« Tous les voiles, vraiment tous les voiles ? » Demanderont certains. Les voiles de l’oubli flottent au-dedans et au-dehors de nous. J’ai décrit dans le texte précédent le principe du processus de la souvenance. Depuis notre état le plus élevé nous envoyons un souffle rédempteur. Notre corps de chair choisit de l’utiliser ou non. Potentiellement notre souffle collectif permet de lever tous les voiles. A nous de l’actualiser dans nos vies. Je ne répèterai jamais assez combien les décisions personnelles sont essentielles. Tout est acquis et rien n’est acquis sans notre assentiment. Il arrive toujours un moment où la poussée intérieure est telle qu’un « oui je marche ! » surgit spontanément au cœur de notre incarnation.

Dès que nous comprenons que la fusion de nos « moi profonds » en un seul visage est à la source du renouveau, notre motivation grandit d’autant. Tout est si merveilleusement orchestré. L’essentiel se déroule encore dans une certaine discrétion. Toutefois, nous ne tarderons plus à découvrir les véritables ressorts du grand spectacle. Tous les acteurs sont en phase, quelle que soit la scène qu’ils jouent. Nous le savons, nous ne jouons pas ensemble la même séquence. Il est cependant certain que nous prestons toutes et tous dans le final de la pièce.

Douce, douce avancée, lame de fond de tendresse, rouleau d’amour et de compassion. La joie scintille sur les vagues de notre souffle. Si elle n’était pas au rendez-vous c’est que notre souffle commun serait dépourvu d’amour. Notre visage unique est donc semblable à un soleil au rayonnement époustouflant. D’aucuns l’ont appelé dans le passé le soleil des soleils. Je ne parle pas du grand soleil central de notre galaxie, mais de la quintessence de tous les soleils, ce que nous sommes dans notre état d’union. Nous sommes l’ineffable, l’indicible, le sans nom, le dieu ultime, l’omniscience, l’omnipotence. Et maintenant nous avons un nom abordable, celui de collectif éternel.

Pourquoi avons-nous passé des siècles et des siècles à focaliser nos croyances sur l’existence d’un dieu, d’un dieu unique omnipotent et omniscient ? C’était pour rassembler les croyances éparpillées dans l’adoration de divinités disparates. La focalisation sur une seule entité présumée était la meilleure issue du moment. Ce dieu virtuel, et puis ce Christ virtuel ont exercé une attraction centripète dans nos systèmes de croyances. Ce recentrage ne fut pas toujours apprécié, car l’oubli généralisé avait provoqué un éclatement de notre mental ayant atteint des proportions vertigineuses. L’écran entre notre être incarné et notre être réel fonctionnait pleinement. L’absence de souvenirs faisaient éclater nos explications sur le monde dans tous les sens. Un dieu unique et salvateur était donc le sujet de ralliement le plus approprié durant ces millénaires d’oubli profond.

Alors que les voiles se lèvent, l’existence de ce dieu fond sous l’action du soleil de la réalité éternelle. Je sais que cette affirmation produira un peu d’urticaire chez de nombreux croyants. Et cette réaction est bien compréhensible car le conditionnement relatif à ce dieu unique extérieur à nous fut utilisé avec les moyens du bord, ceux de la dualité. Nos croyances subirent un puissant pilonnage. Toute l’humanité s’y est mise avec des variantes culturelles. Des écrits, des rituels, des êtres éveillés ont contribué à recentrer les conceptions sur nos origines. Le dieu sublime que nous avons fait miroiter dans nos esprits et puis dans nos cœurs a effectivement joué son rôle. Maintenant et seulement maintenant, nous pouvons le délester de sa puissance et par conséquent de son existence. Nous sommes prêts à nous regarder dans le miroir, tels que nous sommes, une parcelle parfaite du collectif éternel, une expression de l’ensemble de notre fraternité. Nous sommes nous, nous sommes un. Nous sommes un et nous sommes nous. Voilà la vérité qui grandit en nos cœurs, en notre mental, siège de nos croyances. Nous commençons à nouveau à croire en ce que nous sommes, au souverain doté des attributs de la puissance et de l’amour du prochain. Cette période est précieuse, vibrons intensément avec elle.

