Il en est ainsi de toutes choses manifestées, matières, projets, concepts, tout ce qui peut être défini comme « choses », visibles ou non visibles.

De même notre monde et son époque sont globalement un de ces objets, certes monumentaux (pour nous), assemblages de myriades d’objets ; dans chaque niveau que nous considérons nous pouvons percevoir ce type de processus si nous y accordons nos regards.

Certaines « choses » ont un cycle de manifestation très long (à notre échelle) : exemple l’univers ; d’autres très court : la dernière mode branchée.

La question est que bien des choses de notre expérience collective actuelle sont en train de se terminer, d’achever leur cycle. Leur élan énergétique est arrivé au bout de sa course, la vitesse acquise se maintient encore sur sa lancée, mais ralentit de plus en plus (ce qui apporte un autre éclairage à l’accélération actuelle du temps ).

Autour de nous, tous les systèmes constatent cette descente, et s’évertuent à la contrer, pour maintenir ce qui faisait ce monde. Les systèmes politiques, sociaux, religieux, philosophiques, sont tous mobilisés dans cette lutte pour recréer de la vie là où elle s’est retirée. Ainsi on replâtre les législations, on tente de rafraîchir des religions vidées de leur sens, on réorganise les projets de vie ; tout cela sur les bases, et en utilisant les principes de fonctionnement, de l’ancien monde.

Or il se trouve que ces bases comme ces principes sont obsolètes, car c’est ce monde lui-même qui est arrivé au terme de son cycle de création. Tout ce qu’il a produit, objets sociétés connaissances et tout ce qui est définissable, est parvenu à son point de saturation ; après, à venir, il n’y a plus rien !

C’est bel et bien cette fin du monde que clament tous les chantres d’apocalypses ! (au pluriel, apocalypses).

Ils oublient juste que ce qu’ils perçoivent comme voué à disparaître est leur propre monde, celui où ils fonctionnent, et non « LE » monde (qui n’existe pas de toute façon).

Passons sur ce détail, et n’oubliez pas de jeter aux orties toute prévision catastrophiste, qui vous alarme, vous fait peur, vous contrôle ou vous donne des directives matérielles ; elle ne peut être en aucun cas un message spirituel.

Oui, il y a bien une fin du monde, la fin d’un monde sans vie ni amour. Pas besoin que les montagnes s’écroulent ou que la terre implose pour cela !

La fin du monde est la fin de nos illusions, de nos croyances inutiles, de nos espoirs désuets. Nos idéaux les plus élevés eux-mêmes s’écroulent, qui ont été en vérité rafistolages des espérances déchues, concessions à des contraintes imaginaires, adaptations à des conditions de vie que l’on croyait incontournables. Je pense ici à ces belles idées de justice, d’égalité, toutes sortes de jolis concepts, qui ne faisaient souvent que tenter de partager équitablement la pénurie ou la souffrance ; un exemple pour illustrer cela : la sécurité sociale, qui croyant viser à la santé pour tous, se construit et s’organise sur la maladie pour tous, statistiques à l’appui - et en impose ainsi le passage ; la solidarité qu’elle prône ne joue qu’après qu’on soit rentré dans ce royaume de la maladie, des soins et des médicaments. Pas avant.

Je le dis, bien haut bien fort, la Sécu est une idée d’arrière-garde, une façon de maintenir et de recréer la maladie. Or il est courant que toutes les personnes un tantinet ouvertes ou éveillées, progressistes et éclairées, pensent que ce genre de système doit absolument être protégé, défendu, qu’il est l’expression d’une solidarité généreuse et donc orientée vers le bien, à ranger dans les choses qui fonctionneront parfaitement bien dans le futur Age d’Or.

Justement non. Dans l’âge à venir, il est plus probable que la Sécurité Sociale n’existera plus, parce que la maladie n’existera plus elle-même.

Vous suivez le raisonnement, il est clair ! Et d’une très grande simplicité.

N’essayons plus de sauver la Sécu (passons-nous en plutôt) ! N’essayons plus de faire avancer la société dans le sens que nous croyons être le progrès (pas d’ambiguïté, je ne vous invite pas à laisser des pouvoirs devenus fous tout détruire autour d’eux, ni à laisser des politiques fascisantes s’installer !) ; n’essayons plus de secourir les autres avec des cadeaux inutiles ou empoisonnés souvent !

