PRANA DANS LA PHILOSOPHIE INDOUE

Yoga

Dans la doctrine du yoga, le concept de prāna serait l’énergie qui circule par les nadis (canaux subtils se trouvant à l'intérieur du corps physique et qui ne sont pas visibles à l'œil nu ou détectables avec des appareils divers) et qui pourrait être ressenti comme un fluide tantôt brûlant (à travers pingala nadi), tantôt rafraîchissant (à travers ida nadi), engendrant des sensations et émotions très variables.

On distingue cinq souffles vitaux, appelés aussi vāyus, c’est-à-dire vents :

  • prāna ("souffle vital"), le prototype des autres vents, l’ingestion et la perception,
  • apāna ("souffle inspiré"), le vent descendant associé à l’expiration, l’excrétion et la reproduction,
  • udāna ("souffle vital qui irrigue la partie supérieure du corps"), le vent ascendant, associé à l’inspiration, l’équilibre et l’expression,
  • samāna ("souffle vital régissant les échanges entre prâna et apâna"), le vent égalisant, associé à la digestion et au métabolisme,
  • vyāna ("souffle vital qui distribue les énergies vitales dans le corps"), le vent diffusant, associé à la circulation et la musculature.

On notera certaines divergences quant à ces diverses fonctions, ainsi que leur association à des organes, éléments et zones du corps.

Dans les contextes chinois et japonais, on parle de qi, de chi ou de ki pour désigner cette “substance” universelle qui serait à l’origine de toutes les formes énergétiques et se manifesterait à travers des fréquences particulières selon les différents plans de l’existence.

AUTRES APPROCHES

Le principe du Pranahuti

Prāna associé à āhuti (oblation, offrande) a donné le mot prānahuti qui signifie l'utilisation de l'énergie divine pour la transformation de l'homme[4]. Par la pratique de la méditation et avec l'aide du pranahuti (qui peut se traduire par transmission), les tendances du mental disparaissent laissant place à la lumière. Selon le Sahaj Marg, ce procédé est une offrance de la force subtile de vie par le guru dans le cœur du disciple[5]. La possibilité de transmettre de cœur à cœur entre Maître et discipline aurait été retrouvée par Ram Chandraji (Inde, 1873-1931)[6].

La théorie électronique

André Van Lysebeth, dans son ouvrage "Pranayama" (le pranayama est un exercice respiratoire pour la circulation du prana) [7] fut l'un des premiers[8] en occident à émettre l'hypothèse que le prana corresponde aux ions négatifs de l'air environnant, bien que la théorie pranique préscientifique y voit une force vitale possiblement plus fondamentale, à la base de toute vie et toute conscience. Selon lui, il ne fait pas de doute que le prāna est l'énergie électronique de l'air, ce qui expliquerait le sentiment vivifiant que procurerait un souffle approfondi, alors que l'énergie électro-chimique de l'oxygène n'aurait pas le temps de nourrir les cellules par voie sanguine. La valeur des ions négatifs serait amplement documentée, bien que controversée. [9] [10]

NOTES ET RÉFÉRENCES

1. ↑ The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet

2. ↑ Plus particulièrement, ce terme est exposé dans la Chandogya Upanishad

3. ↑ Jean Herbert et Jean Varenne, Vocabulaire de l'hindouisme, Dervy, 1985, p. 79.

4. ↑ Voyage Spirituel de Tony Bernadi, p 197, ed. InFolio, ISBN 2-88474-606-4.

5. ↑ Glossaire de la Culture Indienne de Nicola Pozza, p 112, ed. InFolio, ISBN 978-2-88474-604-5.

6. ↑ The Sunday Times, édition du 2 août 2008, [1] [archive].

7. ↑ Pranayama,la dynamique du souffle Paris, Flammarion, 1981.

8. ↑ En chantier. Doit vérifier Arthur Avalon et autres précurseurs.

9. ↑ Voir: irc.nrc-cnrc.gc.ca [archive]

10. ↑ RapportIonisationMinistereSante97_01 [archive]

source: fr.wikipedia.org

Publié par prāṇa