Ce cri d'alarme a été lancé lors de la présentation à la presse d'un ouvrage collectif, "Avoiding Dangerous Climate Change" (Eviter le danger d'un changement climatique), auquel ont participé des climatologues, des océanographes, des économistes et des responsables politiques.

Pour Rachel Warren, chercheuse au Tyndall Centre for Climate Change Research, le pic d'émission de dioxyde de carbone doit intervenir au plus tard en 2025 sous peine d'une catastrophe.

Les températures moyennes relevées à la surface du globe sont déjà supérieures de 0,6°C aux moyennes de l'ère pré-industriel, a-t-elle dit lundi soir.

Une augmentation supplémentaire de 0,4°C aurait des conséquences catastrophiques (destruction des barrières de corail, inondations en Himalaya et danger de famine pour des millions d'êtres humains).

Si la hausse est de 3°C, la moitié des projections maximales pour ce siècle, alors 400 millions de personnes seront confrontées à la faim, des espèces animales disparaîtront et des maladies comme la dengue prendront des proportions pandémiques.

"Pour éviter tout cela, il faut que les émissions globales atteignent un pic en 2025 puis reculent de 2,6% par an", a-t-elle dit.

"Mais même dans ce cas nous serions probablement confrontés à une augmentation de 2 degrés en raison du délai de latence. Nous devons par conséquent commencer à nous préparer à nous adapter", a-t-elle ajouté.

La première phase du protocole de Kyoto arrive à échéance en 2012, et les négociations pour la seconde phase n'en sont qu'à leurs débuts. Les Etats-Unis, premier pollueur de la planète, ont rejeté le protocole et créé un Partenariat Asie-Pacifique pour le développement propre avec l'Australie, l'Inde, la Chine, le Japon et la Corée du Sud.

Reuters