Et puis, une occasion s’est présentée. J’avais projeté de me marrier avec le petit ami que je fréquentais depuis 13 ans, d’arrêter mon travail et de me rendre dans le lieu de mes rêves : Colorado Springs. Tout avait l’air de se passer comme je le souhaitais jusqu’au jour où j’ai entendu le silence à l’autre bout de la ligne de téléphone et où j’ai su que tout était sur le point de s’écrouler sur moi. Mon ami n’allait pas se marrier avec moi. Ma leçon du jour du livre d’exercices du Cours sur les miracles était la leçon 122 : « Le pardon offre tout ce que je désire. ». Déterminée à me servir de l’expérience comme leçon de pardon, je décidai d’écrire dans mon journal tout au long de la journée. En faisant ça, je remarquai tout le bavardage dans mon esprit. Il y avait tant de pensées inquiétantes et qui me faisaient peur ! En observant le bavardage, je commençai à me rendre compte de l’origine de ma douleur et de ma peur. Je me demandai dans mon journal : « Est-ce que ça pourrait être aussi simple que de pardonner le bavardage et de reconnaître qu’il n’est pas réel ? » Dès que j’écrivis ça, j’eus l’expérience d’un fort sentiment de déjà vu. Je sus que quelque chose de puissant venait de se produire.

Bien que ma vie semblait ne tenir qu’à un fil, je décidai de ne pas essayer moi-même de régler les choses. Je décidai de faire un « saut de foi » et de laisser être ce qui devait être. Je lâchai prise du bavardage et je soutins amoureusement mon ami lorsqu’il me dit qu’il ne voulait pas se marrier. Et puis il se produisit une chose étonnante : je me sentais heureuse ! la situation extérieure ne semblait pas aller dans mon sens, mais je me sentais libre ! j’avais fais mon premier saut de géant vers la paix.

Leçon N°2 : Les pensées qui sont dans mon esprit se réflètent dans le monde que je vois et dont je fais l’expérience.

La seconde grande leçon qui se présenta vint de ma fille de 7 ans. Je commençai à sentir qu’elle me contrôlait. Elle se pendait à moi et ne ne me laissait pas me déplacer librement dans la maison. Si elle n’avait pas ce qu’elle voulait, elle me donnait des coups de pied et me frappait. Elle ne voulait pas me laisser seule étudier le Cours ou méditer. Je ressentais de la rage contre elle et j’étais incertaine quant à mes sentiments.

Au lieu de dénier mes ressentis, je décidai de les regarder. J’écrivis dans mon journal que je la haïssais. (C’était dur à voir en face, mais c’était important). J’écrivis que je me sentais contrôlée par elle. Et puis j’essayai d’en comprendre la raison. Je commençai à observer notre relation et mes pensées sur notre relation. Un jour, je voulus qu’elle mette son manteau à l’arêt du bus et elle refusa. Je sentis la rage se lever en moi. Après que je l’ai finalement mise dans le bus (avec son manteau, au fait), je me demandai : « qu’est-ce qui vient de se passer ? » Je me rendis compte que j’étais en colère lorsqu’elle ne m’obéissait pas instantanément, sans question. En considérant davantage cette pensée, je me rendis compte que je pensais que si ma fille n’était pas obéissante, j’étais alors une mauvaise mère. Je réalisai aussi que j’étais inquiète de ce que penseraient les gens si ma fille se montrait à l’école sans son manteau par une matinée froide. Je pensai qu’ils penseraient que j’étais une mauvaise mère.

Je passai des semaines à écrire mon journal sur ma relation avec ma fille et je finis par me rendre compte que je désirais la contrôler. J’essayais de m’assurer qu’elle était obéissante, talentueuse, bonne à l’école, etc. de sorte que je ne sois pas une mauvaise mère. Je vis ma fille comme un reflet de ma propre absence de mérite. Oh mon Dieu ! Cela m’ouvrit les yeux !

Ma relation avec ma fille était une projection de la culpabilité, de la peur et de l’absence de mérite qui étaient dans mon esprit, tout ça venant de la croyance fausse selon laquelle je suis séparée de Dieu. Et c’est ça qui a besoin d’être pardonné.

(Et je suis heureuse de dire qu’à mesure que je lâche prise de cette fausse croyance et de ses atteintes dans mon esprit, ma relation avec ma fille se guérit sans efforts.)

Leçon N°3 : J’ai le choix ! Je peux choisir quelles pensées je veux garder et de quelles pensées je veux lâcher prise !

En me donnant le message qui suit, le Saint-Esprit m’enseigna que je pouvais choisir de lâcher prise de mes pensées d’ego et qu’il n’y avait aucun pouvoir qui pouvait m’empêcher de faire ce choix si je choisissais de le faire.

Je n’ai pas à croire en mes pensées.. Il n’y a pas de loi dans le monde ni parmi les lois de Dieu pour m’ordonner de croire à ce que je ne choisis pas de croire. En cela réside ma liberté. Car dans cette pensée, je vois que je suis tout à la fois le prisonnier, le geôlier et la prison. Si je choisis de rester emprisonné, au moins puis-je reconnaître que c’est mon choix et me réjouir de cette liberté. Quand je suis fatiguée de mes barreaux et de mes habits rayés, je peux les laisser aller et ils disparaîtront à volonté, car en vérité ils n’existent pas ailleurs que dans mes pensées de rêves, qui sont seulement de l’imagination.

Leçon N°4 : Je fais le seul choix qui ait un sens : la vérité de qui Je Suis.

Le Saint-Esprit me donna aussi le message suivant qui m’aida à voir qu’il n’y a qu’un seul choix qui ait du sens : choisir la vérité de qui Je Suis.

Il semble que tu aies de nombreuses relations, mais c’est simplifié si d’abord tu peux voir qu’il n’y en a que deux. A chaque instant, avec chaque pensée, tu as une relation soit avec l’ego, soit avec le Saint-Esprit. Toute autre relation apparente est une illusion. Elle n’existe pas. Il n’y en a que deux.

Une fois que tu acceptes cette simplification, il y en a encore une autre. L’ego n’est qu’un aspect de ton imagination. Peut-on alors l’appeler une vraie relation ? Si ce qui est imaginé n’est pas réel, quelle est la seule vraie relation ?

Pense à ça aujourd’hui – et sois contente.

Clôture

"Le pardon est le seul cadeau que je fais. C’est à moi que je pardonne. Le cadeau se reflète dans le monde que je vois, Il m’est renvoyé.__ En voyant l’état sans culpabilité, Je sais que mon cadeau a été donné. En voyant l’amour, Je sais que mon cadeau a été donné. En voyant que tu es moi et que je suis Un, Je sais que mon cadeau a été donné. Aussi, dans l’Amour, je me dis : « Accepte ce cadeau. Le pardon est le cadeau que je fais. »

source :reginadawnakers.com

par joss