Citant des responsables du gouvernement, anciens et actuels, le quotidien déclare que le programme d'écoutes était une opération d'envergure, effectuée en coopération avec des sociétés de télécoms, visant des communications intérieures et internationales.

Le président américain George Bush et ses conseillers avaient précédemment déclaré que les écoutes sans mandat étaient limitées aux communications internationales de personnes soupçonnées de liens avec al Qaïda. Or, d'après les sources citées par le NYT, les techniciens de la NSA n'auraient pas limité leurs recherches à ce cadre.

Plusieurs responsables affirment même que de hauts fonctionnaires du gouvernement se sont rendus au siège des grandes sociétés de télécommunications du pays pour obtenir des accès privilégiés aux communications.

Certains appels d'un pays étranger à un autre ont aussi été déroutés via des commutateurs aux Etats-Unis et un ancien expert de la NSA raconte que des responsables du gouvernement ont encouragé ces dernières années l'industrie de télécommunications à écouter davantage de communications internationales.

Reuters