La course au "prélèvement" d'organes semble être directement liée à la récente législation en Chine, intitulée "Loi Intérimaire pour la pratique en matière de transplantation d'organe humain", annoncée le 28 mars par le ministère de la santé de la Chine, qui proscrirait en théorie le prélèvement forcé d'organes. La loi n'entrera en vigueur que le 1er juillet - offrant une période de trois mois aux fonctionnaires avides de gains pour la saisie dévergondée des organes. Le Centre souligne que la nouvelle législation, suit de près la révélation d'un tel camp de concentration pour le Falun Gong, dans le district de Sujiatun, agglomération de Shenyang, selon les nouvelles du 6 mars (news). Auparavant la Chine n'a jamais pris de telle mesure, même après le témoignage devant le Congrès des Etats-Unis détaillant le commerce clandestin des organes en Chine.

La trajectoire globale est claire : les camps sont exposés ; Les fonctionnaires communistes chinois paniquent, et discutent quoi faire (pendant trois semaines) ; un effort massif pour couvrir les faits est lancé, y compris nier l’évidence et une législation cosmétique ; une frénésie, pour transformer des corps en profit, débute avant que la loi entre en vigueur.

M. Erping Zhang, porte-parole du Centre a dit "Ce que nous voyons en Chine est une tentative de camouflage systématique, dans laquelle les pratiquants du Falun Gong – apparemment des dizaines de milliers -- sont tués à un taux accéléré pour leurs organes ou transférés à d'autres camps et établissements pour éliminer l'évidence. Nous sommes profondément, terriblement inquiets des rapports de massacre de masse et malheureusement, avons toutes les raisons de croire ces déclarations."

Zhang a dit "Malheureusement, il est évident que le régime de la Chine agit beaucoup plus rapidement à ce sujet que la pression occidentale, les gouvernements et les organismes enquêtant. Le SRAS nous a montré jusqu’ou les dirigeants de la Chine peuvent aller pour dissimuler et sauver la face et dans ce cas-ci les enjeux pour eux sont infiniment plus élevés".

Selon des enquêteurs, les hôpitaux et les centres de greffe de Heilongjiang, Hunan, Shanghai, Zhejiang, Yunnan, Anhui, Shan'xi et Xinjiang font des heures supplémentaires pour effectuer des greffes. Des employés d'hôpitaux ont dit à des enquêteurs que les patients devraient venir rapidement s’ils ou elles veulent des transplantations d’organes puisqu’ils peuvent trouver les organes compatibles dans un court laps de temps d’un à deux jours. Un employé d’un hôpital a dit qu’il sera difficile d’arranger les greffes aussi rapidement "après avoir épuisé cette banque d’organes."

Corroborant cette scène la remarque d'un médecin de la province du Shandong, qui a répondu à un appel téléphonique des enquêteurs secrets travaillant pour l'Organisation Mondiale pour enquêter sur la persécution du Falun Gong révélée la semaine dernière. L’enquêteur a dit, "Je veux un rein de ceux qui pratiquent le Falun Gong, un qui est totalement sain," ce à quoi le médecin a répondu, "Nous aurons certainement un grand nombre de fournisseurs comme ceux-là en avril." Après lui avoir demandé pourquoi, il a répondu cela, "Je ne peux pas vous dire cela parce que çà implique... Quoi qu'il en soit, il n'y a aucun besoin d'entrer dans les détails. Je ne peux pas entrer dans les détails avec vous."

Aujourd'hui Zhang a dit : "Soyons clairs sur ce qui se produit ici. Des pratiquants du Falun Gong sont dépecés et tués pour fournir un approvisionnement lucratif d’organes. La communauté internationale doit agir et doit agir maintenant. Si nous avons appris quoi que ce soit des génocides du 20ème siècle, c’est que pour que la tragédie terrifiante ait lieu, tout ce qu’il faut est le silence et le délai des observateurs."

Une abondance d'information entourant les camps en Chine a fait surface le mois dernier, avec trois sources de Chine témoignant les détails effroyables. Les informateurs incluent jusqu'ici un journaliste de Chine ; une employée de l'hôpital de Sujiatun, dont le mari a exécuté les greffes décrites ci-haut, sur des prisonniers vivants ; et un médecin militaire du district militaire de Shenyang. Ce dernier a dit que Sujiatun est seulement l’un de 36 établissements de ce genre à travers la Chine et a dit que le nombre de détenus à Sujiatun adhérents du Falun gong avait atteint un taux de 10.000 au début de 2005.

De tout les camps dans l'ensemble de la Chine, on dit que le plus grand camp, appelé "672-S" détient plus de 120.000 personnes, parmi eux se trouve le Falun Gong et d'autres prisonniers de conscience. Le médecin militaire a dit au journal Epoch Times que "les pratiquants du Falun Gong... ne sont plus considérés comme des êtres humains, mais en tant que matière première pour les produits commerciaux" ajoutant, "le Comité central du parti communiste chinois a décidé de traiter les pratiquants du Falun Gong en tant qu' "ennemis de classe " et de s’en occuper de n'importe quelle façon qui soit économiquement profitable."