Sachons que nous n’avons jamais été dupes. Il n’y a aucune honte à laisser évoluer nos croyances. Au contraire, considérons cela comme un indice de notre grandeur. Cessons de penser que nous renonçons à l’une pour accréditer une autre. Acceptons la continuité de notre implication sur terre. Evitons d’y introduire des ruptures avec l’esprit du renoncement, avec le « ou » diviseur. Pourquoi regretterions-nous d’avoir cru en l’existence d’un dieu créateur, d’un christ rédempteur ? Que recouvrent-ils en fait ? Des principes d’énergie qui eux n’ont jamais cessé d’exister et, d’agir sur notre environnement, sur nos vies. C’est uniquement la façade qui se ravale. Nous possédons maintenant une vue sur les pièces qui existent de toute éternité. Elles n’ont plus besoin de devanture. Nous pouvons nous voir évoluer en toute transparence. N’est-ce point étonnant de constater la simultanéité de ce que je révèle avec des émissions de télévision qui filment jour et nuit des êtres évoluant à l’intérieur d’une maison aménagée pour la cause. La façade n’exerce plus sa fonction d’écran et de protection. Les multiples caméras filment sans fard les faits et gestes des protagonistes de ces « feuilleton grandeur nature, genre big brother. » Certes, ces émissions sont empreintes de sensationnalisme. Elles visent à montrer la petitesse des ressorts humains, à rabaisser notre grandeur par une exacerbation de l’ego. Les acteurs ont trop besoin de jouer, de montrer de quel bois ils se chauffent. Je considère ces émissions comme une métaphore indiquant l’existence d’un équivalent dans les dimensions plus élevées, celles de la Terre nouvelle. La disparition de la façade montre des êtres dans leur splendeur, des êtres qui acceptent leur nudité parce qu’ils sont ce qu’ils sont, purs et parfaits. Ils n’ont rien à cacher, ils n’ont rien à montrer. La chute de la façade correspond à la fin du besoin de paraître. Cette façade était ce « pare-être » dont nous avons eu besoin pour cacher la présence de cet être réel, réel, éternel durant la période de l’oubli choisi.

Le grand déménagement inclut le ravalement de la façade, sa restauration valorisant l’être éternel à qui nous ressemblons. Et nous l’aurons compris, cette façade-là est translucide. Elle nous montre tels que nous existons de tous temps. Elle illustre l’être sans paravent, sans brise vue. Comment seront conçues nos habitations sur la Terre nouvelle ? Y avons-nous pensé ? Existera-t-il encore des banques, des assurances, un système de sécurité sociale ?

Comprenons-nous que ces trois types d’institutions furent bâties sur la pierre angulaire de la peur ? Avec un nouveau socle de civilisation basé sur l’amour, elles n’ont plus de raison d’être. Je sais que nous ressentons déjà cela au fond de nous-mêmes comme une perspective éminemment saine. Je sais que celles et ceux qui s’identifient encore aux injustices, aux souffrances des pauvres ou à l’exploitation de leurs pairs auront un peu de mal à entrevoir ce renversement de perspectives. Puissent-ils renouer avec les qualités concrètes, palpables des vibrations d’amour afin de ressentir profondément qu’un tel changement est déjà réalisé.

Bien d’autres transformations sont acquises sur la Terre nouvelle. Elles sont en cours de transmutation pour le moment. J’en évoquerai quelques-unes dans une prochaine transmission. Sachons déjà que toutes les industries produisant des armes de guerre ne résisteront pas au changement de dimension. A fortiori, les Etats majors, les armées, les ministères de la Défense, n’auront plus de raison d’être. Allons, vivons avec ces informations, ma foi assez réjouissantes pour les faiseurs de paix. Elles sont conformes à notre nature profondément pacifique. Créons le déménagement tel que nous le concevons depuis notre état le plus élevé.

La Terre nouvelle.


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Autres propos de la Terre Nouvelle

Introduction de l’auteur : Voilà un cahier plein d’humanité qui contribue à remettre tendrement les pendules à l’heure. Bien que certaines informations aient de quoi m’estomaquer, j’ai accepté une nouvelle révolution dans mes croyances. Le premier volume de ces cahiers a commencé sous les auspices du Christ, notre frère en amour. Il a accompagné les débuts de leur transcription. Il me paraissait un acteur incontournable de la transformation planétaire, du grand déménagement. J’avais cependant le sentiment que sa venue en tant que messie, salvateur de l’humanité était une métaphore. Quelque chose ma disait déjà que le sauvetage de la Terre était collectif. La conscience de la Terre nouvelle n’a jamais cessé de le répéter. C’est grâce à nous qu’elle a réussi le passage.

La remise en question de l’existence de dieu au profit d’un collectif éternel aurait dû me mettre la puce à l’oreille de ce qui suit. Selon une des transcriptions de ce cahier, le Christ n’existe pas en tant qu’entité individuelle. A une époque où les consciences de leurs pairs étaient trop éclatées, des étincelles de lumières chargées de veiller à la sauvegarde de la terre et de l’humanité ont créé une entité virtuelle pour focaliser leur esprit. Elles l’ont appelé le Christ. Son existence était toutefois nourrie par un principe énergétique loin d’être localisé dans une seule entité. Le messie est collectif et les énergies christiques en sont une des expressions.

