À partir de l'analyse de la structure de notre Empreinte, nous pouvons libérer ces conflits ancestraux par une mise à conscience de ces mémoires enfouies qui permet la transmutation de leurs énergies.

  Nous comprendrons alors qu'en faisant un travail sur soi, nous le faisons non seulement pour nous-même, en tant qu'individu, mais pour toute notre lignée familiale puisque, plus nous prenons conscience, plus nous exprimons ce qui est inscrit en nous, et plus nous allégeons le poids de ce que nous transmettons aux générations qui suivent.  

Cette libération de conflits concerne aussi bien notre ascendance que notre descendance. En effet, lorsque nous prenons conscience d'un conflit personnel, nous le déprogrammons pour nos enfants, mais également pour nos parents, nos grands-parents, etc.. et par extension, bien au-delà de notre seule lignée familiale.

  Chacune de nos actions individuelles agit sur toute notre généalogie, que nos ascendants soient encore de ce monde ou non, car encore une fois tout ceci est à lire hors du temps."

Jean-Philippe Brébion «L'Empreinte de naissance» Éditions Quintessence 2004 (p. 178).    

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Nous nous trouvons donc tous au cœur des programmations de nos parents et de leur famille respective; à notre naissance, sous forme de "projet-sens" injecté en nous que nous avons du inconsciemment accepter, comme un contrat sine qua non. Cependant, elles vont  souvent à l'encontre de qui nous sommes vraiment.

Par la suite, nous répétons, avec nos proches, conjoint ou enfants, des scénarios qui ne correspondent donc pas à notre moi profond. Il s’ensuit beaucoup de frustrations et de souffrances incomprises.

En quoi consistent et quelles sont les conséquences du "contact interrompu" entre l'enfant et sa mère ? Nous avons observé que, la plupart du temps, lorsque l'enfant est séparé de sa mère au moment précis de la naissance, interruption donc de ce mouvement entre l'enfant et sa mère, pour une durée excédant ne fut-ce qu'une heure, il ne voudra plus ni ne pourra ensuite revivre de lui-même cette expérience par nature l'une des plus traumatisantes et lourdes de conséquences. Dès qu'il naît, il n'a en effet qu'une envie: se rapprocher, toucher, rester en contact physique avec celle avec qui il a été intimement en fusion durant la grossesse.

Séparé alors, il ne pourra alors forger qu'une croyance (limitante) du genre: si à l'avenir il se rapproche encore trop de celui, celle qui l'aime, ou qu'il aime, il ne pourra craindre que, comme à la naissance, une séparation rapide en découlera inéluctablement.

Dans son couple, par exemple, il se protègera de la même façon et il pourrait alors donner l'impression d'être froid, voire frigide ou impuissant: en fait, il se protège contre la survenance analogue des conséquences terribles d'une situation qu'il a déjà connue. Si, ensuite, il subit d'autres séparations, elles seront toujours à mettre en lumière avec ce tout premier contact interrompu qu'elles ravivent, pour lui permettre d'arriver à aider efficacement à en guérir, en lui permettant de mettre au jour la cascade et enfin à lui en montrer la vraie source; il sera alors mieux à même d'en accepter toutes les conséquences, puisque découlant logiquement du conflit primal généré par ce contact interrompu.

"Un partenaire qui est profondément marqué par le mouvement interrompu a tendance à saborder sa vie sentimentale Il risque de quitter son conjoint alors qu’il a encore de l’affinité pour lui. C’est une pulsion irrésistible. Et il aura du mal à témoigner de la tendresse à son partenaire ayant peur de revivre la rupture et le désespoir auquel il n’a pu faire face en tant qu’enfant. Il est alors préférable de rompre plutôt que de prendre le risque d’être laissé." (cf. "Ce qui met en péril une relation de couple").

Enfin, il pourra mettre en œuvre une stratégie auto-libératrice, et, tel un jeu de domino, il n'y aura plus à redouter que de tels événements surviennent encore. Si on ne s'occupe que de "déclencheurs", sans aller à la source du mal-a-dit, tôt où tard il y ne pourra survenir de nouveau qu'un événement générant le même ressenti souffrant qui est alors là comme témoin que quelque chose de plus profond (échappant au conscient de la personne) est à guérir absolument: le traumatisme majeur du contact interrompu à la naissance.

