La Déesse crée un équilibre en tout,

Le bien et le mal,

La naissance et la mort,

Le prédateur et la proie.

Sans elle

Tout ne serait plus que chaos et destruction !

Elle est en tout ce qui est d’une beauté infinie

Et aussi bien en ce qui se décline !

Le Culte de la Déesse remonte à la préhistoire. Des statues datant de 20 000, 10 000 et 6500 ans avant JC l’attestent.

Culte de la fertilité et de la nature, il honore la Grande Mère éternelle.

A travers les différentes cultures, la Déesse à été créatrice, vierge, destructrice, chasseresse, rédemptrice, mère, juge, guérisseuse et sorcière.

Au cours des siècles, elle a acquis de nombreux noms et de nombreux visages, mais elle a toujours été présente dans la nature et a été associée à la Lune, au Soleil, à la Terre et au Ciel !

Le Culte de la Déesse à traversé les âges, aussi l’église chrétienne à longtemps lutté pour supprimer tout Culte de la Déesse, le qualifiant de Culte du Démon ! Cependant, elle n’a jamais réussi a l’effacer complètement !

La Déesse est toujours restée au fond des cœurs ! Plus encore, elle a survécu au cœur même du Christianisme ! La Déesse est appelé Reine du Ciel et de la Terre, au même titre que la vierge Marie !

La Déesse demeure auprès de nous, garantissant paix et protection.

L’ancien Culte de la Déesse à toujours été une source d’inspiration pour l’humanité, apportant sagesse de l’esprit par la diversité des incarnations de la Déesse !

La Déesse est exprimée également à travers de nombreux symbole. Des symboles qui, malgré les différences de cultures, se fondent dans un seul principe d’unité :

Toutes les Déesses sont une seule Grande Déesse ! La Grande Mère Eternelle !

La Déesse vit en notre humanité, son pouvoir nous entoure à chaque instant !

Elle a été, est et sera toujours en chacun de nous !

Que la Déesse vous bénisse et vous guide tout au long de votre vie !

(Youtube / www.youtube.com/watch?v=wYXdF6dDr0E )

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Le culte de la déesse

Le culte de la déesse dans l'antiquité:

Dans l'Antiquité, le culte de la Déesse a pris, au contact des religions polythéistes du bassin méditerranéen, la forme des cultes à mystères voués à Isis, Cybèle, Déméter, Perséphone, celui plus « rural » de Diane, ou encore la Gaïa grecque, autant de visages de la Grande Déesse.

Dans l'Orient ancien, le culte hébreu de Yahvé, dieu masculin et « solaire » (figure paternelle mais qui peut ici ou là revêtir des traits féminins comme ceux d'une mère enfantant son peuple), inaccessible (dont on ne peut prononcer le nom et qui ne peut être représenté), lié de manière exclusive à son peuple, et surtout unique est entré en conflit avec les cultes polythéistes et en particulier ceux de la Déesse Mère, dans la zone limitée du peuple d'Israël (le Yahvé hébreu étant un Dieu avant tout national). Le christianisme naissant s'inscrivant dans la tradition du Dieu hébreu, en reprend les figures essentielles, notamment celle d'un monothéisme à figure plutôt masculine (sauf pour la figure de l'Esprit dans les développements trinitaires, l'Esprit étant plus traditionnellement vu comme une part féminine).

L'expansion chrétienne au Ier, IIe et IIIe siècle, va en faire peu à peu la religion dominante qui effacera la place des autres cultes, notamment ceux de la Déesse. Cependant, dans l'évolution du christianisme, des figures féminines vont peu à peu prendre place dans le culte et les croyances, notamment celle de la Vierge Marie (la Vierge Mère) et celle de Marie-Madeleine (la prostituée sacrée) que des légendes successives vont assimiler à la prostituée de l'Évangile de Luc. Avec la multiplication des saintes également, on verra réapparaître dans le christianisme les traits propres à certaines déesses anciennes.