Je me suis néanmoins posé la question de confiance. « Pourquoi tout ce cinéma, pourquoi me laisser signer des textes au nom d’une entité céleste magnifique et puis m’informer qu’elle n’existe pas en tant que telle ? » J’aurais pu me raidir. J’ai toutefois mis ce fait sur le compte de ma propre évolution, de mon propre niveau de conscience. Le « moi » supérieur qui régule en quelque sorte ces transcriptions, prend soin de ce que je suis, à tout moment. Il apprécie l’état de mes croyances et l’instant où il en fera basculer une de plus. Je me rappelle souvent une phrase contenue dans le tout premier message que j’ai reçu en 1997. Il était signé « Jésus » qui est-il cet être-là ? « Tout ce que vous croyez abandonnez-le » Je ne me doutais pas que cette incitation concernait les croyances liées à la compréhension subtile et spirituelle de la vie sur terre et dans le cosmos. Les cahiers m’ont déjà bien conforté dans cette perspective. Et je crois que c’est loin d’être fini. Je me sens ouvert aux autres informations bouleversantes. J’apprécie en tout cas celles qui offrent une version plus simple et plus fraternelle de l’organisation de l’univers.

Le Christ, une construction de l’esprit.

(…) Les Christ blancs sortent de tous les côtés, de l'Etoile polaire, du creux de la Terre, sans oublier celles et ceux qui marchent déjà sur l'écorce terrestre. Le Christ s'en va, les Christ sont là, fidèles au rendez-vous. Le Christ a été magnifié et individualisé, considéré comme une entité unique afin de clouer le bec à tous nos petits diables intérieurs. Ces derniers nous ont poussés à une époque à idolâtrer toutes sortes d’entités extérieures à nous. Cet éclatement de la dévotion devenait un danger pour notre intégrité. Dès lors, vint l'idée de nous présenter un sauveur unique capable de parler à nos diablotins et de montrer une voie différente, celle du retour à soi-même. Il était une construction mentale de passage, une étape intermédiaire. Aujourd'hui, ce Christ-là, monté de toutes pièces pour les besoins de la cause peut disparaître. Nous sommes en mesure de discerner les vrais visages des nombreux Christ incarnés ou présents à proximité. Ah ! Combien délicats sont les temps de transformations profondes ! Nos croyances les plus ancrées y subissent des chocs, doux ou percutants. Tout dépend de la flexibilité de notre mental et de notre ego à se pelotonner dans les flux de vibrations toujours croissantes. Le façonnage de l'image d'un Christ unique salvateur et porteur de nos souffrances a nécessité beaucoup d'énergies. Les étincelles de lumière qui ont dirigé l'élaboration de cette histoire dans l'histoire ont remué ciel et terre afin de réunir l'ensemble des paramètres permettant de donner du crédit à cette image. La création fut parfaite, l'image a tenu le coup suffisamment longtemps pour constituer un symbole rassembleur. Si elle se perpétuait, elle couperait l'élan du retour vers soi, la foi en l'étincelle de lumière que nous sommes de toute éternité. Un mythe s'effondre, celui de l'existence d'un Christ unique, rédempteur de toutes et de tous. Un autre se crée, celui de l'existence de nombreux Christ noirs et blancs destinés à s'entendre pour fusionner leurs énergies. Nous allons comprendre toujours plus clairement nos multiples insertions dans différentes dimensions de vie. Nous sommes de véritables poupées gigognes. (…)

La Terre nouvelle.


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Les exterminateurs de l’ego.

(…) Connais-tu ceux et celles qui veulent à tout prix exterminer l'ego ? Ils jouent avec le feu depuis des millions d’années. Ce sont des êtres éveillés comme ils disent, éveillés à supprimer totalement l’ego. Mais comment peut-on faire disparaître l’ego, le « je suis » éternel qui, selon les circonstances prend diverses formes extérieures ? Cela revient à vouloir tuer un immortel. Ah ! Ces éveillés diront facilement que l’ego est associé à notre personnalité et que cette dernière doit s’effacer et faire la place à notre « moi divin. » Je prends cette expression avec des pincettes car elle a souvent légitimé cette tentative de carnage de l’ego. Mettre l’ego au centre d’un enseignement spirituel revient à le placer sur un piédestal. Cette démarche introduit d’emblée un double message : « Je vais rabaisser le caquet de cette instance en moi-même, instance que par ailleurs j’idolâtre. » Bonjour les dégâts ! Dirais-je. Cette démarche s’apparente à un suicide, doublé d’un acharnement à vivre. Qui veut détruire l’ego sinon lui-même ? Il est parfois assez tordu pour s’acharner à vouloir sa propre fin. Ainsi, montre haut et fort qu’il triomphe dans tous les cas. Il agit comme les frères Dalton qui se livrent eux-mêmes pour toucher la prime de leur propre capture. Cette communauté s’agite actuellement sur Terre. Elle sent venir sa fin, à savoir un regain de bon sens rappelant que l’idée de s’aimer « un petit coup » serait bienvenue dans le scénario. Ces êtres exècrent l’Amour parce qu’il constitue le grain de sable susceptible d’ébranler tout leur édifice. Ils ne peuvent le voir en peinture et forcément en grandeur nature. Il est vrai qu’ils commettent des dégâts parmi celles et ceux qui cherchent des vérités. En effet, ils s'affichent comme porteurs de vérité et ils en connaissent un bout sur les ressorts de la conscience. Ils sont même capables de transférer leur savoir sur l’amour. Ils peuvent parler de l’amour avec un grand A. Toutefois, leurs discours sonnent totalement faux, du moins pour celles et ceux qui écoutent avec leur cœur. Leurs dissertations sur l’amour sont bien emballées. Toutefois, elles répandent une odeur de poisson avarié. Certains êtres y croient car leur odorat est atteint. Et si d'aventure d’autres ressentent l’odeur, ils se verront rétorquer par les êtres privés de l'odorat que leurs perceptions sont le résultat d’un méchant tour joué par leur ego. Toute démarche qui consiste à descendre l’enseignant, le maître de son piédestal est systématiquement considérée comme une expression malsaine de l’ego. Il importe de la reconnaître, de se battre la coulpe afin de savoir sur quelle touche jouer pour l’effacer. Les enseignements de ces exterminateurs de l'ego paraissent parfois dignes de ceux donnés dans les hauts lieux spirituels. Ils ressemblent cependant à l’histoire du chien qui court après sa queue. Ils parviennent encore à attirer des êtres dans cette vaine attitude. (…)