Il nous faut réévaluer nos critères de jugement et nos stratégies. Dans ce monde où par exemple (parmi des milliers d’autres exemples) l’obéissance civile était nécessaire à la paix et à l’harmonie pour tous, n’oubliez pas que la désobéissance civile a sauvé de nombreuses vies, souvent ! La dernière guerre en est une démonstration, la résistance actuelle aux lois sur l’immigration et les expulsions un autre… Le bien n’est pas toujours le Bien, le Mal n’est pas toujours mal…

Cette petite parenthèse n’est pas inutile je crois, parce que nous faisons souvent encore des confusions entre ce qui est bien/mal selon telle ou telle morale, et ce qui va ou non dans le sens de l’Amour et de l’éveil collectif. Ces deux niveaux coïncident rarement, mais le premier nous enchaîne encore si profondément qu’il nous manipule souvent à notre insu. Il est vraiment nécessaire de nous en libérer, avec l’aide du discernement auquel je vous renvoie.

Mais mon propos cherche à aller plus loin que ça.

Je veux dire que ces idéaux anciens, généralement très bien intentionnés, intuitions de l’équilibre et du bonheur que nous allons construire, n’étaient encore que des projections amputées ou partielles de ces Idées Divines qui s’incarnent maintenant. Ils nous y ont sans doute préparés, afin que le moment venu nous sachions les reconnaître et décidions de participer à leur manifestation. Mais celles-ci ne sont pas dans la continuité des précédentes, pas exactement. Nous ne construirons pas l’Age d’Or sur les fondations anciennes. L’énergie n’en est pas la même ; les structures, les méthodes, la substance, ne sont pas les mêmes. Les concepts ne sont pas les mêmes et ne fonctionneront plus. De même que la Sécurité Sociale, conçue sur la guérison, l’évitement ou la gestion de la maladie, ne peut produire que de la maladie, remboursée peut-être mais de la maladie, parce qu’elle en a besoin (il y a bien un peu de prévention, me direz-vous, mais on n’y est pas encore, il s’agit toujours de prévenir la maladie et non de laisser s’exprimer la santé), ces concepts restent prisonniers de la dualité et induisent un monde où toute tentative vers un mieux, un bien, fabrique en même temps son contraire, du pire, du mal. C’est automatique dans ce plan.

Regardez : tout ce qui nous entoure et qui est manifestation de cette ancienne énergie se détériore, se disloque et s’effondre. Plus rien ne marche, les choses les plus sophistiquées se retournent contre leur objectif de départ, le progrès génère de plus en plus de régression, d’injustice et d’inégalité, l’augmentation de la richesse provoque de plus en plus de misère, les réformes entraînent toujours plus de complexité et d’effets secondaires indésirables, etc., etc. Inutile de rentrer dans le détail, vous voyez de quoi il est question. Pourquoi, pourquoi, se demandent bien des gens, des experts, des guérisseurs, des conseillers, des coachs, des scientifiques…

Et bien, parce que toutes les analyses, toutes les tentatives de correction, guérison, réadaptation, amélioration, se situent toutes dans la même énergie, le même paradigme (ce sont des patchs sur des logiciels buggés, des cautères sur des jambes de bois…) ; même les révolutions, les bouleversements, les nouveaux départs à zéro, sont dans la même énergie. Et celle-ci est celle d’un cycle de création qui retourne vers son néant, et elle ne peut plus rien produire, elle disparaît, elle n’a pas d’autre issue que retomber à zéro. La matière de ces créations est épuisée… Quelques sursauts apparaissent parfois, quand un enthousiasme nouveau réinjecte quelques doses de carburant ; mais ils tournent court quand celui-ci est consommé.

La matière de ce monde-là n’en peut plus, elle veut se laisser mourir, se reposer, retrouver sa source et — plus rien — ! De toutes les expériences anciennes naissent bien sûr une mémoire et un acquis que l’amour transfigure, mais ce projet de manifestation est fini, terminé, accompli, bouclé !!!

Ne cherchons plus à fonctionner avec les données de l’ancien monde, ni dans le projet qu’il incarnait, plus jamais !!

Il n’y a plus d’issue de ce côté-là.

Créons le nouveau, certes, mais avec une nouvelle substance, une nouvelle énergie, dans un nouveau projet, par une nouvelle conscience ! Et faute de le discerner distinctement aujourd’hui, laissons-le nous guider lui-même vers sa manifestation, écoutons la nouvelle Intention à l’œuvre !!

C’est Elle qui dans le silence de nos âmes nous parle de ce qu’Elle Est.

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source: astrologiq.com
Publié par MARTINE