Le culte de la déesse au moyen-âge:

Dans l'Europe médiévale, ce culte de la Déesse a perduré sous deux formes majeures : le culte de Diane et celui des Vierges noires. Les prêtresses de Diane, considérées dans certaines contrées comme des fées, étaient poursuivies par les pouvoirs séculiers qui voyaient en ce culte ni plus ni moins que de la sorcellerie. Pour ce qui est du culte des Vierges noires, il semble que ses adeptes aient été davantage épargnés des persécutions du fait que cette pratique prenait la forme d'une vénération particulière de la Vierge Marie.

Résurgence contemporaine du culte d'une déesse:

Le culte de déesses est revenu sur le devant de la scène au XXe siècle, dans le cadre du mouvement du néo-paganisme, grâce à Gérald Gardner qui en a fait un des piliers de la religion qu'il élabora et présenta comme la continuation de ce qu'il dénomme l'« Ancienne Religion » : la Wicca. Elle représente alors la Terre et le principe de vie et d'amour entre toutes les formes de vie. Ce culte soutient généralement des revendications écologistes et féministes. La résurgence contemporaine de ce culte a émergé, principalement en Amérique du Nord, avec l'objectif de restaurer l'aspect féminin du divin.

Les théories Gaïa provenant de l'Hypothèse Gaïa crée par James Lovelock stipulent que la planète est une conscience non pensante qui a su se réguler à travers les âges géologiques, afin de permettre l'apparition puis le maintien de la vie.

(Wikipedia)

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Voici une magnifique définition de la Déesse Mère provenant d'un texte retrouvé en 1945 à Nag Hammadi :

Je suis

car je suis la première et la dernière.

Je suis celle qui reçoit les honneurs.

Et celle qui est méprisée.

Je suis la prostituée et la sainte.

Je suis l'épouse et la vierge.

Je suis la mère et la fille.

Je suis les membres de ma mère.

Je suis celle qui est stérile

et dont les enfants sont nombreux.

Je suis celle dont les noces sont grandioses

et je ne suis pas mariée.

Je suis l'accoucheuse

et celle qui n'enfante pas.

Je suis l'apaisement de mes douleurs.

Je suis l'épouse et l'époux

et c'est mon mari qui m'a mise au monde.

Je suis la mère de mon père

et la soeur de mon mari,

et il est mes descendants.

Ecoutez-moi

Je suis celle qui est tombée en disgrâce

Et je suis celle qui est grande.

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www.historel.net/

La déesse primordiale est le verbe originel !!!

et c'est elle qui va créer la lumière !!!

Ainsi parle la Grande Déesse, mère des hommes : Je suis la voix qui s'est manifestée de ma pensée,

Fils de la pensée, écoutez la voix de la Mère, Car c'est vous qui êtes devenus dignes De ce mystère (la perfection intérieure) " Caché depuis l'Eternité, Pour que vous deveniez parfaits."

Moi seule je suis le Logos ineffable, Immaculée, incompréhensible, impensable, Lumière cachée donnant un fruit de vie,

Faisant jaillir " une eau vive de la Source Invisible " Je suis " la Source du Tout," La racine de l'Eon tout entier Le souffle des puissances, l'oeil des trois demeures... (L'Adi Shakti)

Vâc, la déesse de la Parole: La parole ou échange du savoir, Vâc est la mère de la communication qui donne l'intelligence à ceux qui l'aime. Epouse du Roi du Ciel, elle est la mère des Veda-s. " Tous les mondes sont contenus en Elle " c'est pourquoi la Parole est un tout " (Aitareya Aranyaka).