La Terre éternelle.


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Grandeur et grandeur : changer nos croyances.

« Grandeur et décadence », tel fut le cycle des civilisations sur Terre. Et si nous introduisions maintenant des séquences « grandeur et grandeur. » Certains doutent encore de pouvoir vivre uniquement sur les crêtes de la vague, de la courbe. La crête annonce inexorablement un creux. Telle est la croyance courante. Chacun d'entre-nous connaît le mouvement sinusoïdal d'une vibration, chacun vibre en résonance avec le mouvement des vagues dans l'océan.

Comment changer ces croyances ou ces perceptions profondément imprimées en nous ? Telle est bien la question du jour. Ce à quoi nous croyons encore dur comme fer aujourd'hui, est actuellement malmené. J'ai choisi ici une croyance répandue, considérée comme une réalité stable. Et bien détrompons-nous. La sinusoïde, la vague suivie du creux de la vague est une pure manifestation de la conscience humaine.

Je vais poser une autre question dans le genre. Imaginons que des physiciens acceptent que la lumière soit à la fois une onde et une particule. Quel aspect a-t-elle alors ? Sous quelle forme se présente ce duo de particules et d'ondes ? Nous n’obtiendrons aucune perception précise aussi longtemps que nous utiliserons nos sens courants. C'est la raison pour laquelle aucun appareil n'est actuellement capable de l’observer. Nous y arriverons dès que nous élèverons nos perceptions, dès que nous les fusionnerons avec celles de la Terre nouvelle. A quoi ressemble ce duo ? Tout dépend de notre capacité à être au cœur de la lumière. Que verrions-nous si nous étions devenus la lumière ? Nous distinguerions avant tout des petites particules de lumière qui se dirigeraient dans tous les sens. Nous verrions qu'au-delà de cet éclatement à 360°, elles suivent une direction. Cette direction est donnée par un fil aussi rectiligne qu'invisible. Oui une ligne droite les guide sans exister vraiment. Voilà un paradoxe de plus à accueillir. La lumière en mouvement ou la vague dans son élan apparaissent de l'intérieur tel un chaos dirigé. N'est-ce pas une merveilleuse expression de la vie : la liberté foisonnante organisée ? Nous préférons encore voir dans la vie un mouvement ordonné et c'est bien humain. Nous avons très peur du chaos car il reflète notre désalignement. Le mental désordonné de ceux que nous nommons malades mentaux n'est que le miroir du chaos de nos pensées. Avons-nous déjà pris la peine de repérer le nombre de pensées différentes que nous émettons en une heure de temps, pensées exprimées, pensées fugitives et silencieuses ? Même ceux qui croient domestiquer leur mental en émettent des centaines. N'est-ce point vertigineux d'un certain point de vue ?

Dans notre état originel, d'étincelle de lumière, nous sommes capables de nous fixer durant une longue période sur une pensée, une idée-force. Elle nourrit notre état et veille à ce que nous soyons attirés par les flux magnétiques qui la manifesteront sans que nous ayons un seul geste à faire. Je sais, nous commençons à bien connaître ce processus d'abandon de nos idées à ce qui est de toute éternité. Pratiquons-le dans chaque situation. Voilà pourquoi nos pensées se concrétisent plus aisément lorsque nous les émettons et les accompagnons une à la fois. Cela ne signifie pas, chers productivistes, que nous en émettions une par siècle (une petite seconde cosmiquement parlant) mais que nous les produisions consciemment, en dehors du carrousel ordinaire de notre mental.

