012 car la fraternité est individuelle, soit nous laissons notre pouvoir à l’intervention des forces cosmiques issues de notre imaginaire diriger le monde à notre place.

Je tiens à souligner que ni l’amour ni la lumière ne nous mèneront à la fraternité. L’amour n’étant pas une émotion, il ne fait écho à rien de concret au niveau de Conscience. Le terme « amour » (avec un petit ou grand a) est un rempart « inconscient » qui exclut la fraternité ou Conscience dans sa globalité. L’amour englobe à la fois tout et rien, sauf l’amour de soi. Il est plus facile de crier l’amour à tout vent que de s’aimer. Il en va de même pour la lumière qui, dans le langage spirituel courant, est comparable au divin en nous et/ou à l’extérieur de nous (que le divin soit perçu à l’intérieur ou à l’extérieur, il s’agit toujours d’une séparation qui ne reconnait pas Conscience). Cette lumière se diffuse comme si dieu nous offrait sa grâce et comme si nous pouvions la rayonner vers autrui (geste thérapeutique traditionnel). La lumière est également utilisée dans la théorie qui suppose que l’humain serait une forme de canal de lumière entre le ciel et la Terre. Une fois encore, cela ne signifie rien, car notre cœur est au centre de l’univers. Toutes les prières d’amour et de lumière tombent inexorablement dans le puits de l’immobilité.

Conscience ne connait ni l’amour, ni la lumière. Elle n’émane pas, ne se diffuse pas, ne rayonne pas. Il est impossible d’élever notre taux vibratoire, car Conscience est.

Toutes les théories sur 2012 se basent sur le temps (le cycle) et l’espace (celui de l’incarnation, du divin et de l’univers). Conscience est hors temps et hors espace. Conscience est humain et humanité. Il n’y a rien d’autre que Conscience qui fait l’expérience d’elle-même. Aucun choix n’est à juger, car il est Conscience. Il n’y a rien de plus « pur » ou de plus merveilleux que l’humain. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise attitude, il n’existe donc pas de karma, pas de rédemption. Tout est juste. Que nous les nommions Dalaï-lama, Adolf Hitler, Jésus, Olivier, Christine, Marc, caillou, arbre, dieu, Satan, extra-terrestre (exemple : la théorie du complot reptilien)…, toutes les formes d’incarnation sont Conscience. Juger autrui ou soi revient à se renier. La seule question primordiale à se poser individuellement est : mes actions sont-elles justes pour moi, est-ce que je me sens bien avec mes choix personnels sans me laisser influencer par les choix des autres ou par leurs réactions ? Cette souveraineté, c‘est cela 2012, depuis toujours dans l’instant.

Quel être souverain vivant l’unité, et sorti de la séparation et du jugement, souhaiterait que ses semblables changent lorsqu’il a conscience que tout est juste et que les choix des autres leur appartiennent et sont, en définitive, les siens.

Il n’est pas obligatoire de passer par des périodes d’agitation. Cela fait partie des choix que nous faisons constamment individuellement. Jusqu’à présent, nous avons guerroyé ou révolutionné en espérant changer le monde lorsque Conscience « est » et que nous avons simplement à la reconnaitre.

L’unité retrouvée – La Grande fraternité

Nous avons une multitude de choses à comprendre et à réaliser. Le nombre n’est pas quantifiable tellement l’espace et les formes de compréhension que nous avons choisis sont vastes pour arriver à une seule et unique conclusion, regarder chaque être humain dans les yeux en y reconnaissant toute la splendeur du monde.

Lorsque nous touchons à cette unité nous retrouvons ce qui nous compose individuellement, que nous regardions un enfant, un homme, une femme, un soldat, un moine, une mère, un despote, une sœur, un(e) partenaire, une foule, un animal, un arbre, une pierre…

Au moment où l’être, autrement dit Conscience, réalise cette complétude, il touche également à l’éternité. Les luttes, le pouvoir, la domination, le contrôle, la jalousie, l’envie, la sécurité, la protection, la peur, la mort… quittent définitivement son champ de croyances. Cette fraternité (cf : idée du nouveau monde issu de la fin d’un cycle), certains l’appellent 2012 en y posant une limite dans un temps qui n’existe pas. Pour l’anecdote, l’humanité s’est toujours retrouvée dans le cul-de-sac de la fraternité. Cette situation caractérise l’incarnation. Nous attendons de l’extérieur qu’il nous mène à cette fraternité (dieu de lumière et d’amour, 2012, les multiples nouveaux mondes, les dimensions, les archanges, les extra-terrestres…).

L’humanité, y compris les êtres qui ont retrouvé en partie leur conscience, a choisi d’expérimenter jusqu’au bout, au travers de la dualité, ce qu’elle n’est pas, pour retrouver la fraternité. Pour cette raison, l’’humanité cherche encore, individuellement et collectivement, la limite de ce qu’elle est capable d’endurer, tant au niveau physique qu’émotionnel.