Ainsi parle la Grande Déesse dans le Devî-sukta du Rig Veda, où elle est décrite comme la divinité suprême et immanente : (...) C'est de moi que vient tout ce qui se mange, se voit, Tout ce qui respire et tout ce qui s'entend. Ceux qui m'ignorent sont détruits, C'est pourquoi méditez avec respect ce que je dis : Je suis la joie des dieux comme des hommes. Je peux donner à chacun ce qu'il désire, Je combats pour le peuple, je pénètre le ciel et la terre, et je donne naissance au père. (Rig Veda)

Au tout début de l'Univers, La Déesse était seule, c'est d'Elle que naquit le désirable et tout ce qui a l'énergie :

C'est Elle qui anima les êtres, qu'ils aient pour origine :

L'eau, l'oeuf ou la matrice, les végétaux, les animaux,

D'Elle naquirent aussi les hommes, c'est ELLE qui EST

Et donne l'énergie suprême... (Bahvricha Upanishad)

Née dans les eaux primordiales (âp)

Je me suis répandue dans l'univers.

Je touche le Ciel et la Terre... (Rig Veda)

Elle est la Connaissance de l'Immensité,

la Toute puissante, la Mère du Monde

présente dans tout l'univers... (Karapâtri)

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Poème:

Extrait du Livre de la Déesse ©

...

La Déesse est une et multiple ;

La Déesse a 9 milliards de noms ;

Et plus ;

De ses noms, nous n'en chantons que peu :

Que soit bénie la Déesse du Chaos, Eris des origines,

La première à émerger du magma indifférencié

La danseuse splendide sur la frontière

Du macrocosme et du microcosme ;

La Créatrice de toutes les dimensions fractales

Que soit bénie la Déesse du Soleil, Amaterasu,

Créatrice de toutes les planètes solaires ;

Nous la saluons au premier souffle de l'aube ;

Nous l'acclamons a midi ;

Nous lui disons adieu au crépuscule ;

Sois bénie Terre à l'opulente poitrine, Gaia ;

La toujours généreuse planète de notre naissance ;

De son noyau de feu

Jusqu'aux rubans les plus éloignés de sa Ionosphère ;

Elle a donne naissance a toute vie évoluée ;

Elle a souffert des extinctions de masse ;

Elle a redonne naissance aux espèces maintes fois ;

Nous ne devrions pas cesser de la défendre

Contre les déprédations des patriarches.

Sois bénie Marie,

La Déesse de l'Océan ;

Vêtue d'un bleu manteau borde d'écume ;

Elle apporte la pluie aux contrées desséchées ;

Sa chanson est reprise par les baleines des profondeurs.

Elle nourrit la vie à ses débuts ;

Et protège la naissance des enfants ;

Sois bénie sœur de Marie, Luna, la silencieuse ;

Notre fidèle compagne ;

Déesse du cycle lunaire utérin.

A la lune noire, nous l'attendons avec attention ;

A la nouvelle lune, nous la saluons joyeusement ;

A la pleine lune nous faisons l'amour et chantons sa prière ;

A la lune décroissante, nous nous affligeons et méditons.

Sois bénie Erzulie, Déesse de l'Amour

Que nous connaissons aussi en tant qu'Aphrodite,

Porteuse des délices ;

Joie qui ne connaît pas de limites ;

Gentillesse qui n'a pas besoin de récompense ;

Eloigne-nous de la jalousie qui nous maintient dans le cycle des réincarnations

Et accorde-nous le paradis de la Déesse

Sur Terre comme il l'est au Ciel.

Sois bénie Athéna ; Déesse de la Sagesse ;

Celle qui nous enseigna a l'aube ;

Comment parler, créer les outils, utiliser le feu ;

Comment cultiver la terre et la gérer sagement ;

Nous voyons loin et allons de l'avant en son nom.

Sois bénie Déméter,

Porteuse des saisons et pourvoyeuse de bons présents,

Nous mangeons de tes aliments divins:

Grains, Fruits, Légumes ;

Nous prions ta générosité a chaque repas ;

Tu restaures nos corps et réjouis notre âme.