Notre grandeur se mesure notamment à cette aune, celle d'une conscience qui sait ce qu'elle a choisi et qui accompagne avec fluidité le cheminement de ses intentions. Chaque fois que nous guidons une pensée sans la guider, nous contribuons à donner une direction aux électrons en rotation autour du noyau de nos atomes. Une direction dans ce cas-ci serait d'abord une élévation vers l'éveil de notre être. Des générations de chercheurs de vérité ont œuvré à cette guidance, cette guidance sans guidance, cette béance qui s'ouvre en nous lorsque nous abandonnons consciemment le contrôle de nos pensées. Elle donne accès au sentiment d'éternité et nous en avons besoin plus que jamais. Elle ne demande plus autant d'astreintes, d'heures d'assises, de méditation. Elle peut s'obtenir à rebours, au départ du sentiment d'éternité lui-même. Ses qualités sont aujourd’hui suffisamment accessibles pour entraîner notre mental dans un bal où il se laisse aller à donner, à tourbillonner dans une danse de derviches. Elles conduisent à une forme de détachement que le mental qualifie d’extase. Il n'en revient pas lui-même, de prononcer un tel mot car au début il ne percevait guère les vibrations. Il est toutefois capable de s'accoutumer à cette voltige ascensionnelle. Et il la poursuit en déposant progressivement question après question. Finalement, il se retrouve au sommet d'une spirale, surpris de s'y présenter aussi nu qu'un ver. Alors, il se sent heureux, il a atteint un sommet de grâce sur le pic du cœur et il est prêt pour toutes les noces, pour des aventures entièrement nouvelles pour lui. C'est en soi un petit miracle. Offrons-le-nous, il est si simple à réaliser.

Certains d'entre-nous se sont mis à haïr le mental ou du moins, à le stigmatiser. Il ne mérite pas un tel traitement. S'il nous a maintenu sur des chemins sans perspective, il nous a conduit jusqu'au bord du précipice là où nous avons à retrouver le sens pour franchir ce vide, pour marcher dans le vide. Certes, les plus futés installeront une passerelle, c'est toujours commode de créer un pont entre deux mondes, celui de la raison et celui de l'essence des choses. D'autres, je l'ai déjà affirmé, marcheront dans le vide. Le mental est notre tremplin vers la quintessence. Rappelons-nous cette évidence. Prenons soin de le caresser dans le sens du poil et il entrera dans la danse des derviches.

J'inclus l'ego dans le mental. Bien qu'ils soient intrinsèquement distincts, leurs énergies sont tellement entrelacées qu'en parlant de l'un on évoque l'autre. L'ego dispose bien sûr de la puissance dont j'ai déjà évoqué l'utilité. Il a cependant besoin d'être accueilli, aimé au même titre que le mental pour se joindre aux joies de la transformation. Aimons l'ego et le mental et surfons en permanence sur la crête des vagues.

La Terre nouvelle.


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Le miracle du regard

Je rêve, je rêve et ce qui m’apparaît splendide l’est encore davantage. Le rêve magnifierait-il le beau, l’harmonieux ? Existe-t-il plus beau que beau, plus harmonieux qu’harmonieux ? Je dirais que le rêve n’amplifie pas la qualité, ce qui est harmonieux le reste. Il accroît la quantité ou l’envergure de nos perceptions. En effet, les rêves actuels permettent de voir les mêmes qualités en de multiples versions. Je dirais par exemple, que nous percevons l’équilibre dans un grand nombre d’univers en même temps et parfois dans tous les univers. N’est-ce point extraordinaire ? Et que sont ces univers ? J’y ai déjà répondu, ce sont nos semblables. Autant dire qu’en rêvant, nous sommes en relation avec tous nos pairs. Nous les magnifions, car nous les percevons dans leur splendeur. Voilà l’utilité actuelle de nos rêves, retrouver le sentiment d’union avec nos semblables. « Et les cauchemars, alors, que nous disent-ils ? » Ils ne disent rien. Ils témoignent de la mort de notre personnalité actuelle. Certains d’entre nous la vivent encore comme une perte, une mort réelle. Ils en ont peur et les cauchemars illustrent leurs craintes.

Plus aucun aspect de notre vie n’échappe au processus de fusion des énergies. Dès lors, les grilles de lecture traditionnelles des événements deviennent obsolètes. Il importe de relire les épisodes de notre existence à cette aune. Le mouvement global de fusion est bien avancé. Si nous ne le détectons pas encore au quotidien, sachons, je le répète, que nos atomes et nos cellules le suivent pas à pas. La morosité apparente, diffusée par de nombreux média et relayée par de multiples spécialistes maintient encore une couverture sur ce phénomène. Mais, nous le pressentons, cela ne peut plus durer. La brillance de la lumière d’amour envahit l’espace. Les perroquets vivant sous la couverture posée sur leurs cages la captent. Sous leur toile destinée à les protéger de la lumière afin qu’ils se taisent, le jour est permanent. Je ne compare pas l’humanité à un perroquet. Néanmoins, nous savons, et ce souvenir s’estompe déjà, que certains d’entre-nous ont posé une couverture sur l’humanité entière afin de la mettre hors d’état de s’exprimer.

Voilà, cette péripétie est terminée et nous recommençons à parler, à dire de toutes nos forces, le souhait d’en finir. Et c’est bien ce qui se passe. Nos ennuis arrivent et disparaissent comme ils sont venus. C’est à se demander s’ils ont vraiment existé. Ils vont, viennent, disparaissent même sans que nous ayons cherché ou découvert une «solution ». Parfois, le simple fait de regarder une situation autrement les fait fondre. Ah ! Le miracle du regard, du regard que nous portons sur les événements. Tout est là. Le beau est dans nos yeux, l’harmonie est dans la foi qui anime nos regards, etc. Voilà, les rêves prennent temporairement la relève. Ils transcendent nos propres conceptions, nos propres à priori. Mais bientôt, nous verrons, nous verrons directement la splendeur des choses et des êtres.