Nous avons aussi observé que ce sont précisément des personnes qui ont souffert de ce traumatisme de naissance qui ensuite, comme par hasard, vivent une kyrielle d'événements (accompagnés de somatisations la plupart du temps) dont le dénominateur commun est cette tonalité de séparation affective; comme s'il s'agissait d'un disque rayé, ceux-ci sont là pour leur offrir une occasion de guérir du traumatisme primal; en psychobiologie nous parlons alors de "solution parfaite (de survie) du cerveau". "La vie ressert les mêmes plats mais de plus en plus épicés" !

Voici un exemple de traumatisme subi à la naissance et qu'on nomme "le mouvement interrompu": nous avons observé que, la plupart du temps, lorsque l'enfant est séparé de sa mère au moment précis de la naissance, pour une durée excédant ne fut-ce qu'une heure, il ne voudra plus ni ne pourra ensuite revivre de lui-même cette expérience par nature l'une des plus traumatisantes et lourdes de conséquences ; dès qu'il naît, il n'a en effet qu'une envie : se rapprocher, toucher, rester en contact physique avec celle avec qui il a été intimement en fusion durant la grossesse.

Séparé alors, il ne pourra alors forger qu'une croyance du genre : si à l'avenir il se rapproche encore trop de celui, celle qui l'aime, ou qu'il aime, il ne pourra craindre que, comme à la naissance, une séparation rapide en découlera inéluctablement.

Dans son couple, par exemple, il se protègera de la même façon et il pourrait alors donner l'impression d'être froid, voire frigide ou impuissant.

Les travaux de Pinel ont permis de comprendre que le champ morphique immatériel qui nous constitue (résultat de nos croyances) est une grande partie de ce qui est constitué par le "formatage" réalisé pendant notre période CGN (conception-grossesse-naissance) puis lors de notre enfance et plus tard généré par les "désinformations" (média etc.), l'environnement changeant, et modifiant tout en l'adaptant ce qui constitue en partie notre propre "terrain".  

Tout cela laissera peu de place à notre libre arbitre, ce qui fait dire à Pinel que "Nous sommes le résultat de nos pensées passées non adaptées au présent".

C'est ainsi que notre personnalité change à chaque instant en fonction des informations "acceptées", engrammées la plupart du temps inconsciemment et s'expriment dans l'espace temps de la matière.

On sait qu'une des lois de survie de la nature est précisément l'adaptation au milieu; à nous d'en prendre librement conscience et surtout de l'actualiser au quotidien pour reprendre davantage les rennes de notre existence... car: " la plus importante et la plus négligée de toutes les conversations, c'est l'entretien avec soi-même. "  Chancelier Oxenstiern.

Quant au thérapeute digne de ce nom, il doit pratiquer constamment ce que Jacques Salomé disait: «Ecouter quelqu’un, c’est lui permettre d’entendre ce qu’il dit».

La mise au jour des "valises" transgénérationnelles telles qu'elles se trouvent embarquées dès la conception, fait partie de ce qu'offre l'approche en psychogénéalogie en tant qu'outil utilisé en psychothérapie. Dans la tradition chinoise, la vraie conception de l'enfant est à rechercher au moins deux ans avant la naissance et on pourrait même avancer qu'un enfant est psychiquement conçu dans la tête de ses futurs parents. La mise au jour des transmissions intergénérationnelles est un des outils psychothérapeutiques faisant partie des approches systémiques mais pas une méthode thérapeutique en tant que telle; elle part de la constatation que le premier système auquel chacun de nous appartient et dès la conception est la famille. Les maux "transgénérationnels", les "racines familiales de la maladit" comme l'a écrit dans ses deux livres le Dr Gérard Athias se résolvent plus aisément à la condition non seulement de chercher, MAIS aussi de solutionner ce que PERSONNELLEMENT nous avons à comprendre, grâce à elles, au travers de ce qui nous arrive dans notre PROPRE vie et qui se manifestent au travers de conflits en écho… Rien ne sera solutionné en profondeur si on se limite à ne recourir qu'à ce seul outil; pour être efficace il doit nécessairement s'intégrer  dans un processus psychothérapeutique approprié et dont le patient doit rester du début à la fin le chef d'orchestre.

