Stéphane Lhomme a été remis en liberté après plus de 14h de garde à vue et la DST a procédé à de nombreuses saisies à son domicile personnel (ordinateurs, téléphone portable...).

Nous publions ce document confidentiel sur nos sites internet, publications ou tout autre moyen de rendre public ce document et encourrons à ce titre 75000 euros d'amende et 5 ans de prison.

Ainsi, nous nous élevons pour que cessent les attaques contre le droit à l’information des citoyens dans notre pays et la répression des opposants. C’est aujourd’hui ceux qui dissimulent les informations qui devraient être poursuivis.

Nous appelons tous les citoyens à télécharger ce document et à le publier le plus largement autour de soi.

Le document confidentiel défense est publié ce jour sur les sites internet suivants :

contacts presse :

  • Stéphane Lhomme (Réseau "Sortir du nucléaire") : 06 60 72 09 73 ou 05 57 95 69 33
  • Hélène Gassin (Greenpeace) : 06 73 89 23 14 ou 01 44 64 02 05

Merci de faire circuler ce texte et merci de nous signaler toute publication du document confidentiel défense sur votre site internet ou publication pour communication nationale ultérieure.

Communiqué de la Ligue des droits de l’homme du 17 mai 2006

La justice antiterroriste chargée de museler le débat sur le nucléaire

Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau écologiste "Sortir du nucléaire", a été arrêté et placé en garde-à-vue mardi 16 mai à Bordeaux par la DST. Il est soupçonné de détenir un document sur le réseau nucléaire EDF dont la nature n’a pas été révélée mais qui serait classé "confidentiel-défense".

Au moment où, pour faire diversion dans la pitoyable affaire Clearstream, une partie du gouvernement tente de déstabiliser magistrats et journalistes par des menaces de poursuites pour violation d’un secret de Polichinelle, la Ligue des droits de l’Homme constate que les mêmes gouvernants répondent aux interrogations concernant la sécurité des citoyens face aux risques nucléaires par des poursuites pour "compromission du secret de la défense nationale", c’est-à-dire par la volonté d’empêcher un débat démocratique éclairé et de museler la liberté d’expression. Ainsi un militant non violent se retrouve-t-il devant la justice d’exception "antiterroriste" héritée de Charles Pasqua.

Il serait donc plus répréhensible de porter à la connaissance du public un document qui concerne la sécurité de tous que de détourner les services de l’État et l’argent des contribuables au profit de règlements de compte interministériels sur fond d’ambitions électorales personnelles.

La LDH voit dans les poursuites ordonnées contre Stéphane Lhomme un signe de plus de la régression des libertés qui accompagne une crise sociale, politique et institutionnelle sans cesse plus profonde.

source : ldh-france.org
Transmis par sunflower