Q. : Alors si ce tableau ne représente pas la dernière Cène, qu’est-ce que Da Vinci a voulu illustrer? S’il voulait attiré l’attention sur Jésus et Marie-Madeleine, pourquoi toute cette dramatique avec les apôtres, illustrés d’ailleurs par groupe de trois?

R. : Da Vinci était un maître du Prieuré de Sion, une organisation très discrète dont le fondateur fut Godefroi de Bouillon qui fut le chef de la première croisade et prit Jérusalem en 1099. Cette association était chargée de conserver un secret sur les origines de Marie-Madeleine. Cela est relié à l’histoire de Renne le Château, un village en France, et a constituée la trame de fond historique du roman de Dan Brown. Jésus était de descendance royale en Israël, de la tribu de David, mais la royauté n’était pas régnante à son époque. Marie de Béthanie, la fiancée de Jésus, aurait aussi eu du sang royal, mais par une autre descendance : on avance qu’elle est de la tribu de Benjamin dans le Da Vinci Code. Les deux amoureux étaient destinés à faire une alliance importante pour Israël, ce qui pour Rome était complètement exclue, même en Gaule qui faisait partie des territoires conquis 50 ans auparavant, conquête qui allait se poursuivre jusqu’au baptême chrétien du roi Clovis à Reims en 486. Jésus et Marie-Madeleine ont été victimes d’un complot du Sanhédrin, le clergé juif de l’époque, vendu à Rome, et probablement aussi par une faction rebelle : les Zélotes, dont Barrabas était le chef. Ils se sont servis de l’apôtre Judas, ancien Zélote et le trésorier de Jésus, pour le trahir. De plus l’apôtre Pierre avait un sentiment non favorable à Marie-Madeleine, ceci est rapporté dans l’Évangile de Marie. Sur le tableau c’est lui qui tient dans sa main droite un couteau et a l’index de sa main gauche sur le cou de Marie-Madeleine. C’est un geste hostile, du moins durant cet épisode, c’est on ne peut plus clair! C’est probablement cette situation que Da Vinci a voulu illustrer. Léonard De Vinci était reconnu pour avoir un humour un peu spécial et un tempérament à défier quelque peu les idées préconçues de son temps, tout le monde sait qu’il était un inventeur de génie!

Sur le site qui décrit le Prieuré de Sion renne-le-chateau.com on mentionne qu’il y aurait eu une réunion des grands Maîtres le 17 janvier 1981 à Blois.

Q. : Jésus et Marie-Madeleine étaient-ils un couple marié?

R. : Jésus et Marie Madeleine étaient un couple, mais non mariés. Vu par nos normes religieuses actuelles ceci semble scandaleux! Il en est comme le tableau ci-dessus où nos croyances sont tellement ancrées dans l’habitude que la plupart répondent : « Ceci représente Jésus et ses douze apôtres ». Alors on ne « voit » plus par observation, mais par conditionnement. Pour commencer Jésus (Yeshuau) et Marie (Myriam était son nom, et non Marie-Madeleine) n’étaient pas catholiques, car cette religion n’était pas encore inventée! Si vous pensez « mariage » dans la religion, vous pensez à un célébrant qui unit un homme et une femme par une cérémonie officielle. Or dans le cas de Jésus cela ne s’est pas produit et cela n’avait pas à se produire puisqu’il portait la mission du Christ. Dieu n’a pas à se soumettre à une quelconque religion ou à un ministre du culte! C’est sur la demande de Jésus que Jean le Baptiste l’a baptisé, presque en tremblant, car il savait qu’il y avait là quelque chose « d’anormal » à ce que Dieu fait homme se soumette à un simple prêtre! Jésus voulait donner ici un enseignement, comme dans tout ce qu’il faisait et disait. Marie de Magdala a été baptisée par Jean le Baptiste avant que Jésus le fût.

Q : Qui était Marie-Madeleine?

R : Marie-Madeleine n'a pas vraiment existée en Israël, c'est un personnage français! Cette histoire venue de France a joint l’histoire de trois Marie, dont une est la mère de Jésus, qui ont existé dans la vie de Jésus, puis repris en France avec trois Marie encore. Les « Myriam » étaient des prêtresses du fait d’être instruites par leur père ou leur frère aîné ou leur conjoint, eux-mêmes de grands initiés. Ce sont des femmes qui savaient lire, très rare à cette époque, sauf pour la classe noble. À la basilique Sainte-Anne de Beaupré à Québec, vous avez une statue de Sainte Anne qui montre à lire à sa fille Marie, qui sera plus tard la mère de Jésus. On représente aussi Marie-Madeleine sur les images avec un livre. Marie Madeleine est également évangéliste. Un apocryphe du IIe siècle, L’évangile de Marie, lui est attribué. Nous sommes à une période du christianisme où on veut s’approcher de l’authenticité du Maître Fondateur, donc l’Esprit nous fait parvenir des informations petit à petit, à travers différents chrétiens en recherche, pour comprendre ce qui se trouve sous le mythe de Marie-Madeleine.

Q : Pourquoi, si elle était si importante dans la vie de Jésus, a-t-on laissé sous-entendre que Marie-Madeleine était une prostituée? D’où vient cette méprise?

R : Ça c’est en effet la partie choquante de l’histoire! D’autant plus qu’elle provient d’un pape et de moines. S’il n’était pas été ressuscité, Jésus se serait bien retourné dans sa tombe! (Je plaisante, car dans le film Da Vinci Code Marie-Madeleine a une tombe!)