Même si une partie de l’humanité sait intellectuellement que l’unité et la fraternité sont sa seule vibration à retrouver, c’est comme si nous n’en n’étions pas encore pleinement convaincus. L’humanité sait depuis sa création que sa seule issue est la fraternité. Néanmoins, elle a choisi de se mettre à l’épreuve pour « mériter » ce salut. Si certains perçoivent l’avènement d’une nouvelle dimension pour les temps futurs, il est évident que ce nouveau monde tant attendu est le monde actuel et que par conséquent ce que l’on imagine pour 2012 a toujours été dans l’instant.

En savoir plus sur …2012.

Nous nous sommes posé un fardeau de taille sur les épaules en nous sentant coupables de l’état de la planète. Nous espérons encore que jaillira de la Terre, du cosmos, de dieu… une énergie suffisamment puissante pour porter la responsabilité et réparer les dégâts à notre place.

Dans le jeu de l’incarnation, la matière est absolument neutre à l’égard de nos choix individuels et collectifs. L’océan, par exemple, n’est pollué que dans les apparences. Seule notre conscience individuelle peut transformer les apparences du monde qui, en définitive, est le fidèle reflet de notre état de conscience.

Actuellement, le cœur de l’humanité retarde encore l’incontournable émergence de la fraternité. Combien de fois ne reportons-nous pas l’inéluctable au lendemain en disant : « Je verrai plus tard, oui mais, peut-être, et si, à moins que… ». Ce qui signifie : « Je ne m’écoute pas maintenant ». Je choisis donc encore la peur, la souffrance, le conflit, la séparation...

Nous avons établi une croyance en un espace miraculeux et ainsi mis en place un égrégore du paradis terrestre (idée du nouveau monde ou des dimensions). Nous avons créé, mentalement, un monde parfait rempli de ce que nous croyons être juste au regard de la notion du pur et de l’impur.

Dissoudre en soi la culpabilité que nous portons au sujet de l’état de la planète et lâcher l’égrégore que nous avons construit autour des multiples dimensions ou du nouveau monde est indispensable, car sans cela il ne nous est pas possible de reconnaître Conscience.

En définitive, je nous propose de reconnaître qui nous sommes en sortant de la dualité dieu/Humain ou Conscience/Matière que nous avons créée. En raison de cette dualité, nous pensons encore ne pas « être » Conscience. Etat que, finalement, nous n’avons jamais cessé d’incarner au travers de l’humanité.

Je comprends la nécessité de lâcher la culpabilité concernant les diverses pollutions. Néanmoins, cela nous dispense-t-il de réparer les dégâts ?

Tant que nous n’agirons pas dans la conscience que l’extérieur c’est nous, que le cœur de la Terre trouve sa source dans notre cœur, quelle serait la nécessité de dépolluer ? A l’exception des bénéfices importants engendrés par la mode de l’écologie. Cela revient à dire que le nettoyage de la Terre commence par la compréhension qu’entre soi et l’autre, en l’occurrence entre soi et la Terre, il n’y a pas d’écart. La dépollution de l’environnement ne passera que par la conscience que nous sommes cet environnement.

L’état de pollution apparente de la Terre (l’extérieur) peut se transformer en changeant notre perspective (l’intérieur). Jusqu’où irons-nous avant de nous réveiller à notre souveraineté ? La pollution est organisée de façon à ce que chaque produit fini sortant de l’usine soit déjà un facteur de pollution innommable, plus important que les déchets issus de ce même produit. Et nous voudrions dépolluer la planète des résidus de ce produit fini ! Nous nous soucions des sacs en plastique et autres emballages lorsque nous n’avons pas encore réalisé la catastrophe écologique qui a précédé la fabrication de ces emballages et de leur contenu.

Il semble que le seuil d’alarme ne soit pas encore atteint, comme si nous attendions un niveau de pollution incontournable pour enfin agir en nous dépolluant de toutes nos séparations intérieures.

A ce stade de pollution, il y a-t-il encore quelque chose à faire ?

Nous pouvons choisir, individuellement, la position la plus juste possible dans le respect de soi et du monde qui en émane.

En attendant une transformation globale, issue d’une majorité de choix individuels, trouvons des solutions alternatives, en restant conscients qu’elles ne changeront pas l’état de la planète mais avant tout notre état intérieur, lequel influence l’’extérieur.

Le « moment » n’est-il pas venu de se rendre compte que le seul miracle de l’Unité c’est soi. De réaliser que le paradigme 2012 est issu de notre imaginaire nourrit par nos croyances en un monde extérieur plus beau, plus éveillé, plus pur… offert aux justes par un dieu de compassion, tout cela parce que nous n’arrivons pas à sortir de la séparation entre soi et Conscience. Le « moment » n’est-il pas venu de réaliser que le seul créateur de l’univers c’est soi. Et qui mieux que soi peut insuffler le changement pour soi ?

De Conscience à Conscience Olivier, pour la Conscience du Coeur(ES) www.conscienceducoeur.tk conscienceducoeur@belgacom.net

Du 30 juillet au 30 août 2008.

par conscience du coeur