La présidente du pays, Michelle Bachelet, a indiqué que le puissant tremblement de terre, survenu à 90 km de l'une des plus grandes villes du pays, Concepcion, pourrait avoir fait d'autres victimes.

"Avec un tremblement de terre de cette ampleur, il est évident que nous ne pouvons pas exclure qu'il y ait d'autres victimes et d'autres blessés", a-t-elle dit, appelant par ailleurs la population chilienne à rester calme.

Les lignes de téléphones et l'électricité étaient hors service à l'aube dans la plupart du pays, rendant ainsi délicat l'établissement d'un premier bilan matériel et humain.

L'aéroport international de la capitale, Santiago, également touchée par le tremblement de terre, a été fermé et tous les vols ont été annulés à titre préventif.

Des télévisions chiliennes ont rapporté que plusieurs bâtiments du centre historique de Santiago, pourtant situé à 320 km de l'épicentre, s'étaient effondrés, ainsi que le pont d'une autoroute.

"Je n'avais jamais connu un tel tremblement de terre de toute ma vie, c'est comme la fin du monde", a déclaré à une chaîne de télévision locale un habitant de la ville de Temuco, où de nombreux immeubles ont été endommagés, provoquant notamment l'évacuation forcée de l'hôpital.

ALERTE AU TSUNAMI

Selon l'Institut américain de recherche géologique (USGS), le séisme a frappé au large du Chili à 03h34 heures locales (06h34 GMT), à une profondeur de 35 km.

Une alerte au tsunami a été lancée au Chili et au Pérou par le Centre de surveillance des tsunamis dans le Pacifique, qui a par ailleurs annoncé qu'il gardait un oeil vigilant sur l'Equateur, la Colombie, le Panama, le Costa Rica et l'Antarctique.

L'USGS a indiqué de son côté que le séisme avait provoqué un tsunami, qui a pu être destructeur le long des côtes près de l'épicentre et qui "pourrait représenter également une menace pour les côtes plus éloignées".

Des centaines de personnes se sont rassemblées dans les rues de Santiago, certaines d'entre elles en pleurs, en se serrant dans les bras, a constaté un journaliste de Reuters.

Les principales mines de cuivre du Chili, qui représentent près de 34% de la production mondiale, sont situées majoritairement dans le nord du pays, près de la frontière avec le Pérou.

Plusieurs dépôts sont toutefois installés près de Santiago, ainsi qu'une importante mine, celle de Los Bronces. L'accès par la route à ce site était d'ailleurs impossible en début de matinée, ont annoncé des responsables de la sécurité.

Alonso Soto et Doina Chiacu, version française Olivier Guillemain

© 2010 Thomson Reuters

par karen