« Prenez et mangez, ceci est mon corps…Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance répandu pour la rémission des péchés » (Mt 26,26-28).

C’était comme si Jésus me réveillait de ma torpeur et m’appelait.

Ces mots me concernaient-ils, moi musulmane ?

[Iranian woman artist Oranous (who is a Muslim and lives in Tehran) created this iconic painting of a young Mohammed and is selling it online. Though this would seem to violate Islamic and Iranian law, an expert in Iranian Shi'ite customs writes in to say that this particular painting is not forbidden because it depicts a young Mohammed before he was visited by the Angel Gabriel and started receiving his visions, which means that at this stage in his life he is not yet the Prophet.]

Pour la première fois de ma vie, j’ai ouvert une bible.

Ce que j’y découvris me parut étrangement familier, imprégnée que j’étais depuis ma plus tendre enfance de ces valeurs que nous avaient inculquées nos parents : l’amour reconnaissant pour Dieu, la charité envers son prochain, le respect des personnes et des choses, l’invitation à donner le meilleur de soi-même… Alors que je parcourais les Saintes Ecritures, une paix, une quiétude m’habitaient, semblable à ce que l’on ressent en compagnie d’un être cher. Ce fut pour moi le début d’un long périple spirituel, au cours duquel la parole du Seigneur nourrissait mon âme.

« L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Mt 4, 4). Et je découvre : « Dieu est amour » (1 Jn 4, 16). « Votre Père qui est aux cieux sait de quoi vous avez besoin avant même que vous le lui demandiez. » (Mt 6, 8).

Ce fut pour moi une révélation probablement décisive ! Je ne pouvais plus vivre «comme avant », continuer avec ce sentiment d’inachevé !

Ma passion pour l’écriture m’aidait à ne pas sombrer dans le désespoir. Ce fut un exutoire salutaire en ces temps de troubles. J’avais tant de mots à mettre sur les événements que je traversais, sur les états d’âme et sentiments que je ressentais… Désormais, je savais que je cheminais pour découvrir le meilleur de moi-même.

(...)

Et puisque tout a commencé, pour moi, dans le « petit pré de Marie », j’aimerais clôturer avec Elle !

Simplement, je souhaiterais redire l’importance de Marie dans ma vie. Je la ressens toujours si intensément… Et j’aime ce chant emprunté à la liturgie chrétienne :

« La Première en chemin, Marie, tu nous entraînes

à risquer notre oui aux imprévus de Dieu.

Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi.

Ils sont chemins vers Dieu. »

Que la paix, l’amour, la joie vous accompagnent sur votre chemin !

___ extrait de :

« HEUREUX QUI, COMME ULYSSE… »

Farida Adjoudj

source: ascensionfraternelle.blogspot.com

Publié par laurent