Empoignons la vie à pleines mains. Elle ne filera plus entre nos doigts comme par le passé. Nous sommes cette vie, autant dire que nous nous prenons en main. Oui, cela revient au même. Dans cette poignée de main avec nous-mêmes, nous ne pouvons plus nous échapper. En fait, nous n’en avons plus envie. Oui, telle est la splendeur du moment. Nous vivons des retrouvailles intimes tellement époustouflantes que le désir de nous fuir disparaît. Au contraire, elles allument une curiosité sans pareille envers cette partie de nous si naïve, si décapante et si amoureuse. Oui, l’amour qui nous anime ne peut qu’être amoureux de la nature, des animaux, des pierres, des arbres… et de nos semblables. Ce dernier terme exprime à merveille que nos concitoyens planétaires sont « des autres nous » possédant leurs propres talents. Nous les considérons de plus en plus comme ces «alter ego » par millions, par milliards. C’est déjà un effet des énergies de fusion. Désormais, un enfant décharné du Sahel, de l’Angola, d’Afghanistan a la même importance dans nos cœurs qu’un enfant dans le même état d’une grande ville occidentale. Oui, jusqu’à ce jour, en occident, les « morts » des pays éloignés n’avaient pas la même valeur qu’un mort des pays riches .Et bien, nos cœurs commencent à compatir autant pour les uns que pour les autres.

Rappelons-nous de voir l’au-delà de cette misère. Les nombreux enfants affamés qui effectuent un bref passage sur terre et dont les photos occupent la une des journaux, des magazines ou des affiches, ont cette fonction d’éveilleurs de conscience. Toutefois, les media et même les organismes caritatifs utilisent ces photos pour toucher autant la sensiblerie que la sensibilité des « riches. » Nous savons que les deux réactions ne sont pas de même nature. Aujourd’hui, notre sensibilité a besoin de prendre le dessus, de se débarrasser de l’écume des vagues du sensationnel, pour vibrer avec l’essence des choses. Ces enfants sont dans un état physique délabré. Regardons profondément dans leurs yeux et nous lirons leur sourire intérieur qui dit : « Alors, humain à la peau blanche, reconnais-tu ton œuvre, perçois-tu comment tu as contribué à engendrer la dégénérescence de tout un continent ? Oh ! tu l’as accompli par amour pour des valeurs que tu estimes supérieures. Mais nous, nous les êtres à la peau noire, nous sommes des éveilleurs de conscience. Vous nous avez éteint avec un interrupteur comme vous éteignez l’électricité. Alors, nous choisissons par amour de poursuivre notre fonction. Oui, en acceptant de vivre décharnés, au seuil de ce que vous appelez encore la mort, nous vivons pour vous éveiller à la vraie vie. Oui, nous acceptons de venir ici, où tout est factice, jouer un rôle pour contribuer à votre élévation. Merci de nous entendre ou de nous ignorer. C’est du pareil au même, car en dépit des apparences, nous restons fidèles à nous-mêmes, beaux, généreux et lumineux. Allez, bonne vie, être d’Occident. Reviens, si cela te chante à des valeurs simples, simples et humaines ».

Jamais, je ne justifierai l’injustice, l’iniquité, jamais. Cependant je ne me laisserai plus envahir par la sensiblerie. J’ai besoin d’appréhender chaque événement, chaque rencontre avec la sensibilité de mon cœur, d’y percevoir autant la tendresse que la clarté. Alors, j’ai le sentiment d’accueillir le cadeau exprimé par ces enfants et de mettre un bémol à l’injustice et à l’hypocrisie qui la justifie. Voilà, volons sur les ailes de la sensibilité. Elles nous élèvent vers des sommets d’amour. Elles nous permettent de prendre connaissance du cœur des choses et de les transcender. Elles nous évitent en tout cas l’ignorance ou l’aveuglement. Plus nous volons haut, plus nous percevons les phénomènes dans leur écrin et dans leur globalité. Nous ne pouvons plus nous targuer d’ignorer ce qui se passe sur la planète. Notre regard, conjugué à nos rêves, nous permet d’accéder au « beau autant qu’au laid ». Nous percevons à la fois la misère, là où elle règne, et en toile de fond, la majesté de la situation, la trame du jeu de l’amour presté par tous les acteurs vivant sur terre et autour d’elle. Ah ! Je rêve, je rêve. Et nous le ressentons maintenant, ces rêves retissent les liens avec mes semblables, liens qui auraient pu être dénoués. Mais je le sais, nous les savons, cette dé-liance était la plus fabuleuse illusion, très complexe à créer. Et nous y sommes parvenus au grand ébahissement de nos parcelles restées dans des étages supérieures. Alors, si elle fut si compliquée à obtenir, c’est que la reliance avec chacun est notre état naturel.