Sois bénie Perséphone,

Fille de Déméter

Déesse du monde du dessous ;

La porte de la renaissance ;

Celle qui juge notre Karma ;

Celle qui pèse notre cœur sur la balance ;

S'il pèse moins qu'un grain de grenade ;

Elle vous envoie dans le Summerland ;

S'il est plus lourd, elle vous envoie dans le Bardo ;

Pour y trouver renaissance et amour une fois encore.

Toute femme que vous rencontrez est la Déesse.

Si vous êtes une femme, regardez dans un miroir et vous La verrez.

Et si vous êtes un homme, regardez à l’intérieur de votre cœur et vous La trouverez. Car Elle est en chacun de nous.

Sortez cette nuit et attendez sous la voûte étoilée et vous verrez la Déesse, ainsi vous regarderez l’intérieur de la matrice de toute création.

Elle est le potentiel infini d’où provient toute existence.

Elle est la force de vie qui donne naissance aux galaxies, aux étoiles et à nous, humains, qui sommes faits de la substance des étoiles.

Elle est la base de tout être, le « champ d’énergie quantique ».

A la différence du modèle biblique de transcendance, de la divinité masculine, la Déesse réside dans le monde. Elle est le Monde, dans toutes ses myriades de formes et d’expressions.

Vous ne « croyez » pas en la Déesse, vous La ressentez, vous la vivez.

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www.boudicca.de/

La Sombre Déesse

Par Gaïa © (du site Bouddica), Traduction/adaptation Lune

Les qualités essentielles de la lune noire sont le changement et la transformation. Aujourd’hui, nous sommes nombreux à redouter les enseignements de cette sombre lune (et sombre Déesse) …

(…) Cependant, ces enseignements, basés sur le rythme du modèle cyclique, nous apportent une conduite, un savoir et nous permettent de passer par les dimensions sombres et non-physique de l’être (de la mort à la renaissance, de la fin au renouveau ou à la guérison spontanée) avec clarté et confiance plutôt qu’avec panique ou peur.

Les traditions philosophiques nous ont répété maintes fois que les petites réponses définitives aux questions existentielles sont véritablement trouvées, non pas dans le monde extérieur, mais profondément en soi, dans les replis obscurs de notre esprit (Demetra George in Mysteries of the Dark Moon, p 51-22).

Au sein de la psychologie de l’humanité, il s’est produit une polarisation entre les Dieux mâles qui vinrent « d’au-dessus », les porteurs de lumière (les dieux lumineux et solaires des envahisseurs nomades –Aryens, Kurgans, Sémites et Doriens- issus des steppes du Nord de l’Europe, où le « grand ciel » régnait sur le froid et les terres interdites) et les divinités féminines qui continuèrent à être « l’obscurité » (fertile) de la Terre et de ses grottes. La lumière était associée au bien et l’obscurité au mal.

Alors que la Déesse s’éloignait de l’image de la mère compatissante, source et dispensatrice de toute vie… pour devenir un symbole associé aux forces des ténèbres et du mal… les femmes, c’est-à-dire Sa manifestation terrestre, furent assimilées de la même manière. Elles devinrent impures, mauvaises et coupables du pêché originel. Elles devaient être punies. Les femmes qui avaient des relations sexuelles hors mariage (monogame et patriarcal) étaient une menace pour la filiation (par le sang) patriarcale. Elles étaient alors bannies de la société ou tuées. Leurs enfants illégitimes étaient privés de tout droits légaux et sociaux (George, 38).

La « mort » de la Déesse et l’apparition des Dieux peuvent être compris en terme de changements. Ces changements étaient en train de se produire dans le cerveau humain durant cette période de transition. Julian Jaynes, Professeur à l’université de Princeton, suggère, dans son étude controversée sur la conscience humaine, que les gens des temps anciens ne pensaient pas de la même façon que nous aujourd’hui. Ces personnes étaient « bicamérales ». Elles étaient dirigées par des voix émanant du côté droit de leur cerveau alors que le côté gauche les appréhendait. Ces voix étaient considéraient comme divines. Les anciens y obéissaient sans plus de questions jusqu’à ce qu’une série de désastres naturels survienne et que la complexité grandissante de leur société les force à devenir (ce que nous aimons appeler) conscients (autour de 1500 avant JC).

