Tout bouge dans la vie. Dans l’univers, tout est fluctuant, rien n’est jamais figé , c’est pourquoi ce mieux est variable lui aussi… J’ai coutume de donner cet exemple, un peu caricatural , mais très éloquent : Si vous vous réveillez un matin en pleine forme, amoureux, en vacances, avec un compte en banque bien garni…Votre mieux sera à son maximum. En revanche, si vous êtes fiévreux, que votre amoureux vous a quitté, que votre patron menace de vous licencier, et que votre compte en banque est dans le rouge, alors ce mieux sera au minimum ! Ruiz dit : « Selon, l’humeur, le moment, tout peut changer d’un instant à l’autre, mais si l’on commence à appliquer ces nouveaux accords, votre mieux s’améliorera progressivement. »

Que signifie vraiment, faire de son mieux ?.

Faire de son mieux signifie vivre son existence intensément, agir. Et agir parce que l’on en a envie, non pour avoir une récompense. Ma mère me disait quand j’étais enfant, « tout ce que tu fais, fais le avec amour » Faire de son mieux, à mes yeux c’est cela.

Ruiz dit :.« Si vos entreprenez une action parce que vous le DEVEZ, il est impossible de l’effectuer au mieux !!! Autant ne pas la faire ! Faites de votre mieux, parce qu’agir ainsi vous rend heureux, Et agir c’est être vivant, c’est vivre l’instant présent, ici et maintenant, de son mieux ! »

Il donne l’exemple du salarié qui ne travaille que pour avoir son salaire à la fin du mois. Il ne travaille donc que pour la récompense., En quelque sorte il fait de la « résistance », et trouve son plaisir les jours de repos en essayant de s’évader… (télévision, alcool…) car il ne s’aime pas, il n’aime pas son travail, sa vie… Faire de son mieux, doit rendre heureux !

Ce qui est extrêmement important, c’est que si vous faites toujours de votre mieux, il vous est impossible de vous juger ! Et si vous ne vous jugez pas, il n’est pas possible de subir la culpabilité, la honte et l’auto punition , dont on a expliqué au début tous les méfaits : vous ne laissez aucune chance à votre juge intérieur de vous culpabiliser ou de vous critiquer.

On apprend alors à s’accepter, et en étant conscient, à apprendre de ses erreurs.

« Nous sommes nés avec le droit d’être heureux, avec le droit d’aimer, de se réjouir et de partager cet amour. Alors dire non, quand vous voulez dire non, oui quand vous voulez dire oui, Vous avez le droit d’être vous-mêmes .Et vous ne pouvez être vous-mêmes qu’en faisant de votre mieux. Vous n’avez pas non plus besoin d’être acceptés par les autres.Vous exprimez votre propre divinité en étant vivant, et en vous aimant vous-mêmes ainsi qu’autrui. »

Les trois premiers accords toltèques ne fonctionneront que si nous faisons de votre mieux. En faisant de notre mieux pour mettre en pratique les trois premiers accords, nous nous sentirons bien, même si nous n’arrivons pas encore à les respecter totalement. Ma parole ne sera pas toujours impeccable, je ferais encore des suppositions, et certainement, je prendrais encore des choses de façon personnelle, mais si j’en suis conscient, je fais de mon mieux. Et petit à petit, si je fais toujours de mon mieux, j’acquiers une maitrise. Oui, je deviens un maitre de la transformation : puisque tel est le but recherché : la transformation !

« Ne vous jugez pas, ne vous sentez pas coupable, ne vous punissez pas. Si vous faites toujours de votre mieux, vous deviendrez un maitre de la transformation, et votre vie entière en sera changée. »

On aura bien compris que cette maitrise de notre vie, c’est en fait l’acquisition de la liberté. La liberté d’être nous-mêmes . Car les seuls à nous empêcher d’être libres, c’est bien nous ! Parce-que la plupart du temps, nous agissons simplement pour faire plaisir à autrui, pour être accepté par les autres, pour ne pas être jugés, plutôt que de vivre notre vie pour nous faire plaisir à nous-mêmes.

On aura bien compris aussi, que cette maitrise de la transformation est un désapprentissage, le désaprentissage de cette « domestication » dont parle Ruiz . On comprend aussi pourquoi le sous titre de l’ouvrage des Quatre Accords toltèques est celui-ci : La voie de la Liberté personnelle.

On s’en doute, il y a encore beaucoup à dire, notamment sur les autres maitrises que propose Don Miguel Ruiz, mais celle-ci est primordiale.

Son second ouvrage s’appelle « PRATIQUE DE LA VOIE TOLTEQUE » ou « maitrisez le rêve de votre vie » et propose des exercices pratiques à faire.

Son troisième ouvrage, tout naturellement, c’est « AU DELA DE LA PEUR »

Son quatrième ouvrage, qui boucle l’enseignement, c’est « LA MAITRISE DE L’AMOUR »

En ultime conclusion, je vous propose un tout petit conte indien que j’aime beaucoup :

Il était une fois, dans une tribu, un sorcier qui avait réponse à tout.

Cela agaçait deux garnements du village.

Un jour, le premier dit au second : - j’ai une idée ! Je vais attraper une grenouille et la tenir cachée entre mes mains. Je demanderais au grand sorcier si elle est vivante ou morte. Ainsi, s’il me répond « vivante » je l’écrase et il aura tort ; s’il me répond « morte », j’ouvre les mains et lui montre la grenouille vivante et il aura perdu. - bonne idée, répond le second.

Alors les deux garnements se précipitent chez le sorcier.

-Grand sorcier, grand sorcier, nous voudrions te poser une question! -Oui, répond le grand sorcier, quelle est ta question ? -Je tiens une grenouille dans mes mains. Est-elle vivante ou morte ? Le sorcier répondit : -Hum ! … Je ne sais pas si elle est vivante ou morte. Mais je sais une chose qui est sûre : c’est que son destin est entre tes mains.

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Source: Les Quatre Accords Toltèques Don miguel Ruiz

par karen