La tournée d’enquêtes sur les camps est mené par le Comité intégré pour enquêter sur le camp de concentration secret de Sujiatun et sur les faits de la persécution du Falun Gong en Chine, un groupe civil créé par l'Association de Falun Dafa et le site Web Minghui après la découverte du camp de Sujiatun.

On peut contacter la porte-parole du Comité, Dr. Sherry Zhang à : 1-415-845-5295

source: Le Centre d’Information de Falun Dafa (CIFD), faluninfo.net

Rappel :

Fondé en 1999, le Centre d'Information de Falun Dafa est une organisation basé à New York qui documente les violations des droits des adhérents du Falun Gong (ou du "Falun Dafa") ayant lieu dans la République Populaire de Chine. En juillet 1999, le Parti communiste chinois a lancé une violente campagne à l’échelle nationale pour "éradiquer" la pratique apolitique. On croit que certains chefs craignaient la popularité croissante de la pratique de 100 million d’adhérents. La campagne a depuis lors accrue en violence et en étendue, avec des millions ayant été détenus ou envoyés aux camps de travaux forcés. Le Centre d’Information du Falun Dafa a vérifié 2.800 décès et plus de 44.000 cas de torture en détention (rapports/sources). Le Falun Gong est une méthode bouddhiste de méditation et d’exercices, un héritage chinois de cultivation du corps et de l’esprit pour la santé et la croissance spirituelle.

POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS VEUILLEZ CONTACTER LE CENTRE D'INFORMATION DE FALUN DAFA Gail Rachlin 917-501-4441, Levi Browde 914-720-0963, Erping Zhang 646-533-6147, or Feng Yuan 917-941-1097. Email : faluninfoctr@nycmail.com

Traduit de l’anglais au Canada le 8 avril 2006 - clearwisdom.net

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Un avocat s’exprime depuis la Chine : "l’événement de Sujiatun est bien réel"

Un journaliste de la Radio Sound of hope a interviewé un avocat chinois des droits de l’homme connu, Guo Guotin, sur le récent événement de Sujiatun. L’avocat a affirmé que l’événement de Sujiatun était une réalité.

Guo Guoting a exprimé que le problème entre la responsabilité de citer les preuves et la crédibilité et la responsabilité des médias est assurément un problème légal. Cependant, le plus important est la question morale ainsi que la question de l’objectivité et de l’impartialité.

Guo Guoting a dit : "En référence à la pratique continue du Parti communiste chinois (PCC) il a dans son histoire sans cesse reproduit la pratique de tromper les gens et de dissimuler ses crimes. De plus, plus de dix jours ont passé après que le régime communiste chinois ait appris les nouvelles, mais il continue à rester silencieux, sans présenter aucun argument ni même essayer de clarifier les faits. Aucune mesure n’a été prise. Par conséquent mon jugement personnel est que le camp de concentration de Sujiatun existe bel et bien et que l’information est réelle et fiable."

Guo Guoting a indiqué que dans les questions légales, les médias, tout spécialement les médias internationaux, soulignent la responsabilité de l’importance de citer les preuves pour éviter tout reportage biaisé. En surface cela semble vraiment raisonnable, mais en fait je pense que ce sont les bénéfices économiques qui font que les grands médias restent silencieux. C’est en fait une action déshonorante.

Guo Guoting a dit : "d’après tous les signes incluant la persécution du Falun Gong et les instructions secrètes que Jiang Zemin a donné à la police telles que "la mort des pratiquants de Falun Gong sous les coups n’est rien et devrait être comptée comme suicide, " l’événement de Sujiatun est réel et le camp de concentration existe vraiment. Après que le PCC ait commencé sa persécution contre le Falun Gong, il a sous-estimé les pratiquants de Falun Gong, parce qu’il n’a aucune idée du pouvoir de la croyance et pensait qu’il viendrait vite à bout du Falun Gong avec son pouvoir et sa violence. C’est pourquoi Jiang Zemin a dit qu’il résoudrait la question en trois mois. Je crois que cette déclaration est également vraie."

"Cependant, la persécution a non seulement échoué à venir à bout du Falun Gong mais a eu pour conséquence une résistance sans cesse plus grande de ses membres. C’est exactement comme une source. Plus vous exercez de pression, plus puissamment elle jaillira. C’est particulièrement vrai concernant les gens qui ont une authentique croyance. Ces gens ne peuvent pas être supprimés ou éradiqués. Par conséquent le PCC a graduellement intensifié sa répression du Falun Gong. Lorsqu’il a échoué à venir à bout du Falun Gong en trois mois, il a intensifié la persécution davantage et finalement lorsqu’il a eu épuisé tous ses tours il a adopté la méthode du génocide."

Guo Guoting a poursuivi : l’événement de Sujiatun n’est apparemment pas le fait d’un hôpital privé. Il est perpétré sur des ordres d’en haut ainsi que des signes ou la connivence des autorités. Ils sont de connivence avec les autorités hospitalières concernées et des médecins, et ont essayé d’acheter ces gens et de les amener à commettre de mauvaises actions en leur faisant miroiter des bénéfices. De nombreux pratiquants ont refusé de dévoiler leurs identités, y compris leurs noms et adresses lors de leur arrestation. A ce moment, ces pratiquants ne connaissaient pas l’étendue de la perversité du PCC, et par conséquent nombre d’entre eux ont disparu.