La cosmologie qui s’était développée durant le règne de la Déesse, éveillée par les sortes de processus de pensée, trouvait son origine primaire en dehors du cerveau droit. Le cerveau droit est féminin en polarité, circulaire en mouvement, de nature intuitive, auditive en perception. Le cerveau droit est lié au relationnel et à « l’unifiant ». Il se focalise sur une vision holistique des choses similaires et inter-reliées… Il perçoit le temps comme cyclique. L’humanité honorait alors une déité féminine et lunaire qui tournait et se renouvelait sans cesse. Elle a éclairé le mystère où la fin et le commencement sont un même point. Les gens percevaient la mort et le sexe comme un moyen de renaissance. Ils n’étaient effrayés ni par l’obscurité de la mort, ni par l’extase dans la sexualité, ni, non plus, par les Déesses et leurs prêtresses qui facilitaient leurs transition entre les vies.

Jaynes ne discute pas la substitution des Dieux Mâles aux Déesses. Il se documente néanmoins sur les catastrophes et cataclysmes qui commencèrent à se produire au milieu du second millénaire avant JC. En plus des éruptions volcaniques, raz de marrée, inondations massives, il voit l’étendue des guerres et la dislocation, identifiée précédemment, comme le fait des invasions patriarcales. Jaynes suggère que l’esprit rationnel, logique et analytique est une des fonctions du cerveau gauche, qui était développée pour assister l’humanité à travers la complexité croissante du monde en mouvement. Il en conclut que les fonctions du cerveau gauche devenaient plus actives en ce temps et influençaient la perception des individus sur la réalité.

Le cerveau gauche est masculin en polarité, linéaire en mouvement, par nature logique, et visuel en perception. Ce sont des valeurs prédominantes en ces temps modernes d’intellectualisme analytique, technologique et scientifique. Tandis que le cerveau droit se focalise sur la ressemblance des choses, le cerveau gauche accentue leurs différences ! Cela développe nos capacités d’analyse et de discernement, ainsi que dans le processus de perception qui permet d’établir une distinction entre le sujet et l’objet. Cette vision dualiste démontre une séparation entre le soi et les autres, entre nous et eux, et cette perception inévitable nous dirige vers une guerre des opposés qui produit un oppresseur et sa victime… Après 1500 av. JC, lorsque les êtres humains eurent commencé à fonctionner avec leur cerveau gauche, associé donc au principe masculin, ils firent la distinction entre eux-mêmes et le reste de la création. Dès lors, ils furent effrayés par la menace d’être écrasés par les forces extérieures (puisque séparées d’eux-mêmes). Ils furent excités par le désir de conquérir le principe féminin, incarné par la Déesse, les femmes et la Nature, plutôt que de vivre en harmonie avec celui-ci (George, pp 40-44).

« Tandis que la religion de la Déesse incluait toujours un concept de monde souterrain, où la notion de punition ne tenait aucune place, et où il était simplement question d’une brèche entre les vies : le sombre utérus de la Déesse, où chacun serait purifié, soigné et préparé à la renaissance. Les religions monothéistes et patriarcales fonctionnaient en dehors du principe du ‘cerveau droit’, ce qui engendra la création d’un paradis et d’un enfer y associant la notion de bien et de mal, la récompense et la punition. Et cet enfer du Dieu-Père irascible était rempli de tortures sadiques éternelles et d’atroces souffrances. L’humanité commença alors à avoir peur de l’obscurité de la mort. Ceux qui, durant leur vie, n’étaient pas sauvés par une conversion religieuse à ce Dieu, faisaient face à une mort synonyme d’éternelles tortures et de finalité absolue. Leur terreur s’étendit à la Sombre Déesse de la Sombre Lune, qui restait désormais celle qui apporte la mort et non plus le renouvellement. Lorsque la Déesse fut séparée de son rôle cyclique de renouveau, ses 3 sombres aspects devinrent l’image terrifiante de démons féminins qui séduisaient, dévoraient et mettaient fin aux vies humaines. On a alors haï le sombre aspect de la Déesse, on L’a persécutée, effacée et rejetée par delà l’aube de l’Histoire, dans les profondeurs de l’inconscient…