Il y avait un récit de moines Palestiniens au VIe siècle qui parlait de Marie l’Égyptienne. Une femme nommée Marie aurait vécue plusieurs années au désert, faisant pénitence pour ses fautes. Morte, elle apparut en lumière quelques temps plus tard à un moine nommé Zosime qui était en train de prier. Au début il cru que c’était un bel ange venu le réconforter. C’est là qu’elle lui révéla qu’elle était là car elle avait menée une vie de débauche et elle demanda au moine de prier pour la délivrance de son âme. Cette légende a été jumelée à l’histoire de Marie-Madeleine.

Dans son homélie, vers l’an 600, le pape Grégoire 1er, voulant convertir des Barbares, donna en exemple à ses fidèles en faisant allusion aux femmes de moralité douteuse, le repentir de Marie-Madeleine, la pécheresse de mauvaise vie qui avait changé lorsqu’elle rencontra Jésus qui lui avait ôté sept démons. Un de ses successeurs, Grégoire VII, imposera le célibat pour entrer en prêtrise (voir encadré).

Mais comme le Dieu des chrétiens est un Dieu de vérité, tout est appelé à être rectifié par l’Esprit. Le message de Jésus et Marie-Madeleine, des êtres divins incarnés, des héros et des modèles, se rapproche alors ainsi d’avantage de nos aspects très humains où les êtres persécutés peuvent se permettre d’espérer à nouveau grâce au Christ. Marie-Madeleine, c’est le drame d’une Reine, mais une reine sainte et accessible à toutes les femmes qui vivent la souffrance et le mépris à cause de la discrimination de leur sexe.

Jusqu' au onzième siècle, les catholiques de rite latin reconnaissaient la pratique, la coutume et la loi permettant le mariage des prêtres. C'est à ce moment seulement que le pape Grégoire VII imposa à tous ceux qui voulaient être ordonnés prêtres de s'engager d'abord formellement au célibat. Pourtant, pendant plusieurs siècles encore, les prêtres et même les papes ont continué d'assumer le mariage et la paternité.

source : Vision Catholique du Canada : usao.edu

Q : Jésus et Marie-Madeleine ont-ils eu une descendance comme le laisse entendre le roman Da Vinci Code?

R. : Jésus a bien eu deux enfants: un garçon et une fille La fille est bien Sarah, comme on le dit dans le film Da Vinci Code Sarah est à l'origine du culte de la Vierge noire, la plus vielle statue chrétienne qu’on a retrouvée et qui représente la scène de la Vierge Marie avec l’enfant Jésus sur ses genoux. Mais les deux personnages ont la peau foncée, même noire, car en réalité Sarah était de descendance indo-égyptienne, et comme son enfant est de descendance royale, les versions subséquentes de cette statue l’ont faite elle et son enfant avec une couronne sur la tête. Les premiers gitans ont gardé le culte et se sont « convertis » plus tard aux catholicisme : la vierge blanche et l‘enfant Jésus blanc. Jésus a eu aussi un garçon, sans doute 12 ou 13 ans après Sarah, il avait la peau pâle, comme son père.

Les deux enfants auraient été élevés à ce qui correspond à la Provence aujourd’hui, en France, sous la surveillance de Marie de Béthanie, sa sœur Marthe et son frère Lazare, St-Maximin et Marie-Salomé, la sœur de Marie, la mère de Jésus.

Q. : Certains ont prétendu que Jésus avait un frère jumeau. Se pourrait-il qu’on ait confondu cette union de Marie-Madeleine avec son frère et que Jésus n’ait pas eu réellement de femme dans sa vie?

R : Jésus n'avait pas de jumeau, mais son demi-frère, Jacques le Mineur, lui ressemblait beaucoup. D’ailleurs Da Vinci l’a représenté, c’est le premier à sa gauche ci-dessus. On a retrouvé une esquisse d’avant l’œuvre finale qui l’atteste. Il a eu aussi, comme maintenant il y a des imitateurs, un homonyme qui, pour se moquer de lui, l'imitait. Mais cela a choqué les gens, surtout que les guérisons étaient confirmées. Tant qu’à l’union de Jésus et Marie-Madeleine, elle est explicite par l’évangile de Myriam et par l’évangile de Philippe, un autre apocryphe, où il est dit que Jésus embrassait Marie-Madeleine sur la bouche.

Q. : Pourquoi ces renseignements sont-ils dévoilés maintenant?

R. : Parce que nous sommes dans une période de l’Histoire de l’humanité où c’est le temps de la Révélation, dite Apocalypse, pour reprendre les termes bibliques. La prophétie de l’apôtre Jean mentionne que cette ère précède celle d’un âge d’Or de mille ans où le Christ vient régner avec son épouse dans la Jérusalem Céleste et où une humanité purifiée, le peuple de Dieu, pourra enfin vivre débarrassée des misères et fléaux de l’ère obscure.

Note importante:

Je tiens à spécifier que ce sont des événements du passé et que ceci ne comporte aucune prétention à faire des liens avec les peuples ou institutions actuelles : que ce soit le clergé juif ou catholique actuel, le peuple juif, français ou italien (romain) actuel. Ceci est un piège trop facile que de tomber dans le racisme, l’anti-sémitisme ou le fondamentalisme ou autre idéologie tendancieuse à cause de l’histoire passée. Et parlant du Grand Maître Jésus, lui-même qui renonça à toute vengeance au nom de Dieu, ceci serait du plus mauvais goût! Alors insinuants, vous abstenir!

par H. Hainault, éditrice - leseditionsazura.com