Guo Guoting a dit, "je me suis personnellement occupé d’un tel cas. M. Huang Xiong de Shanghai a disparu du dortoir de l’Université de Jiaotong à Shanghai. Il n’y a plus eu aucune nouvelles de lui en deux ou trois ans. Nous l’avons cherché dans de nombreux endroits, mais n’avons pas réussi à le trouver. On dit que le Camp de concentration de Sujiatun a détenu 6,000 pratiquants de Falun Gong. Il est assez vraisemblable que ces pratiquants aient des cas similaires à celui de M. Huang Xiong. Je présume que lorsque M. Huang Xiong a été arrêté il n’a pas dit qu’il était Huang Xiong mais a donné un faux nom. Dans de telles circonstances le PCC a utilisé de nombreuses méthodes cruelles de torture mais a quand même échoué à faire renoncer les pratiquants à leurs croyances. Cependant, les corps des pratiquants étaient bleus et noirs ou avaient des cicatrices en conséquence de la torture inhumaine. Si ces pratiquants à la forte volonté étaient relâchés ils seraient une véritable preuve vivante. Par conséquent, le PCC les assassinerait pour les empêcher de révéler les crimes qu’il a commis."

Guo Guoting a expliqué le problème légal de la responsabilité de citer les preuves. Il a dit qu’en général, les plaignants ont sans aucun doute la responsabilité de citer les preuves. Cependant, dans des circonstances spéciales une telle responsabilité peut être inversée. Prenons par exemple une procédure administrative. C’est le cas d’une personne poursuivant un fonctionnaire. L’accusé pourrait être un administrateur, le gouvernement où une institution administrative. Dans ce cas, les deux côtés ont différentes positions légales. Puisque la loi doit prendre en considération l’équilibre du pouvoir, durant une procédure administrative il renverserait donc la responsabilité de citer les preuves. Autrement dit, c’est l’accusé qui doit être responsable de citer les preuves, pas le plaignant.

C’est le même problème en ce qui concerne la question de la répression du Falun Gong. Les deux côtés ont une position inégale. Par conséquent en considérant les principes de la loi ou les fondations de la loi il y a une nécessité de garder un équilibre, malgré que dans la répression du Falun Gong il n’y ait ni règles ni règlements sur comment citer les preuves ou quelles responsabilités il y a de citer des preuves. De plus , on en est maintenant seulement à l’étape d’établir les faits, pas à l’étape des procédures criminelles.

Guo Guoting a dit : "Quant à la responsabilité de citer les preuves à cette étape, les médias ont dit qu’il n’y a pas suffisamment de preuves, il a donc été décidé de ne pas rendre compte de l’information. Cependant, ce n’est qu’une excuse et une manière de s’esquiver. Laissons de côté ce point et assumons que la loi ne demande pas l’inversion de la responsabilité de citer les preuves. Même dans de telles circonstances, les médias ne peuvent quand même pas faire de reportage objectif. Un reportage objectif réfère à un reportage impartial. Il peut confirmer l’événement de Sujiatun en interviewant un, deux, trois, ou davantage de témoins sur place. Les médias, en tant que partie tierce, peuvent aussi juger et faire des conclusions en vérifiant toute l’information collectée et selon le bon sens. Les médias peuvent jouer un rôle de superviseur et offrir une couverture objective. De cette façon, ils peuvent jouer un rôle positif et au moins empêcher la violence de continuer."

Guo Guoting a dit que selon lui , les médias internationaux gardaient le silence sur Sujiatun à cause des décisions prises au niveau corporatiste, et pas parce que les journalistes ne voulaient pas en rendre compte. Les journalistes sont prêts à couvrir de tels sujets. De nombreux journalistes ont le sens de la justice. L’élément clé est la corporation qui contrôle les médias. Etant des investisseurs, ils craignent d’offenser le PCC et que cela affecte à son tour les profits potentiels. Voila la raison pour laquelle ils ne permettent pas aux médias sous leur contrôle de couvrir l’événement de Sujiatun.

Guo Guoting a dit : "en fait, j’ai regardé le New-York Times et le Washington Post chaque jour pour voir s’ils rapportaient l’ événement. Cependant, je n’ai toujours pas découvert le moindre reportage sur Sujiatun. D’après mon expérience de 21 ans à exercer le métier d’avocat et ma compréhension de la loi, je peux affirmer que ce qui est arrivé à Sujiatun est réel et fiable. La communauté internationale devrait se mobiliser et envoyer des équipes d’enquête indépendante pour commencer à enquêter immédiatement. Sans quoi, les dirigeants du PCC détruiront très facilement les preuves de leurs crimes. Ils sont capables d’utiliser toutes sortes de méthodes pour détruire les preuves de leur culpabilité."

Les vies humaines sont d’une suprême importance. A moment critique où la vie et la mort sont en jeu, nous avons la responsabilité d’éveiller toux ceux qui ont encore une conscience.

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