Aujourd’hui, la Sombre Déesse, telle la triple Déesse ancienne, représente les différents aspects rejetés de la trinité de l’intégrité féminine. Les enseignements de la Déesse de la Lune Noire sont liés à la divination, à la magie, à la guérison, à la sexualité sacrée, à la dimension non-physique de l’être, aux mystères de la naissance, de la mort et de la renaissance. Désormais appelées pseudo-sciences, celles-ci n’ont pas été validées en tant qu’espaces de recherches légitimes par les institutions religieuses et éducatives modernes.

L’ombre, selon la psychologie « Jungienne », est le noir, la part rejetée de notre psyché. Influencés par les valeurs de notre culture, nous ne percevons pas ces qualités. Il n’est pas souhaitable ou acceptable d’exprimer cet aspect de notre personnalité. L’ombre recèle ce que nous n’aimons pas de nous-mêmes et que nous trouvons menaçant, honteux et inadéquat. Nous ne les appréhendons pas comme des valeurs estimables et positives. Nous nous empressons alors de les étouffer et de les nier.

La nature inhérente de la Sombre Déesse des origines, celle qui apporte à la fois la mort et la renaissance, a été réprimée et reniée durant des milliers d’années. Dès lors, cette pernicieuse image a déformé et corrompu notre perception de l’aspect intrinsèque de la nature féminine. La sombre Déesse fut conceptualisée maléfique et ses enseignements sur l’obscurité, le sexe et la mort furent déformés. Notre littérature concernant les mythes abonde d’images de cette ténébreuse Déesse, la représentant comme un démon féminin. (…)

… Notre peur, notre rage et notre dégoût de la Noire Déesse peut être perçue à travers nos réactions sévères face aux femmes qui ne se conduisent pas en mères aimantes et attentionnées. En somme, lorsqu’elles n’agissent pas comme on voudrait qu’elles le fassent.

Demandez à quelqu'un de donner une description du type de personnalité qu'il trouve la plupart du temps agressive, irritante et avec laquelle il est impossible de bien s’entendre. Il décrira à coup sûr sa propre part d’ombre réprimée !

La psychologie Jungienne nous dit qu’afin de guérir les blessures et atténuer les souffrances causées par le rejet des aspects de notre moi complet, entier, nous devons tout d’abord entrer dans notre inconscient et développer une relation avec notre « ombre ». Nécessité pour reconnaître toutes ces parts haïes et occultées par nous-mêmes. Car celles-ci ont un besoin légitime d’exister et d’être exprimées. Si nous pouvons affirmer tous les aspects de notre nature humaine, reconnaissant à la fois les qualités attrayantes et celles qui le sont un peu moins, dès lors nous aurons l’option pour transformer les énergies les plus « problématiques » en activité constructive et bénéfique dans nos vies et relations…

Nous avons besoin d’aller dans nos ténèbres et de faire la paix avec toutes les parts perdues de nous-mêmes, afin de retrouver la guérison et le renouveau qui résident dans l’obscurité.

Le voyage du héros ou de l’héroïne dans le monde souterrain qui récupère les trésors volés par le monstre n’est pas une quête facile. C’est une quête pleine de dangers… De la même façon que nous nous dirigeons vers l’acceptation de l’intégralité de notre être, nous aurons inévitablement à dompter notre peur du noir…

Et alors nous devons invoquer et louer notre Sombre Déesse, qui fut reléguée dans les replis de notre psyché. Sa fonction ultime est de faciliter la transformation qui survient dans l’obscurité. (…)

par le guerrier de la déesse