Entre 74 et 194 milliards de dollars (entre 63 et 165 milliards d'euros) pourraient être engrangés par les compagnies pétrolières étrangères qui sont actuellement en négociation, estime Platform.

"Avec l'implication active des gouvernements américain et britannique, un groupe de puissants hommes politiques et technocrates irakiens est actuellement en train de faire pression pour parvenir à un système de contrats à long terme avec des compagnies pétrolières étrangères, contrats qui seront hors d'atteinte pour les tribunaux irakiens, sans aucun contrôle du public et sans aucun contrôle démocratique", dénonce le rapport de l'ONG, qui défend la justice sociale et environnementale.

Les contrats actuellement en négociation, des Accords de partage de production (PSA), sont "l'option la plus coûteuse et la moins démocratique" pour l'Irak, accuse Greg Muttit, chercheur au sein de Platform.

"Les compagnies vont inévitablement profiter de l'instabilité actuelle de l'Irak pour faire pression, obtenir des conditions très avantageuses et contraindre l'Irak à ces conditions pendant des décennies", accuse Platform. "Le pétrole irakien devrait bénéficier au peuple irakien, pas aux compagnies pétrolières étrangères, [...] mais l'expérience dans d'autres pays démontre qu'en général les compagnies étrangères ont le dessus sur les gouvernements dans les négociations sur des contrats de type PSA", précise le rapport.

"Les personnes réalisent de plus en plus que cette guerre en Irak était une question de pétrole, de profits et de pillage", commente Louise Richards, directrice exécutive de l'ONG Guerre contre les profits, après la publication du rapport de Platform.

publié par Le Monde