"Parmi les animaux directement examinés par le réseau de correspondants du CRMM, une majorité comportait des traces de captures accidentelles dans des engins de pêche", a précisé dans un communiqué Olivier Van Canneyt, Coordinateur RNE (Réseau National d'observation des Echouages).

Selon M. Van Canneyt, il s'agit essentiellement de dauphins communs, l'espèce la plus commune dans le golfe de Gascogne mais aussi de dauphins bleu et blanc et grands dauphins, espèces abondantes plus au large, ainsi que quelques marsouins, une espèce côtière.

Les animaux ont été découverts entre le 18 et le 21 février sur les plages des Landes (plus d'une trentaine), de Gironde (une vingtaine), de Vendée (une vingtaine) et de Charente-Maritime (une dizaine), a-t-il précisé ajoutant que le phénomène se poursuivait toujours.

L'événement actuel "correspond à dix fois le niveau normal d'échouage pour cette saison", ajoute-t-il précisant que "des interactions avec les chaluts pélagiques sont aujourd'hui connues par les spécialistes".

L'échouage de mammifères marins est un processus observé en permanence et depuis plusieurs jours, des vents forts de secteur ouest observés sur la façade atlantique ont pu favoriser les échouages, a estimé le spécialiste.

Au cours d'une année normale (sans échouages multiples), le CRMM enregistre environ 200 échouages sur la façade atlantique.

Mais les échouages ne donnent qu'une vue partielle de ce qui se produit réellement en mer et le "nombre de dauphins trouvés échoués ne représente qu'une fraction de ceux morts en mer", précise M. Van Canneyt.

En l'absence d'informations sur "le nombre réel d'animaux morts dans des opérations de pêche" il est donc difficle pour les spécialistes "d'évaluer réellement l'impact de la mortalité accidentelle devenue récurrente", ajoute-t-il.

Quelques campagnes d'observations ont permis de donner un ordre de grandeur d'environ 40.000 dauphins et autres espèces de petits cétacés vivant dans les eaux du Golfe de Gasgogne.

AFP