Faute d'aller jusqu'au bout de ce processus thérapeutique, certains, par exemple, éduquent leurs enfants en passant d'un extrême à l'autre ayant souffert d'une attitude (ressentie comme trop) autoritaire durant leur propre enfance, ils sont conduits  alors à opter pour une éducation (ressentie comme trop) laxiste et vice versa; ils veulent alors à tout prix que leur progéniture échappe aux souffrances qu'ils ont endurés sans se rendre compte qu'alors elle va affronter des souffrances d'une autre nature, l'excès nuisant en tout. Comme le dit Chantal Rialland, condamnés à reproduire ultérieurement leurs identifications d’enfant et parfois à notre insu.

Il y a donc des répétitions de scénarios qui s'expriment à l'opposé  de ce qui avait été vécu conflictuellement dans la famille, mais qui expriment alors d'autres conflits, parce que la situation engendrée est vécue dans la souffrance et l'impuissance. Les maladies dites héréditaires, génétiques ne sont alors que des conséquences mais pas des causes: des solutions gagnantes (parce qu'on en connaît les résultats: on y a survécu et c'est cela qui compte et on est alors fidèles à ses ancêtres, suivant cette loi de "loyauté familiale invisible").

En résumé, ne pas croire que parce qu'on aurait pris conscience, voir solutionné symboliquement le conflit transgénérationnel (ex. via des constellations familiales)  on pourra faire l'impasse sur la résolution du conflit personnel en lien.  cf. "Constellations familiales, oui mais !"

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D'où vient réellement la "dépression", les dépressions devrait-on dire ? En effet, il y a autant de dépressions que de personnes qui en souffrent. A écouter les médias etc., on pourrait croire que les dépressions trouvent leurs origines dans ce qui nous entoure, les conditions de vie "modernes" : trop de stress au travail, en famille, en couple etc. Depuis fin 2008, vu la récession économique en cours, cette impression s'est retrouvée accentuée.

              Pensez ainsi, se mettre en pure victime face aux circonstances extérieures, c'est mettre encore la cause à l'extérieur de soi et tôt ou tard on s'apercevra que ne pouvant pas changer grand chose sur ces facteurs extérieurs, notre environnement au sens large, il faudra bien s'occuper des causes réelles, plus profondes : bien enfouies au fond de soi. Mais est-ce pour autant possible d'y avoir vraiment accès, car la plupart du temps, elles nous apparaissent comme cachées et, entraînés dans l'engrenage des exigences de notre vie, nous n'arrivons pas à consacrer le temps nécessaire pour nous introspecter.

                         Les causes de la dépression sont multiples mais il nous appartient de les mettre au jour et moyennant certaines conditions simples à mettre en pratique, nous serons capables d’y arriver plus facilement: nous nous apercevrons ainsi que les ressources pour y parvenir, sont bien présentes en nous. Une étude américaine publiée début 2009 a pu montrer, ce que nous psychothérapeutes nous savons depuis fort longtemps pour l'avoir couramment observé chez nos patients, que les personnes souffrant de fatigue chronique étaient plus sujette à la dépression.

 

            Pour commencer à arriver à comprendre d'où vient sa dépression, tentez de prendre la peine de consacrer un peu de temps; pour faire l'état de lieux de ce qui vous déprime, un bon début serait de rebobiner le fil de votre vie depuis le moment où vous êtes tombés en dépression, un peu comme on le ferait avec une cassette sonore ou un film. L'écriture est un excellent moyen auto-thérapeutique pour y arriver: elle vous permettra de sortir l'état d'OBJET à l'état de SUJET de la dépression. L'objectivant, vous pourrez alors acquérir  puis conserver la distance nécessaire pour la regarder, un peu comme si vous l'aviez placée sur la table, juste devant nous; vous auriez une capacité accrue de mieux l'analyser, à l'image de ce qu'un thérapeute pourrait faire.

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source: retrouversonnord.be

Publié par louise