Merci. La Terre nouvelle.


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Donner un statut de preuve au ressenti.-- L’intelligence de la vie.

Vol d’éternité, nous sommes embarqués dans un vol d’éternité. La nuit sombre de l’âme, la sombre nuit de l’être vivant dans l’illusion d’être dépossédé de ses attributs, ne peut résister à ce vol. Nous prenons de l’altitude parfois, sans nous en apercevoir. C’est amusant de constater combien nous avons encore l’impression d’être accroché au plancher des vaches dans certaines situations alors que nous les vivons à des kilomètres au-dessus. « Je veux des preuves de ce constat » diront encore les dubitatifs. Je vais en parler car c’est le but de cette communication.

Avons-nous parfois le sentiment de regretter des actions incongrues, des paroles blessantes ? Si c’est le cas, quelle est la partie de nous qui exprime ce sentiment ? Est-ce notre cœur, est-ce notre raison ? A coup sûr, les jugements que nous portons sur nous-mêmes sont nourris par des codes moraux, par des croyances et des schémas appris au cours de notre incarnation. Sommes-nous capables d’imaginer ne fusse qu’une fraction de seconde que nous vivons ailleurs, là où aucune éducation n’a forgé nos esprits, là où aucun acte n’est jugé. Projetons-nous là où nous sommes vierges de nos apprentissages terrestres. Ce simple saut dans cet espace est déjà rafraîchissant. Dès que nous le réussissons, nous entraînons des dépouilles de nos façons traditionnelles de penser et d’agir. En outre, dès que nous restons quelques instants dans cet espace, l’inanité de juger quoi que ce soit éclate comme une évidence.

Lorsque je regrette une situation du passé, je me juge. Depuis la sphère de ma personnalité, j’encapsule mes actes et mes gestes. Je les maintiens dans la zone des vibrations basses. Dès que j’ai pris de la hauteur, tout regret m’apparaît vain, inutile, dérisoire. Où suis-je à ce moment-là ? A des kilomètres plus hauts ? Oui, je formule cela avec des mots imagés. En fait, je suis resté dans le même plan et ma conscience s’est ouverte à des aspects de moi-même bien plus clairvoyants. « Mais en quoi cela constitue-t-il une preuve, c’est un raisonnement, tout simplement ? »

Soit, poursuivons alors ce raisonnement. Imaginons maintenant la situation inverse. Les mêmes événements vécus dans le passé éveillent de la gratitude. Les situations n’ont pas changé. Seul notre regard s’est inversé. Et que se passe-t-il alors ? Nos corps obstrués par les regrets, laissent place à une autre fréquence vibratoire, celle de la gratitude. Les qualités de la gratitude officient comme des attracteurs de fréquences plus élevées Elles attirent à elles les fréquences du regret. Les regrets s’estompent et le miracle se passe. Les situations sont libérées, elles quittent leur capsule. Et la vie bondit en nous. Elle circule davantage, elle est mieux accueillie, mieux perçue par nos sens. La preuve, s’il est besoin d’en fournir, tient uniquement à la précision de notre ressenti.

La matérialité des faits se situe dans la sphère des perceptions internes. Nous n’en possédons pas d’autres pour le moment. « Cette façon de considérer la preuve est donc éminemment subjective. » Absolument dirais-je, elle fournit l’aspect de la vérité, la vérité de ce qu’un être ressent à un moment donné. Nous avons été aiguillonnés par l’exigence d’établir une vérité et une seule. Nous l’avons assorti d’une condition, celle de la voir apparaître sous nos yeux, via un objet, un phénomène particulier. Sommes-nous prêts à accorder au ressenti le statut de « preuve » que les êtres au mental triomphant dénient avec force ? Voilà une joute intéressante assortie d’un bémol par celles et ceux qui penseront : « Oui, mais nous risquons en permanence de nous tromper. Nous sommes sur un terrain mouvant. Que penser alors ? » Et le mental dirais-je, où nous a-t-il conduit ? Qu’a-t-il à son actif ? Dit-il toujours la vérité ? A force de vivre cul et chemise avec l’ego, il nous a conté quelques contrevérités monumentales au cours des derniers siècles. Alors devant un outil imparfait, de quoi le ressenti du cœur aurait-il à rougir ? Ce ressenti est bien davantage qu’un outil, il est un état d’être, un style de vie, un choix de laisser couler en nous l’intelligence de la vie. Ah ! Nous y arrivons, l’intelligence de la vie ? Que recouvre cette expression ? De quelle intelligence parle-t-on et de quelle vie ? Voilà les questions pleuvent dès que nous sortons magiquement une expression du chapeau.

