Le blog du jeune opposant, largement consulté en Birmanie et à l'étranger, avait commencé sous une forme littéraire décrivant les difficultés de la vie quotidienne soumise aux restrictions et brimades à l'encontre de la population.

Cette arrestation semble confirmer qu'un nouveau tour de vis est en cours en Birmanie après l'inculpation, ces derniers jours, selon un avocat de l'opposition, d'une dizaine d'activistes accusés d'avoir joué un rôle moteur dans les manifestations de mécontentement populaire contre la junte.

Chef de la file de la LND, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991, assignée à résidence, a été exceptionnellement autorisée mardi à rencontrer huit cadres de son parti dans un bâtiment mis à disposition par la junte. Elle s'est déclarée "insatisfaite" des discussions qu'elle a eues ces derniers mois, à cinq reprises, avec des représentants des généraux, faute d'un calendrier d'action.

"Nous n'avons reçu aucun message clair du gouvernement sur la reprise d'un dialogue entre les militaires et l'opposition démocratique", a-t-elle indiqué dans une déclaration à la presse lue par son porte-parole.

Dans un rapport publié mercredi, le Groupe de réflexion sur les crises (International Crisis Group), présidé par l'ancien ministre australien des affaires étrangères Gareth Evans, a suggéré l'instauration d'un forum international. Il souhaite qu'il soit placé sous la coordination des Nations unies sur le modèle de celui qui avait lancé le processus de paix au Cambodge, dans les années 1980 en Indonésie.

Ce forum rassemblerait les voisins de la Birmanie, dont la Chine et les pays d'Asie du Sud-Est, pour appuyer les démarches de l'ONU en vue de sortir la crise birmane de l'impasse. Tous ces pays d'Asie ont néanmoins refusé de s'impliquer dans la recherche d'une solution politique qu'ils jugent du seul ressort des Birmans. Francis Deron

Article paru dans l'édition du Monde le 01.02.08

source : le monde.fr

par aiaiaaaaaille ma mére !