L’intelligence de la vie est une formulation terrestre assez élégante pour exprimer le soutien permanent de notre être profond à notre égard. Il nous enveloppe sans cesse de sa clairvoyance. Il est en état de vigilance 24h sur 24, égal à lui-même prévenant nos moindres pensées. Sa contribution intelligente tient au fait qu’il détient une connaissance complète de la situation. Je veux dire par-là qu’il la perçoit sous de multiples facettes et depuis divers plans de réalité. A chaque instant, nous sommes abreuvés de cette connaissance globale, incommensurablement plus vaste. Chaque partie de notre corps constitue un point de passage potentiel pour les énergies présentes. Le cœur reste toutefois le point de transit privilégié. Ne dit-on pas de quelqu’un qu’il parle avec l’intelligence du cœur. Nous sentons la différence entre celles et ceux qui discourent encore et celles et ceux qui parlent ou agissent depuis le cœur.

Avons-nous besoin d’attester nos ressentis à leur égard ? Quelles preuves supplémentaires pourrions-nous obtenir ? Aucune, nous partagerons volontiers nos sentiments avec d’autres êtres en qui nous avons confiance. Si nous interpellons les orateurs, que risquons-nous de clarifier ? Pas grand chose, aujourd’hui la référence commune est la parole de cœur. Et en toute bonne foi, nous sommes nombreux à y adhérer sans avoir affiné les outils, découvert l’état d’être correspondant à la parole du cœur. Aussi parlons-nous encore le cœur sur la main bien que nous exprimions toujours nos croyances enkystées dans le mental.

Nous sommes l’Alfa et l’Omega en toute circonstance. Le besoin de preuve est une mise en doute de notre participation complète dans chaque situation courante. Nous sommes le vivant d’un bout à l’autre de la chaîne. Evitons de nous harceler avec trop de questions, trop de raisonnements, trop de vérifications. Je n’encourage point la béatitude, proche voisine de la naïveté. Je nous suggère de prendre possession de notre corps et de ses multiples baromètres. In fine, ils sont tous reliés au cœur et c’est ainsi que je termine cette transmission.

En toute simplicité, à bientôt. La Terre nouvelle.


***

Réponse à une question à propos de l’univers.

Reprenons les choses à zéro. D’où poses-tu la question, d’un endroit au-delà des contingences locales terrestres, un endroit où se trouve ce que l’on appelle le « je suis » ? Affirmer que le « je suis » se situe dans un espace n’aucun sens depuis le « réel ».

« Alors ce qu’est le réel ? »

Si nous parvenons à définir le réel, nous déduirons que les éléments échappant à cette définition sont irréels, sont des illusions. Le réel correspond à ce qui existe de toute éternité. Il n’a pas besoin d’être nommé puisqu’il « est. » Dès lors, tout ce que nous voyons et nommons autour de nous est irréel. En effet, les mots ne sont pas en mesure de refléter le réel, innommable par nature. Ce point est essentiel. L’univers, tu en conviendras, entre également dans cette catégorie. Nous lui avons attribué une existence extérieure et un nom à défaut d’avoir reconnu le réel en nous. Et le réel, en la circonstance, c’est « le moi » dans sa version éternelle. Le « je suis » pour le dire de façon paradoxale, inclut l’univers qui n’existe pas ou, c’est selon, est une illusion. Opposer ou juxtaposer le moi et l’univers n’a « réellement » pas de sens. Il en possède bien sûr, en référence à nos perceptions terrestres et aux croyances qui les sous-tendent. Actuellement, nous alternons nos perceptions entre le réel éternel et l’illusion de l’univers.

Dès lors, même les valeurs universelles occupent un espace conceptuel situé hors du réel éternel. En l’absence de souvenir du réel, nous reconnaissons et nommons les univers par exemple, pour garantir une sécurité intérieure. Même les valeurs et les concepts universels relèvent du monde des illusions. Ce n’est pas facile d’appréhender que l’amour, la compassion, la paix, la coopération, etc… soient dans le cas. Si nous avons suivi cette explication, nous comprenons que ces valeurs sont des substituts de la réalité éternelle, des substituts du « je suis » qui « est » et n’a besoin de rien d’autre. Et oui, le moment est venu d’envisager de nous libérer de ces valeurs universelles. Comme tous les substituts, aussi sublimes soient-ils, ils retardent l’accès à notre essentiel, notre « je suis. »

Je rappelle l’événement nouveau dans l’humanité actuelle. Le « je suis » qui contient potentiellement toutes les expériences et les connaissances imaginable reçoit actuellement en héritage les expériences de milliards et de milliards d’années passées à explorer ces manifestations illusoires. N’est-ce pas un merveilleux paradoxe ? Les illusions ont accumulé tellement d’expériences qu’elles sont devenues aussi réelles que le réel éternel, elles se trouvent sur le même pied : disposées à partager de cœur à cœur tout ce qu’elles ont vécu d’expériences et de connaissances. C’est un moment unique dans les annales de l’Eternité. Il bouleversera l’avenir de l’humanité dans des proportions encore indescriptibles. Contentons-nous, pour le moment, d’appréhender l’idée que les illusions sont devenues consistantes et qu’elles offrent la quintessence du nectar au « je suis » éternel et cet apport est absolument unique et fabuleux.

La Terre nouvelle.

source: terrenouvelle.free.fr
Publié par phénix